Halte à l’injustice. Libérez Fred et Yves après 8 moins en prison.

Filimbi 2

 

FILIMBI : 200 ONG, MOUVEMENTS CITOYENS ET PERSONNALITES EXIGENT LA

LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITION DE FRED ET YVES

Fred Bauma et Yves Makwambala, deux jeunes hommes inoffensifs et plein d’avenir, sont devenus malgré eux, le symbole du sort infernal auquel peut s’exposer quiconque aspire à exercer son droit à la libre expression en République démocratique du Congo (RDC).

Ces deux jeunes, qui contribuaient à la conscientisation civique de la jeunesse congolaise sans enfreindre la loi, font l’objet depuis 8 mois maintenant du courroux d’un régime au pouvoir de plus en plus nerveux et allergique aux initiatives citoyennes de sa population.

La liberté qui leur a été violemment arrachée depuis 237 jours, les charges fantaisistes retenues contre eux et le procès inéquitable dont ils font l’objet, sont en réalité un avertissement clair pour l’ensemble de la population congolaise.

C’est une mise en garde à l’intention des citoyens congolais qui auraient la fâcheuse idée de trop se fier aux valeurs de démocratie, de justice et de liberté consacrées par tous les textes de lois qui pourtant sont censés régir la RDC et en protéger les habitants. C’est une menace à peine voilée à l’encontre des individus qui se hasarderaient à évoquer des sujets trop sensibles au goût de ceux qui souhaitent à tout prix étouffer le débat citoyen. Oui, Fred et Yves sont aujourd’hui délibérément maintenus en détention et poursuivis par la justice

congolaise pour servir d’exemple, pour réduire au silence toute une génération de jeunes congolais qui ont eu l’audace et l’insolence de ne pas se taire, de s’intéresser au processus démocratique dans leur pays, de faire débattre les jeunes entre eux autour de questions essentielles relatives à leur avenir et de s’engager activement pour l’amélioration de la vie des congolais.

Depuis huit mois, nous nous mobilisons pour dénoncer l’acharnement judiciaire sur ces deux jeunes activistes, qui n’ont commis aucun crime, comme l’a confirmée la mission d’enquête parlementaire congolaise qui a conclu à l’absence d’indice susceptible de lier les activités de FILIMBI à une quelconque entreprise de nature criminelle ou encore terroriste.

Aujourd’hui, nous joignons encore nos voix pour exhorter, de toutes nos forces, les pouvoirs publics à tirer les conséquences de l’absence criante de la moindre preuve pouvant, de près ou de loin, incriminer Fred et Yves « d’avoir comploté contre la vie ou la personne du chef de l’État, d’avoir tenté de détruire ou de changer un régime constitutionnel, d’avoir incité des personnes à s’armer contre l’autorité ».

Fred et Yves ne sont que des prisonniers d’opinion.

Nous exigeons donc une fois de plus leur libération immédiate et sans conditions et l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires à leur encontre.

Nous n’arrêterons pas de clamer haut et fort leur innocence jusqu’à obtenir gain de cause et voir cette tragique erreur réparée.

Les signataires

LES MOUVEMENTS CITOYENS

  1. YEN A MARRE (Sénégal)
  2. BALAI CITOYEN (Burkina Faso)
  3. RAS LE BOL (Congo Brazza)
  4. LUCHA (RDC)
  5. FILIMBI (RDC)

LES ARTISTES MUSICIENS AFRICAINS ENGAGES

  1. Alif Naaba (Burkina Faso)
  2. Elome 20ce (Togo)
  3. Lexxus (RDC)
  4. Master Sumy (Mali)
  5. Monza (Mauritanie)
  6. Valsero (Cameroun)

LES PERSONNALITES

  1. Didier AWADI (Sénégal)
  2. Claudy SIAR (France)

LES ONG INTERNATIONALES

  1. Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT)
  2. Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)

LES ONG LOCALES :

