Violations des droits de 41 détenus transfères à la justice militaire de Goma

 

Vue de la ville de Goma.

Le CIDDHOPE salue le transfert de 41 détenus de l’ANR à l’Auditorat près la Cour Militaire opérationnelle du Nord-Kivu subséquemment à une réquisition d’information. Néanmoins le CIDDHOPE est sidère par les agissements de certains geôliers de l’Auditorat qui continuent à violer les droits élémentaires des détenus.

En date du 06 août 2015, une équipe du CIDDHOPE a documenté certains cas des violations des droits de l’homme commis par les geôliers du cachot dont sont détenues les 41 personnes présumés auteurs de l’attaque de l’aéroport internationale de Goma. Au titre d’exemple, le CIDDHOPE a constaté le monnayage du dépôt de la nourriture aux détenus par leurs parents, la dénégation des droits de visites par leurs membres des familles, conseils, connaissances, et des droits aux soins médicaux, et ce, en violation de l’article 18 de la Constitution de la RDC et souvent violé par les services de sécurité de la ville de Goma.

Ces geôliers précités percevaient indument une somme variant entre 5$us à 20$us aux personnes qui amenaient la nourriture à leurs parents détenus.

Le CIDDHOPE note que la Justice Militaire du Nord-Kivu  a favorablement répondu, fût-ce tardivement,  aux recommandations lui adressées par le CIDDHOPE par l’entremise de son COMMUNIQUE DE PRESSE N/Réf.029/CIDDHOPE-G/PDT/15 du 07 août 2015 en accordant ces inculpés précités les droits aux visites et aux soins médicaux.

En date du 07 août 2015, vers 17 heures, le premier détenu gravement malade a été transféré à l’hôpital pour les soins appropriés. Lors de la réunion ténue avec l’Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Opérationnelle à rapport avec les violations précitées, ce dernier a fait remarquer au CIDDHOPE que ces comportements seraient commis à leurs insu.

En date du 08 août 2015, le CIDDHOPE est entré en contact avec certains détenus. Tous les détenus malades sont passés autour de rôle aux soins médicaux et les autres détenus ont eu contact avec leurs familles et recevoir en manger sans frais.

Au regard de la situation ci-haut, le CIDDHOPE demanderait :

A Son Excellence Monsieur le Ministre Provincial de la justice du Nord-Kivu de :

  • Apporter tout concours indispensable pour que le procès se déroule dans un climat apaisé.

A la Justice Militaire du Nord-Kivu à Goma de :

  • Continuer à garder la même attitude en faisant bénéficier les présumés auteurs cités-supra, les droits d’entrer en contact avec leurs membres de famille, leurs amis et conseils et accès aux soins médicaux.

Aux Défenseurs des Droits Humains et aux médias de :

  • Suivre de près le procès et dénoncer toute violation liée à la procédure avant, pendant et après le prononcé du jugement définitif, et ce, en conformité avec la loi ;

Aux populations civiles de :

  • Faire confiance en la justice,
  • Dénoncer pacifiquement toute violation des droits à  un procès équitable reconnus aux détenus.

Pour le CIDDHOPE,   

Placide NZILAMBA, Chef de Ressort de Goma

Me Dellyco Mbambu NYAMWAMI, Secrétaire Exécutif

Action citoyenne de proximité pour les élections démocratiques au Congo

Ceni, Radio Okapi - John Bompengo

Kinshasa, le 17 août 2015

Bien informer les parties prenantes au projet pour dissiper tout malentendu Kinshasa, le 17 août 2015 L’équipe du projet «Action citoyenne de proximité pour les élections démocratiques au Kongo Central, Kinshasa et Bandundu» a entamé depuis lundi 17 août à partir du Kongo-Central, une tournée d’information des autorités et des parties prenantes présentes dans les trois entités couvertes par ce projet financé par la Commission européenne.

Dans la province du Kongo Central, la Nouvelle société civile congolaise qui pilote le projet en partenariat avec Pax Infos ira tour à tour à Matadi, Boma et Mbanza-Ngungu. «Notre démarche c’est d’expliquer aux différentes autorités le but du projet que nous allons mener dans leurs juridictions avec l’appui de l’Union européenne pour qu’elles nous facilitent la tâche sur le terrain, a affirmé Jonas Tshiombela, gestionnaire du projet. Et à l’endroit des Organisations de la société civile et des autres parties prenantes (médias, autorités religieuses et traditionnelles), notre message c’est de les exhorter à s’impliquer dans la pérennisation de bonnes pratiques électorales à la base à travers l’éducation civique électorale».

