RDC : Devant le QG de la MONUSCO à Goma,la LUCHA récuse Maman Sidikou et exige une enquête internationale sur les massacres du Kasaï

Ce mercredi 31 Mai 2017, les militants de la LUCHA ont fait un sit-in devant le Bureau de la MONUSCO Nord Kivu à Goma. Ils avaient des messages sur les affiches où l’on pouvait lire: Incompétent, Complaisant, Inefficace, Mamane doit partir; Au Kasai, Protégez activement les civils ou allez vous en; Nous exigeons une enquête internationale sur les massacres de Kasai; Qui peut et n’empêche est complice.

Les militants de la LUCHA ont déploré l’incompétence du Représentant du Secrétaire Général de l’ONU en RDC et Chef de la Monusco. Pour la LUCHA Mamane Sidikou n’est pas la personne appropriée pour diriger la  Monusco.

En ce concerne les massacres dans les Kasai et la tuerie de deux experts de l’ONU, la LUCHA appelle à des enquêtes internationales et crédibles.

Cliquer pour voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=hUg1feEgUC0

La LUCHA regrette du fait que le Gouvernement congolais était au courant depuis juillet 2016 que le député Clément Nkanku serait de mèche avec les miliciens Kamuina Nsapu mais fort malheureusement, il avait été nommé Ministre en décembre 2016.

SYC

RDC : Freedom For Journalist salue la décision de l’EU visant le Ministre congolais des médias

Kinshasa, le 30 Mai 2017 – Freedom for journalist (FFJ), organisation de défense et de promotion de la liberté de la presse prend acte de la décision de l’Union européenne (EU) visant des membres du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), rendue publique le 29 mai 2017.

L’organisation note, à la fois, avec intérêt et satisfaction, la présence, sur la liste de personnalités visées, de Lambert Mende Omalanga, ministre de la communication et des médias.

L’EU révèle que “le ministre de la communication et des médias et porte parole du gouvernement est également listé en tant que responsable de la politique répressive menée envers les médias en RDC, politique qui viole le droit à la liberté d’expression et d’information et compromet une solution consensuelle et pacifique en vue de la tenue d’élections”.

FFJ a toujours attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la politique de répression contre les médias menée de mains de fer par le ministre Mende, auteur de fermeture des médias réputés indépendants. “FFJ s’en félicite et demende à l’Union européenne d’accompagner les Congolais dans ce sens”, selon l’ONG.

Lambert Mende a suspendu un certain nombre de médias depuis 2016. Le vendredi 11 mars 2016, de La Voix du Katanga, une télévision émettant à Lubumbashi, capitale de la province du Haut-Katanga (Sud-Est) du pays a été fermée.

La voix du Katanga appartient à Gabriel Kyungu, président de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC), membre du Groupe de sept partis, nommé G7, qui ont quitté la majorité en septembre 2015 pour rejoindre l’opposition. Radio Owoto, chaîne émettant à Lodja, capitale de la province de Sankuru, et appartenant à M. Lutundula, un autre membre de G7, a été fermée jeudi 17 septembre 2015.

En janvier 2016, Mapendo et Nyota, deux médias, propriétés de Moïse Katumbi, actuellement opposant farouche au président Kabila et candidat déclaré à l’élection présidentielle ont été fermés. Jua Lubumbashi Télévision, a été aussi fermé à cause de son appartenance à Jean-Claude Muyambo, un autre membre de l’opposition, incarcéré à la prison centrale de la capitale Kinshasa dans une affaire de « stellionat » que l’opposant rejette et qu’il qualifie de «politiquement motivée» par le régime. Le journal Congo News, proche de l’opposition est aussi en suspension depuis plusieurs années.

 

RDC : Le CNRJ exige des enquêtes indépendantes sur le meurtre du Docteur Deo Chiza, Médecin à l’Hôpital de Mweso à Masisi

Goma, le 31 Mai 2017 – Le Cercle National de Réflexion sur la Jeunesse en RDC (CNRJ-RDC) est consterné par l’enlèvement du Docteur Deo Chiza qui a été retrouvé assassiné le 30 mai 2017, quelques heures après son enlèvement.

Le CNRJ-RDC note que dans la nuit du lundi 29 mai 2017, un groupe d’hommes armés a fait incursion dans le village de  Mweso, Chefferie des Bashali, territoire de Masisi. Ces hommes armés ont tiré plusieurs balles, blessant au moins 6 civils, puis ils ont brutalement enlevé le Docteur Deo Chiza. Le Médecin a alors été tué puis son corps a été tristement abandonné dans les champs environnants de  Mweso.

La localité de  Mweso accueille de centaines des déplacés internes qui ont fui des atrocités causées par plusieurs groupes armés qui ont élu domicile dans la chefferie des Bashali.

“Des enquêtes indépendantes et crédibles sont importantes pour établir des responsabilités afin que les coupables puissent subir la rigueur de la loi”, a déclaré Jean Claude Buuma Mishiki, Président de l’ONG CNRJ-RDC.

SYC