  1. Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture(ACAT)
  2. Action Chrétienne pour les Droits de l’Homme (ACDHO)
  3. Action contre l’Impunité et Droits de l’Homme (ACIDH)
  4. Action de Développement pour la Protection de l’Environnement et la Promotion des Droits Humains (ADPEDH)
  1. Action et Réalisation pour le Développement (ARED)
  2. Action Globale pour la promotion sociale et la paix (AGPSP)
  3. Action Humanitaire pour le Développement Intégré (AHDI)
  4. Action pour l’Encadrement et la Protection des Enfants (APEE)
  5. Action pour l’Environnement et la Paix (AEP)
  6. Action pour la Paix et la Démocratie (APD)
  7. Action pour la Protection de la Femme et de l’Enfant (APDF)
  8. Action pour la protection des droits Humains et de Développement Communautaire (APDHUD)
  1. Action pour la Protection et l’Epanouissement de la Femme et de l’Enfant (APEFE)
  1. Action pour le Développement des Populations Défavorisées (ADPD)
  2. Actions Humanitaires Justices pour les Victimes (AHJV)
  3. African Justice Peace and Development (AJPD)
  4. Aide Action pour la Paix (AAP)
  5. Alliance de Développement Communautaire (ADC)
  6. Amis de Nelson Mandela pour les Droits de l’homme (ANMDH)
  7. Arche d’alliance (ARAL)
  8. Association Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (ASADHO)
  9. Association Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT)
  10. Association congolaise de droit de l’homme (ACDHO)
  11. Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ)
  12. Association de défense des Droits de la Femme (ADDF)
  13. Association de Promotion et d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (APAILD)
  1. Association des Femmes Avocates (AFA)
  2. Association des Guides du Congo (AGC)
  3. Association des Jeunes Intellectuels de Fizi (AJIFIZI)
  4. Association des Mamans pour le Développement Intégré (ASMADI)
  5. Association des Médiateurs des Conflits Sociaux et Electoraux (AMESCOBA)
  6. Association des Soeurs de Notre Dame de la Visitation (ASNDV)
  7. Association pour l’Universalité des Droits Fondamentaux (AUDF)
  8. Association pour la Justice et le Soutien aux personnes Opprimées et Vulnérables (AJSOV)
  1. Association pour la Protection des Personnes Albinos (APRODEPA)
  2. Association pour le Développement des Initiatives Paysannes (ASSODIP)
  3. Association pour la Protection et des Droits de la Femme (APDFE)
  4. Avocats de Droits de l’Homme (ADH)
  5. Bâtir Notre Terre (BATE)
  6. Blessed Aid (BA)
  7. Bon Samaritain (BS)
  8. Bon Samaritains des Grand Lacs (BOSAM –GL)
  9. Bureau Islamique pour les Droits de l’Homme (BDH)
  10. Campagne pour la Paix (CPP)
  11. Caritas Développement Justice et Paix (CEDEJP)
  12. Carrefour Juridique Culturel (CAJUC)
  13. Centre Ba Mamu Tabulukayi (CBMT)
  14. Centre d’Autopromotion de la Femme et de l’Enfant (CAFEN)
  15. Centre d’Education et de Recherche pour les Droits des Femmes (CERDEF)
  16. Centre d’Observation des Droits de l’Homme et d’Assistance Sociale (CODHAS)
  1. Centre de Formation Professionnelle Femmes et Jeunes (CFPFJ)
  2. Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CREDDHO)
  1. Centre de Réflexion pour la Paix et la Justice (CRPJ)
  2. Centre des Droits de l’Homme et de droit humanitaire (CDH)
  3. Centre des Jeunes BOMOTO (BOMOTO)
  4. Centre d’Etudes et de Renforcement des Capacités des Acteurs non Etatique (CECARANE)
  1. Centre International de Formation des Droits Humains (CIFDH)
  2. Centre pour la Documentation et Analyse de la Femme (CEDAF)
  3. Centre pour la Justice et la Reconstruction (CJR)
  4. Cercle des Femmes Juriste du Kasaï occidental (CEFEJUKO)
