RDC : Le CNRJ appelle au déploiement des forces de sécurité dans la chefferie des Bashali pour sécuriser la population

(Goma, le 29 Aout 2016) – L’ONG Cercle National de Réflexion sur la Jeunesse (CNRJ/RDC) est préoccupée par la recrudescence de l’insécurité causée par les groupes armés dans plusieurs localités de la chefferie des Bashali en territoire de Masisi dans la province du Nord – Kivu. Dans le lot de ces groupes armés figurent notamment l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) et l’Alliance des Patriotes pour la Restauration de la Démocratie au Congo (APRDC) qui controlent actuellement la majeure partie de cette chefferie.

Le CNRJ/RDC constate avec amertume que les populations civiles sont exposées à l’activisme de ces forces négatives profitant souvent d’un certain laxisme des des troupes loyalistes. Un habitant de la chefferie des Bashali l’a confirmé dans son témoignage en ces termes :

« Notre chefferie des Bashali est devenue un enfer où vivent les vivants. Le Chef rebelle Benjamin Ndikuyeze se prend au dessus de tout le monde, il peut decider sans peur de qui que ce soit de mettre la fin à la vie de n’importe quelle personne. Il nous impose son autorité. Nous n’avons d’autres choix que de lui obéir,… Notre gouvernement nous a abandonné, nous sommes des brebis sans berger… »

Benjamin Ndikuyezu est le leader  et commandant du Mouvement rebelle APRDC( Alliance des Patriotes pour la Restauration de la Démocratie au Congo). Lequel mouvement tue, pille vole, viole et commet plusieurs violations des droits humains.

« De tels actes ne peuvent aucunément bénéficier de l’impunité ni être traités à l’amiables entre les groupes armés. Le Gouvernement congolais devrait prendre toutes les mésures visant à protéger les civils dans les zones à haut risque comme la chefferie des Bashali. Aussi, devrait – t – il faciliter la justice à mener des enquêtes indépendantes sur toutes les violations à l’éncontre des populations », a interpelé  Monsieur Jean Claude Buuma Mishiki de l’ONG CNRJ/RDC.

Le CNRJ/RDC invite le Gouvernement congolais à deployer des militaires FARDC et des policiers dans toute la Chefferie des Bashali afin de sécuriser les populations civiles. Les troupes loyalistes devraient se mobiliser afin d’anéantir l’activisme des groupes armés à travers cette chefferie en particulier et partout au pays où les groupes armés continuent à perturber la quiétude de la population.

SYC

RDC : Huit Mulongo, opposant proche de Moise Katumbi condamné à 3 ans de prison ferme

(Lubumbashi, le 30 août 2016) – Huit Mulongo vient d’être condamné par la justice militaire de Lubumbashi à 3 ans de prison ferme. Cet opposant et ancien directeur de cabinet de Moïse Katumbi était accusé de détention illégale d’arme à feu.  

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) dénonce cette décision qu’lle qualifie de « politique » au moment où il est demandé au Gouvernement de libérer les prisonniers politiques.

« Nous exigeons la libération de M. Huit Mulongo  libération sans condition », a déclaré Me Georges Kapiamba, Président de l’ACAJ.

Pour rappel, les services de sécurité du Haut-Katanga ont arrêté Huit Mulongo Bampeta dans la nuit de vendredi 22 avril à Lubumbashi. Les  services de sécurité lui reprochaient plusieurs griefs sont retenus à charge de ce proche collaborateur de l’ex-gouverneur de l’ancien Katanga, dont la production de plusieurs tracts qui circulaient dans la ville de Lubumbashi appelant au soulèvement  populaire.

Et lors de la perquisition de son domicile, les inspecteurs envoyés sur le terrain pour cette opération ont découvert  qu’il était porteur d’un pistolet qu’il garderait dans sa voiture.

Cependant, toutes ces accusations ont été rejetées en bloc par l’entourage du détenu faisant valoir une chasse à l’homme organisée contre les acteurs  politiques de l’opposition dans le grand Katanga.

SYC

RDC : Filimbi prend acte de la fin de la prise d’otage de Fred et Yves

(Kinshasa, le 29 août 2016) – Dans un communiqué officiel, le Collectif FILIMBI exprime son immense joie en apprenant ce lundi la fin de la « prise d’otage » de Fred Bauma et Yves Makwambala enlevés par des agents de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) le 15 mars 2015 à l’issue de la conférence de presse du lancement du collectif FILIMBI à Kinshasa. De ce fait, il remercie infiniment toute personne ayant contribué, de près ou de loin, à cette libération.

Bien que cette libération confirme le caractère injuste et illégal de cette détention, le collectif FILIMBI s’étonne du caractère provisoire de celle-ci ainsi que du maintien de toutes les charges, cela laisse penser que les « ravisseurs » s’attendent à une rançon plus importante.

« L’alternance en 2016 n’étant pas négociable, le collectif FILIMBI exige que toutes les charges soient abandonnées, que des poursuites soient engagées contre toute personne impliquée dans cette affaire, en commençant par le Directeur Général de l’ANR dont les actes de répression se sont fortement multipliés depuis lors, et que tous les prisonniers politiques et d’opinion encore détenus soient libérés sans condition », déclare – t – il.

Selon le collectif FILIMBI des jeunes congolais, épris de paix et soucieux d’éveiller la conscience de leurs compatriotes sur la démocratie et l’engagement civique, ont été victimes de graves atteintes aux Droits de l’Homme, privés de liberté ou poussés à l’exil pour avoir exercé des droits protégés par la Constitution.

Et de préciser : « Des accusations extrêmement graves et volontairement destructrices ont été portées par le Gouvernement de la République, à travers notamment le Ministre de la Communication, Médias et porte-parole qui les a qualifiés de terroristes, en violation du principe fondamental de la présomption d’innocence, et sur base d’un montage grossier du Directeur Général de l’ANR avec sans aucun doute l’accord du président Kabila qui vient une fois de plus de confirmer que c’est lui seul qui régente la justice congolaise ».

Par ailleurs, le collectif FILIMBI précise que la libération des prisonniers politiques et d’opinion, dont ont bénéficié Yves et Fred, fait suite aux mesures de décrispations dans le cadre du dialogue convoqué par le Président Joseph Kabila. Il n’entend pas y prendre part, dit – t – il.  Car, il est clairement établi qu’une telle rencontre aboutira au maintien de l’actuel président au-delà du délai constitutionnel ainsi qu’à  la mise en place d’un gouvernement de transition en violation de la Constitution.

Le collectif FILIMBI se réjouit également de la libération du défenseur des Droits de l’Homme Christopher Ngoyi et de celle de Jean Marie Kalonji, jeune militant pro-démocratie Coordonnateur du mouvement Citoyen la 4ème voie.

SYC