Menace du défenseur de droits humains Jules Bangamwab

Jeunes homme armées des troupes de Nkunda dans le Nord Kivu, Virunga, 2004.

Préoccupé par les renseignement faisant états aux violations des droits humains, des droit humanitaire et des droits des défenseurs des droits humains, LISVDHE se dit très indigné et dénonce le cas de menace du défenseur de droits humains en la personne de monsieur Jules BANGAMWABO.

Sieur Jules BANGAMWABO est défenseur des droits humains depuis les années 2010, et a servi la population en défendant leurs droits au sein de l’organisation LISVDHE. Au cours de son travail de bénévolat, et malgré les menaces, la conjoncture et toute autre catégorie d’insécurité qui pesait fort sur lui, il a défendu sans peur et en toute impartialité les causes des paisibles et innocents citoyens et de sa famille.

C’est par la même occasion que LISVDHE dénonce le cas de menace dont il a été victime la nuit du 15 au 16 Mai 2015  à Kabaya chez lui par 5 hommes armés qui avait réussi à couper sa porte pour s’introduire de force dans son domicile. De son absence, ses enfants et son épouse avaient fait objet des terribles sets sérieux coups. Par ailleurs, une importante somme d’argent, ses chèvres et autres biens de valeurs avaient été emporté par ces inciviques.

Signalons que d’après leurs dires, ces derniers le reprochaient d’avoir dénoncé un cas de meurtre et les caches d’armes perpétrés à Runyoni par l’armée de l’ancien mouvement rebelle du M23, et qui certains officiers de cette rébellion ont déjà rejoint le camp des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et de la Police Nationale Congolaise.

Ce qui ne donne plus confiance et chance aux défenseurs de droits humains qui avaient posé plusieurs actions à l’époque du M23 de vivre en sécurité et de demeurer calme ou de vaquer dans leurs activités en toute quiétude et stabilité. Rappelons que cette menace est intervenue, trois mois qu’il a échappé la mort de justesse dans un attentat qui lui avait été tendu en date 16/02/2015 par les hommes en armes et uniforme militaire cagoulés sur le tronçon Biruma-Kalengera. Ces derniers avaient tiré plus de 10 coups de balle contre lui sans que l’une d’entre elle puisse avoir chance de l’atteindre.

Vu de l’événement du 08/06/2015, caractérisé toujours par la recherche de ce défenseur dans ces champs, son épouse qui ce jour s’était rendu au champ,  avait été violée par les personnes en armées, en uniforme militaire FARDC et non identifiées,

Attendu que la protection du peuple et leurs biens, inclus la protection des défenseurs des droits humains est une tache incombant à l’Etat congolais,

Réaffirmant que, chacun a droits à une protection égale de la loi, LISVDHE condamne cet acte ignoble faite à l’encontre de ce défenseur des droits de l’humains.

Loin de cela, elle condamne également et avec la dernière énergie le silence manifesté par les autorités gouvernementales tant locales, provinciales et nationales l’égard de cet acte incivique prémédité faite au précité défenseur des droits de l’homme,

Enfin, dans l’objectif de faciliter les bonnes conditions du travail et de sécurité à tout défenseur de droits de l’homme et lutter contre l’impunité dans ce pays, LISVDHE recommande au :

Gouvernement congolais

  • De diligenter une enquête systémique, urgente et de manière plus approfondie envi de dénicher les auteurs de ce menace et les traduire en justice pour qu’ils répondent à leurs acte.

Aux partenaires

  • De venir si urgemment en aide à ce défenseur en danger très imminent passant nuits et jours au clair de la lune,
  • De serrer la main les efforts de la LISVDHE pour bouter hors d’état de nuire l’ennemi de la paix et des défenseurs des droits humains,

Aux collègues défenseurs des droits de l’homme et organisations homologues partageant ses objectifs avec ceux de la LISVDHE

  • D’adopter la culture de dénonciation et de documentation des cas faisant états aux violations des droits de défenseurs comme ils en font pour autres violations des droits de l’homme,

Fait à Goma le 18/05/2015

Pour la LISVDHE

Président Anicet KATSUVA

Contact:

Tsongo Jean de Dieu, Secrétaire executif LISVDHE/Droits de l’homme Rutshuru/Rubare Rue du centre de santé Maison Shauri

Tél: +243 997094203, 891229323, 994264694,

Mail: lisvdhe@gmail.com,

100 jours de détention pour Fred Bauma et Yves Makwambala

 


Fred + Yves

100 jours de détention pour Fred Bauma et Yves Makwambala : Nous en appelons à l’intervention personnelle du Président de la République Joseph Kabila