  5. Child Right (CR)
  6. Coalition des Volontaires pour la Paix et le Développement (CVPD)
  7. Coalition Nationale pour l’Education Pour Tous/ Equateur (CONEPT/EQ)
  8. Collectif des Associations Féminines pour le Développement Intégré (CAFEPEDI)
  1. Collectif des Femmes de l’Equateur (COLFEQ)
  2. Collectif des Femmes Journalistes (CFJ)
  3. Collectif des Femmes (CF)
  4. Collectif des Jeunes Solidaires de Congo Kinshasa (COJESKI)
  5. Comité de Droit Humanitaire (CDH)
  6. Comité de Lutte Anti Tracasseries (CLAT)
  7. Comité des jeunes pour la sensibilisation Civique & Electorale (CISE)
  8. Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP)
  9. Commission pour le Développement de l’Humanité dans les Grand Lacs (CDHGL)
  1. Communauté des Amis de la Nature et de la Culture (CANACU)
  2. Communion, Agriculteur Défense et Intérêt des Droits Humains (CADH)
  3. Congo en Image (CIM)
  4. Conseil Territorial de la Jeunesse (CTJ)
  5. Convention pour le Développement et la Protection des Peuples Autochtones Pygmées Batswa (CPDA)
  1. Convention pour le Respect des Droits humains (CRDH)
  2. Dignité de l’homme cultivateur sur la terre (HBW)
  3. Droits et Vie pour Tous (DVT)
  4. Dynamique pour la protection des Femmes et de l’Enfant en Milieu Rural (DYFEMIR)
  1. Entraide et Solidarité en Milieu Rural (ENSOMIR)
  2. Femme en Mission pour Soutien et Action (FEMISA)
  3. Femmes de Médias (FM)
  4. Femmes Engagées (FE)
  5. Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI)
  6. Femmes Juristes pour la défense des Droits de la Femme (FJDF)
  7. Femmes Unies pour le Progrès Social (FUPROS)
  8. Fondation Congolaise pour la Promotion des Droits Humains et la Paix (FOCDP)
  1. Forum des Organisations Nationales Humanitaire et du développement en RDC (FONHD)
  1. Forum National de la Jeunesse pour l’Excellence (FNJE)
  2. Forum pour les droits des jeunes et enfants au Congo (FODJEC)
  3. Foyer de Développement pour l’Autopromotion des Pygmées et Indigènes Défavorisés (FDAPID)
  1. Great Lakes Human Right Program (GLHRP)
  2. Groupe d’Action Non-Violence Evangélique (GANVE)
  3. Groupe d’Actions pour la Démobilisation et la Réinsertion des Enfants Soldats (GADERES)
  1. Groupe Justice et Libération (GJL)
  2. Groupe Ku tambi Ditunga (GKD)
  3. Groupe Lotus (GL)
  4. Groupe Lufalanga pour la Justice et la Paix (GLJP)
  5. Haki za Bina Damu (HBM)
  6. Halte à la Violence des Droits de l’Enfant (HVDE)
  7. Initiative Congolaise pour la Justice et la Paix (ICJP)
  8. Jeunesse Unie pour les Initiatives de Développement (JUID)
  9. Jeunesse Vivant avec Handicap dans la protection de Droits de l’Homme (JVHDH)
  1. Juristes Unis pour la Promotion des Droits pour la lutte contre l’Arbitraire, (JUPDA)
  1. Justice et Solidarité (JS)
  2. Justicia Asbl (JUSTICIA)
  3. La Congolaise d’Encadrement et de Reclassement des Désoeuvrés (CERD)
  1. La Dignité Humaine (DH)
  2. Libertas (LIBERTAS)
  3. Ligue de la Zone Africaine pour la Défense des Droits des Elèves (LIZADEEL)
  1. Ligue de Sacrifice Volontaires pour les Droits de l’Homme et l’Environnement (LISVDHE)
  1. Ligue des Activistes des Droits de l’Homme (LADHO)
  2. Ligue des Consommateurs de la province de l’Equateur (LICOPEQ)
  3. Ligue des Droits de l’homme du Kasaï (LIDHOKAS)
  4. Ligue des Electeurs (LE)
  5. Ligue des Sacrifices Volontaires pour la Défense des Droits Humains et de l’Environnement (LISVDHE)
  1. Ligue Nationale pour les Droits de l’Homme (LINAPEDHO)
  2. Ligue pour la Défense des Droits de l’Homme (LIPADHO)
  3. Ligue pour la Paix et les Droits de l’Homme et la Justice (LIPADHOJ)
  4. Ligue pour la Promotion et le Développement de la Femme et de l’Enfant (LIPRODIFE)