Le Coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise qui prône la transparence dit vouloir dissiper tout malentendu possible dans le chef des parties prenantes en vue de maximiser le succès dans la mise en oeuvre du projet et minimiser tout éventuel risque pouvant compromettre les résultats attendus. Le but du projet est «d’éduquer la population aux questions civiques et électorales, une initiative qui n’a rien à voir avec le soutien à tel ou tel futur candidat, rappelle M. Tshiombela, avant de poursuivre que cette mission d’information permettra aussi de répondre aux nombreuses attentes des OSC par rapport au soutien qu’elles attendent du projet».

Après la province du Kongo Central, la même équipe du projet se rendra, fin août, dans l’ex- Bandundu précisément à Kenge, Masi-Manimba et Kikwit pour mener la même démarche auprès des autorités locales et des parties prenantes. La mission se terminera à Kinshasa dans les communes de Kimbanseke, N’sele et Maluku (à Mbankana)

Pour plus d’informations, veuillez contacter:

Jonas TSHIOMBELA, gestionnaire du projet/NSCC, Tél. +243999999519, Email : nouvellesocietecivile@gmail.com.

Raoul BILETSHI, Chargé de programmes Médias/Pax Infos, Tél. +243971489992, Email : raoulbiletshi@gmail.com.

Le contenu de la présente publication relève de la seule responsabilité de la Nouvelle société civile du Congo en partenariat avec Pax Infos et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant l’avis de l’Union européenne.

Arrestation à Shabunda d’un Défenseur des Droits de l’Homme  

Carte de Shabunda au Sud Kivu

Nous portons à votre connaissance que notre collègue Thomas Malimacho, Chef d’Antenne de notre organisation ACADHOSHA à Shabunda centre vient d’être arrêté cet après-midi par le Colonel des FARDC basées à Shabunda parce qu’hier dans notre émission qui passe à la radio communautaire Mutanga de Shabunda il avait dénoncé le fait que ça soit les militaires qui surveillent la poursuite de l’exploitation minière dans la rivière Ulindi par les dragues et pourtant, le Gouverneur du Sud-Kivu avait pris un Arrêté Provincial pour interdire cette exploitation et ceci, suivant les instructions qu’il avait reçues du Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Pour votre rappel, en 2014, une équipe d’experts venue de Kinshasa avait prélevé des échantillons dans la rivière Ulindi dans le territoire de Shabunda au Sud-Kivu et de Pangi au Maniema. Ils avaient conclu à l’existence de cette rivière d’une dose d’Uranium et de Thorium dont la teneur dépassait les seuils maxima tolérés par l’OMS. C’est sur base de ce rapport que le Premier Ministre avait adressé une première lettre aux Gouverneurs de ces deux provinces pour qu’ils fassent cesser sans délai l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle le long de ce cours d’eau en attendant le rapport d’une équipe multi-sectorielle à déployer sur place par le Ministre des Mines.

Vers le mois de juin 2015, le Premier Ministre avait instruit le Vice-Premier Ministre ainsi que le Ministre des Mines pour qu’ils délogent les tenanciers des dragues dans cette rivière.

Au mois de juillet 2015, le Gouverneur du Sud-Kivu avait finalement pris un Arrêté Provincial interdisant l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle le long de la rivière Ulindi. C’est la poursuite des activités sous la couverture des militaires des FARDC par la Société chinoise KUNHOU Mining (KHM) que notre collègue a dénoncé hier.

Nous venions d’informer toutes les autorités provinciales de cette arrestation qui frise une intimidation et une violation des libertés fondamentales garanties par la Constitution.

Nous vous invitons donc à vous impliquer pour obtenir la libération immédiate et sans condition de notre collègue qui est l’unique Défenseur des droits de l’Homme dans ce territoire grand en superficie que le Rwanda qui ose dénoncer les violations des droits de l’Homme et les exactions commisses par les forces et groupes armés.

ACADHOSHA se réserve le droit de procéder aux actions citoyennes pour obtenir sa libération conformément aux garanties reconnues aux citoyens congolais par la Constitution et les autres instruments juridiques régionaux et internationaux.

Acadhosha Descartes Mp (acadhosha@yahoo.fr)