Goma, le 25 juin 2015 – Il y a exactement 100 jours aujourd’hui depuis l’arrestation de deux jeunes Congolais, l’activiste de notre mouvement citoyen Fred Bauma et le designer du site Internet du mouvement Filimbi Yves Makwambala. Après leur détention au secret par l’ANR pendant respectivement 50 et 40 jours, en violation manifeste des règles de droit les plus élémentaires, ils étaient finalement présentés à la Justice et détenus « provisoirement » à la prison de Makala à Kinshasa jusqu’à ce jour. Ils doivent comparaître devant le tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe ce vendredi 26 juin 2015 (en audience foraine à la prison de Makala). Le parquet les accuse« d’avoir fait partie d’une association, d’une bande organisée dénommée Filimbi Ekoki pour attenter à la vie ou la personne du chef de l’Etat, changer, interrompre ou détruire le régime constitutionnel, ébranler la fidélité que les citoyens doivent à l’Etat… ». Ils risquent jusqu’à la peine de mort, pour avoir tout simplement participé à une conférence sur l’engagement citoyen des jeunes à laquelle ils étaient invités.

Notre mouvement appelle le Président de la République Joseph Kabila à intervenir personnellement, comme il l’avait fait pour la libération des activistes Sénégalais et Burkinabès arrêtés au même moment, en demandant au parquet d’abandonner purement et simplement les charges contre Fred Bauma et de Yves Makwambala, comme la loi l’y autorise. Nous demandons au Président de la République, qui fait actuellement la promotion du « dialogue » et de « l’apaisement » de ne pas laisser cette affaire continuer à salir inutilement sa réputation et celle du Gouvernement en matière de respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. En faisant croire qu’ils servent et protègent le Chef de l’Etat, ceux qui ont arbitrairement arrêté Fred et Yves et qui portent aujourd’hui des accusations sans fondement contre eux ne font au contraire que détruire la foi et le respect qui lui sont dus.

Par cette même occasion, nous voulons informer les autorités et l’opinion publique que notre mouvement n’a rien avoir dans l’affaire d’un certain Godefroy Mwenebwato dont nous avons appris l’arrestation à Kisangani le samedi 20 juin, et faisant l’objet d’un communiqué du Gouvernement diffusé ce 24 juin 2015. Vraisemblablement, ce Monsieur s’est, entre autres choses, indigné de la détention de Fred Bauma et Yves Makwambala et appelé à leur libération, ce que nous sommes en droit d’attendre de tout Congolais et de toute personne éprise de justice. Par contre, il aurait aussi tenu des propos haineux à l’encontre des Rwandais et des Ougandais. Les propos qui lui sont associés concernant les Rwandais et les Ougandais sont juste dégoûtants et inacceptables ; nous les condamnons avec la dernière énergie et pensons qu’ils méritent en effet que la justice s’y penche. Néanmoins, toute ils n’engagent que sa personne et le Gouvernement ne devrait pas y trouver une occasion d’étayer ses accusions infondées dans l’ « affaire Filimbi ». En tout cas nous refusons que Fred Bauma ou notre mouvement citoyen la LUCHA puissent être associés d’une quelconque manière à cette affaire.

Pour la LUCHA
Juvin Kombi et Luc Nkulula, Militants.

Lutte pour le Changement
Mouvement citoyen non-partisan & non-violent
Des jeunes de la République Démocratique du Congo

Tel.: +243 99 4645 977
Email: lucha.rdc@gmail.com
Twitter: @luchaRDC
Page Facebook : www.facebook.com/lucha.rdcongo
www.congolucha.org

Qui sommes-nous ?
Nous (LUCHA, ou Lutte pour le Changement) sommes un mouvement citoyen et non-violent de jeunes Congolaises et Congolais engagés dans l’action non-violente pour défendre la dignité du Congo et des Congolais et réaliser par nous-mêmes, sans attendre les grâces de qui que ce soit, le rêve et le destin de l’unité, la paix, la vraie indépendance et la prospérité du Congo, pour lesquels Lumumba et ses compagnons ont consacré leur vie. Nous ne sommes ni une association, ni un parti politique. Nous sommes un mouvement citoyen indépendant et non-partisan, ouvert à toutes les Congolaises et tous les Congolais, quels que soient leur origine, appartenance, opinions, niveau social, …qui croient que l’avenir du Congo est entre leur propres mains, et qui sont engagés (ou veulent être engagés) à assumer cette noble responsabilité, dans le respect mutuel et la non-violence.

Montée des attaques au Parc National des Virunga

Buffles et éléphant dans le parc des Virunga, Nord-Kivu, 2004.Le CIDDHOPE exprime sa profonde consternation consécutive à la montée vertigineuse des attaques sur les unités chargées de la protection des populations civiles et du Parc National des Virunga.