  1. Ligue pour la Solidarité Congolaise (LSC)
  2. Mama na Nzela ya Développement (MND)
  3. Maman Tushirikiane (MATU)
  4. Maniema Libertés (MALI)
  5. Nouvelle Dynamique de la Jeunesse Féminine (NDJF)
  6. Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC)
  7. Nouvelles Dynamique pour le Développement Rural Intégral (NODRI)
  8. Observatoire Congolais des Droits Humains (OCDH)
  9. Observatoire Congolais des Prisons (OCP)
  10. OEil des Victimes des Violations des Droits de l’Homme (OVDH)
  11. OEuvres Sociales pour le Développement (OSD)
  12. Organisation de Défense des Justiciables Vulnérables (ODEJUVU)
  13. Paix et Droits Humains Aujourd’hui (PDHA)
  14. Parlement de Jeunes du Nord Kivu (PJNK)
  15. Parlement des Jeunes (PJ)
  16. Pax Christ Butembo (PCB)
  17. Peace and Human Dignity for Development (PHDD)
  18. Plaideurs des Enfants et des Personnes Agées (PEPA)
  19. Programme de Développement Intégré des Pygmées (PRODIP)
  20. Projet de Développement Socio Sanitaire (PRODESSAN)
  21. Projet Intégré pour les Droits de la personne dans les Entités (PIDEN)
  22. Promotion de la Justice Réparatrice et des Initiatives de Développement Intégral (PJRIDI)
  1. Protégeons la Vie Humaine (PVH)
  2. Rassemblement des Jeunes pour le Développement (RAJED)
  3. Réseau d’Actions Citoyennes pour la Démocratie (RACID)
  4. Réseau de Plaidoyer et de Protection (RPP)
  5. Réseau de Protection des Défenseurs des Droits de l’homme (RPDD)
  6. Réseau des Journalistes Amis des Enfants (RJAE)
  7. Réseau Femmes sans Frontières (FSF/Equateur)
  8. Réseau Groupe d’Associations de défense de Droits de l’Homme et de Paix (GADHOP)
  1. Réseau Jeune dans le Monde pour la Paix (RJMP)
  2. Réseau National des Organisations des Droits de l’Homme de la République Démocratique du Congo (RENADHOC)
  1. Réseau National pour l’Observation et la Surveillance des Elections au Congo (RENOSEC)
  1. Réseau pour la Lutte Contre la Fraude et la Corruption (RELCOF)
  2. Réseau pour la Réforme du Secteur de Sécurité et de Justice (RRSSJ)
  3. Réseaux des Femmes pour la Protection des Droits de l’Enfant et de la Femme (REFEDEF)
  1. Sansa Bana (SABA)
  2. Securitas Congo (SC)
  3. Service International Des Droits de l’Homme (SIDH)
  4. Si Tous les Enfants du monde Etaient Votre (STEV)
  5. Société Civile de la Province de l’Equateur (SOCIPEQ)
  6. Solidarité des Femmes pour le Développement Intégral (SOFEDI)
  7. Solidarité Indépendante pour les Droits Humains (SIDH)
  8. Solidarité pour la Promotion de la Paix Sociale et la Paix (SOPROP)
  9. Solidarité pour le Développement Communautaire (SODEC)
  10. Solidarité pour un Monde Meilleur (SMM)
  11. Solidarité sans Frontière (SOSAF)
  12. Soutien aux Initiatives de Développement et la Protection (SIDP)
  13. Soutien aux Initiatives des Droits Humains (SIDH)
  14. Syndicat des Femmes Travailleuses (SYFET)
  15. Synergie de la Société Civile pour les Elections et Bonne Gouvernance (SOCIELEC)
  1. Synergie des Jeunes pour le Développement et les Droits Humains (SJDDH)
  1. Union d’Action pour les Initiatives de Développement (UAID)
  2. Union des Amis du Kivu pour le Développement (UNAKID)
  3. Union des Familles pour la Recherche de la Paix (UFAREP)
  4. Union des Jeunes pour le Changement et les Droits des Marginalisés (UJCDM)
  1. Union Paysanne des Activistes (défenseurs) des Droits de l’Homme (UPADH)
  1. Vision Humanitaire pour le Développement (VHD)
  2. Voix de l’Handicapé pour le Droits de l’Homme (VHDH)
  3. Voix Des Opprimés (OVD)
  4. Voix des Opprimés pour les Droits de l’Homme (VDO)
  5. Voix des Sans Voix (VSV)

