RDC : L’insécurité dans l’Est, quel sort pour la population ?

L’ampleur de l’insécurité dans la zone Beni – Lubero – Rutshuru – Masisi laisse la population dans l’incertitude du lendemain quant au retour à la paix et la sécurité, droits reconnus à tous les citoyens du monde. Le GADHOP constate que les services qui ont le mandat de rétablir la stabilité dans toute cette partie de la RDC n’arrivent pas à imposer l’ordre et la sécurité. Il recommande au Gouvernement de prendre au sérieux la menace qui s’annonce plus grave et de changer de stratégie en adoptant les plus coercitives afin de protéger la population.

Le bilan des personnes tuées est estimé à plus au moins 600 en l’espace de 14 mois depuis octobre 2014 jusqu’à nos jours, apprend – t – on. Malgré les multiples passages des hautes autorités du pays dans le territoire de Beni, théâtre des massacres continus, la population du groupement Bambuba Kisiki souffre et ne sait plus sur quel sein se vouer. Selon le communiqué de GADHOP, elle vit dans la crainte permanente. « Chaque soir, les gens sont obligés d’errer ici et là pour trouver la place où passer la nuit de peur d’être tués même là où ils pensent se cacher », rapporte – t – il.

Cette insécurité que les principales violations documentées par le GADHOP de janvier à décembre 2015 est causée par les assassinats, massacres, enlèvements et kidnapping, arrestations, amandes et détentions illégales, vols à mains armées, pillages, braquage et incendies, tortures et violences sexuelles. Les auteurs majeurs de ces violations sont bien connus. Il s’agit des groupes armés actifs et organisés (ADF, FDLR,MaïMaï, etc…)

Les déplacements massifs des populations sans assistance s’accroissent, les écoles ne fonctionnent plus dans les villages touchés et les enfants restent sans être scolarisés, la pauvreté s’accentue par le fait d’abandon des champs sources d’économie pour ces paysans qui produisent la nourriture à écouler dans les grands centres. Le GADHOP déplore cet état de choses qui, selon lui, rend cher le coût de la vie dans toute la partie sinistrée et environs.

La population étant découragée par le fait du non changement positif de la situation en dépit des alertes et mémos formulés envers les autorités responsables de la sécurité et rétablissement de la paix, le GADHOP recommande au Gouvernement l’adoption d’une stratégie plus coercitive pour traquer et éradiquer ces groupes armés. Sans oublier la nécessité de mener des enquêtes approfondies sur les auteurs des attaques et massacres des villages afin de comprendre quelle revendication motive ces assaillants à s’en prendre aux paisibles citoyens.

Si à la population il est demandé de partager les informations nécessaires aux services de sécurité pour toute tentative suspectée, à la Communauté internationale, le GADHOP recommande l’appui au secteur de sécurité de la RDC en vue d’améliorer la situation de droits de l’homme. Et surtout d’appuyer les efforts locaux et nationaux visant la recherche de la paix et la sécurité de la personne humaine dans la région.

SYC

Ci – Joint : Le COMMUNIQUE DE PRESSE GADHOP