Le CIDDHOPE rappelle aux bandes armées et leurs leaders que leurs actes de vandalisme commis à l’égard du patrimoine mondial et son personnel ne resteront jamais impunis car tôt ou tard le
monde se mobilisera et la justice sera rendue.

Le CIDDHOPE affirme sa pleine compassion au Gouvernement Congolais, au Directeur du PNVi et son personnel. La compassion du CIDDHOPE s’adresse particulièrement aux familles des victimes qui ont péri dans l’attaque ainsi qu’aux blessées.

Le CIDDHOPE exhorte toute personne physique ou morale qui entretiendrait des milices au sein du Parc National des Virunga de les démanteler avant qu’il ne soit trop tard car le temps est
venu de laisser le monde et la RDC jouir des merveilles de sa création paradisiaque lui procurée par la nature.

Le CIDDHOPE se donne l’insigne devoir de présenter succinctement les faits :

  • En date du 17/06/2015 à 9 heures, les bandits qu’on soupçonnerait être des Mai Mai mêlés aux Nyatura sous le commandement de BIZI KAJOMBA et CHARLES ont attaqué le poste de patrouille de la Force conjointe éco-garde de parc, Force navale et Infanterie FARDC dans la zone de CHONDO sur le littoral Est du lac Edouard et les unités loyalistes se sont défendues avec vigueur jusqu’à repousser cette menace.
  • En date du 19 juin 2015, ce mouvement criminel a repris le contrôle de la position précitée et conquis le poste de patrouille de KAMUHORORO et s’est rapproché de la localité de Nyakakoma.
  • A la même date, le CIDDHOPE a contacté le Président de l’Assemblée Provinciale du Nord-Kivu et l’Inspecteur Provincial de la Police Nationale Congolaise au Nord-Kivu à ce sujet, tous ont promis de contacter leurs collaborateurs notamment le Commandant de la 34ième Région militaire et le Commandant Secteur opérationnel de Rutshuru pour des actions de reconquête.
  • Le Samedi 20 juin 2015, la population du Quartier KABILA était en fuite vers le Quartier MAJENGO et au Centre de santé de Nyakakoma mais aussi les plus prudents ont pris le chemin des P.P des éco-gardes de parc de Lulimbi, Kagezi et d’autres se sont dirigés vers Ishasha à la frontière Congolo-Ougandaise. Toutes les activités ont partant étaient paralysées. Signalons que le petit nombre des militaires de la force navale qui résistait encore dans le milieu a demandé à la population de se retirer de la localité de Nyakakoma.
  • A la même date vers 14 heures heure locale, les forces loyalistes ont reconquis les postes de patrouille de KAMUHORORO, CHONDO et aux heures du soir les forces loyalistes ont repris le contrôle de la dernière position des assaillants à CHARUGANDA. Actuellement le bilan des personnes péries fait état de 1 garde parc de l’ICCN, 3 militaires d’infanterie et 3 Militaires de force nationale. Le bilan des blessés fait état de 2 gardes parc de l’ICCN, 4 militaires de la Force Navale et 3 militaires d’infanterie.

Au regard de la situation décriée et décrite ci-dessus, le CIDDHOPE demanderait :

– Au Gouvernement Congolais de :

  • Diligenter des opérations militaires de grande envergure et d’urgence sur toute l’étendue
    du Parc National des Virunga pour lui débarrasser des menaces récurrentes car l’avenir des peuples
    en dépend ;
  • Initier des assises sur la protection des écosystèmes du premier parc d’Afrique en
    associant sans distinction et discrimination tous les peuples riverains et partenaires aux fins de
    dissiper le malentendu qui plane sur les limites du Parc.

– Au Directeur du PNVi de :

  • Procéder à la sensibilisation des populations riveraines sur l’importance du parc et son
    respect d’autant plus leurs vie et histoire y sont liées ;
  • Initier des enquêtes sur ces attaques en associant la justice militaire et les partenaires crédibles,

– A la société civile ;

  • Convoquer les assises ICCN-population riveraine pour résorber les conflits latents
    entre les deux parties.

– Aux Populations civiles de :

  • Respecter les limites du parc national des Virunga,
  • Dénoncer tout mouvement et individu suspect dans le parc national des Virunga auprès des
    services de sécurité et des renseignements.

Pour le CIDDHOPE,

Placide NZILAMBA
Chef de Ressort de Goma

Me Dellyco Mbambu NYAMWAMI
Secrétaire Exécutif

Goma, le 24 juin 2015