IRHD condamne la campagne de la majorité pour 2 à 4 ans au-delà du terme constitutionnel

kabila 3

Lubumbashi, le 16 novembre 2015

En appelant à une transition de deux à quatre ans, au-delà du terme du mandat constitutionnel, le Porte-Parole de la « Majorité Présidentielle » fait campagne contre l’organisation impérative des élections dans le délai constitutionnel.

Cette démarche va à l’encontre de la volonté commune des congolais de bâtir un Etat de droit et une Nation fondée sur une véritable démocratie politique, économique, sociale et culturelle.

Considérant le devoir constitutionnel fait à chaque citoyen, seul ou en groupe, de défendre le respect strict de la Constitution ;

PAD-CIPO appelle les forces vives de la nation à se mobiliser contre la dérive arbitraire qui hypothèque la venue d’un Etat de Droit.

Le Projet d’Application des Droits Civils et Politiques (PAD-CIPO) de l’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH), dénonce la campagne contre la limite constitutionnelle de la durée des mandats présidentiels et législatifs, le principe d’alternance démocratique, ainsi que les prescrits d’un Etat de Droit imposés par la Constitution à tout congolais et tout parti politique.

En effet, monsieur ATUNDU LIONGO, porte-parole de la « Majorité – Présidentielle », lors de son point de presse du jeudi 12 novembre 2015, soutenait qu’il faut deux à quatre ans au gouvernement, au-delà de la durée de cinq ans que lui confère la Constitution, pour organiser les élections. Il dit se fier à une certaine opinion d’un « expert », se refusant ainsi de se limiter à la conformité aux obligations légales du pays.[1]

La campagne incriminée a pour finalité « une transition » négociée au « dialogue ». Elle procède ainsi, en violation du principe démocratique qui veut que le parti ou groupement politique qui gère l’intérêt général de la nation, n’abuse de privilèges ni positions lui accordés dans les fonctions publiques. Les dirigeants au pouvoir ne doivent pas torpiller la bonne administration des institutions publiques. Tout leur effort devrait aller dans le sens de faciliter à la CENI la meilleure organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines et locales.

Gouverner équivaut à prévoir, anticiper, entrevoir, projeter, préparer d’avance des actions qui permettent au gouvernement, dans le strict respect des limites des temps impartis, de s’acquitter des obligations vis-à-vis des droits fondamentaux garantis aux citoyens. C’est notamment, le droit de se choisir ses dirigeants à intervalle régulier de cinq ans, au suffrage universel.

Tout alibi quelconque, tendant à justifier le non-respect de la durée impartie par la Constitution, relève soit de l’incompétence des animateurs d’institutions publiques, soit de la stratégie délibérée de mauvaise foi.

Le discours selon lequel « seul le Dialogue peut sauver le processus électoral », au lieu et place de l’application stricte de la Constitution et des lois de la République, est compris comme un appel aux compris politiques qui ne sont régis que par la volonté des individus ayant le contrôle des tenants et des aboutissants de ce processus informel.

Pour ce faire, le PAD-CIPO tient pour responsable du déraillement vers l’informel, le règne de l’arbitraire, l’injustice, l’autoritarisme, la dislocation de l’Etat et la violence consécutive à un tel mode de gestion arbitraire, les dirigeants de la « Majorité Présidentielle » qui, par leur insistance, attendent tirer indument un bonus de deux à quatre ans, à rester au pouvoir, en dehors du cadre constitutionnel.

Considérant le devoir constitutionnel fait à chaque citoyen de défendre la Constitution, seul ou en groupe; le PAD-CIPO appelle les forces vives de la nation à se mobiliser contre l’initiative de la « Majorité Présidentielle » de faire une campagne anticonstitutionnelle pour une transition de deux à quatre ans qui hypothèque l’avenir de la nation.

 

Contacts: 

INSTITUT DE RECHERCHE EN DROITS HUMAINS (IRDH)

1044, avenue Kambove, Lubumbashi

Email : info@tcct.co.za

Téléphone 00243 85 110 34 09 – 00243 85 819 59 96

www.tcct.co.za

 

 

 

JED enregistre au moins quatre cas d’attaques flagrantes contre les journalistes

Radio Okapi: Ph. John Bompengo

Kinshasa, le 6 Novembre 2015 – A moins d’une semaine à peine, après la publication de son Rapport annuel appelant les autorités congolaises à mettre fin à l’impunité des attaques dirigées contre la presse, Journaliste en danger (JED) enregistre successivement, au moins quatre cas d’attaques flagrantes dirigées contre des journalistes. JED tient le gouvernement du Premier Ministre Matata Ponyo pour responsable de l’insécurité dans laquelle vivent les journalistes, et dénonce une politique d’intimidation destinée à faire taire les voix discordantes.

Selon des informations parvenues à JED, en moins d’une semaine, une série d’attaques et d’actes de censure ont été commis à l’encontre des journalistes et des médias dans plusieurs coins du pays par des agents des services de sécurité et des renseignements. Il s’agit, pêle-mêle de :

Clément Ngoyi, journaliste de Wantashi Télévision, station émettant à Lubumbashi, chef-lieu de la province de Haut-Katanga (Sud-Est de la RDC), qui a été passé à tabac, vendredi 6 novembre 2015, par un groupe d’individus sur ordre de M. Faustin Bokonda, député national et candidat président de Lupopo, un club de football de Lubumbashi.

Clément Ngoyi a été roué des coups en présence de Faustin Bokonda. Ce dernier a appelé à deux reprises le journaliste de le rejoindre dans un flat hôtel de la place pour le tournage de l’émission sportive intitulée « Analyse sport ». Se présentant au lieu de rendez-vous, Clément Ngoyi a été violemment pris à partie avant d’être violenté.

Bel Beya, journaliste indépendant à Kolwezi, chef-lieu de la province de Lualaba (Sud-Est de la RDC), a été arrêté, ce vendredi 6 novembre 2015 vers 7 heures, par un groupe d’éléments de la Garde Républicaine pour avoir filmé, à la gare de Kolwezi, des enfants qui se livraient à l’exploitation artisanale des déchets de cuivre près des rails. Le journaliste a été conduit et gardé dans le cachot de la Garde Républicaine avant d’être transféré dans les locaux de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) où il est encore détenu.

Les installations de la Radio Liberté, station émettant à Lisala, chef-lieu de la province de Mongala (Nord-Ouest de la RDC), ont été attaquées et la radio fermée, le 3 novembre 2015 dans la soirée, par un groupe d’agents de la police nationale congolaise qui y ont fait incursion pendant qu’un journaliste présentait son émission intitulée « La voix du Député ». Après avoir menacé les journalistes trouvés sur le lieu, ces agents ont ordonné aux journalistes de libérer les installations de ce média, avant de sceller les portes.

La veille, la Radio Liberté de Lisala a accordé la parole à deux députés nationaux qui ont émis leurs critiques sur les commissaires spéciaux nommés par le Chef de l’Etat congolais pour diriger les nouvelles provinces. Ces  députés ont, au cours de cette émission, dénoncé un coup d’Etat Constitutionnel et diverses manœuvres mise en place par le pouvoir pour ne pas organiser les élections dans le délai prévu par la Constitution.

A Kinshasa, un journaliste est en détention à la prison centrale de Makala depuis plus d’une semaine. Il s’agit de  Mambo Zampe,directeur du journal « La Signature »qui est poursuivi pour  « atteinte et imputations dommageables » à M. Ilunga, ancien directeur général adjoint des Services des Entreprises Pétrolières (SEP/Congo).

Le journaliste a été arrêté, le jeudi 29 octobre 2015, par des inspecteurs judiciaires du Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe au moment où il venait de répondre à une convocation concernant l’article paru dans son journal le 7 janvier intitulé : « Il saigne à SEP Congo : 36 millions de dollars évaporés ».  Détenu dans le cachot du parquet, Mambo Zampe a été transféré à la prison centrale de Makala le vendredi 30 octobre 2015.

Détenu illégalement pendant 20 jours dans le cachot des services des renseignements militaires d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu (Est de la RDC) où il était en mission de service, le journaliste Burundais de la Radio Publique Africaine (RPA),  Egide Mwemero,a été transféré le dimanche 1ernovembre 2015 à Bukavu, chef-lieu de la Province du Sud-Kivu, avant son acheminement, le mardi 3 novembre 2015 à Kinshasa où il est gardé dans un endroit secret.

Egide Mwemero a été arrêté, mardi 13 octobre 2015, alors qu’il travaillait avec deux journalistes congolais à la station de la Radio Le Messager du Peuple dans la cité d’Uvira. Les services des renseignements militaires « secteur opérationnel Sokola 2 » l’accuse de complicité avec «un réseau qui déstabiliserait Bujumbura, la capitale burundaise». 

Journaliste en danger (JED) demande instamment aux autorités congolaises en charge de la justice, et de la sécurité, de lancer un appel urgent d’apaisement, et d’ordonner la libération de tous les journalistes détenus, et des médias fermés arbitrairement.

Pour tout contact :

Journaliste en Danger (JED)

374, avenue Colonel Mondjiba, complexe Utexafrica, galerie Saint Pierre, Commune de Ngaliema

Kinshasa/RD Congo

Téléphone : +(243) 99 99 96 353, +(243) 81 99 96 353

jedkin@jed-afrique.org

www.jed-afrique.org