RDC : La LUCHA appelle l’Union Européenne et la « Communauté internationale » à la prise des sanctions supplémentaires contre le pouvoir

Kinshasa, le 29 mai 2017 – La Lucha considère que l’interdiction du territoire et le gel des avoirs imposés aujourd’hui par l’Union Européenne à neuf nouvelles personnalités congolaises est un pas supplémentaire appréciable, s’agissant de rendre les prédateurs du Congo et le bourreaux de son peuple comptables de leurs actes.

Afin de se maintenir au pouvoir à tout prix et de garder une mainmise absolue sur les ressources de la RDC, Joseph Kabila et son entourage ont plongé le pays dans un chaos sécuritaire, dans une impasse politique et une grave crise économique. Des milliers de Congolais sont morts ces dernières années, soit en essayant de dénoncer cette situation et de réclamer des élections démocratiques, soit fauchés dans les violences que le Pouvoir crée ou entretient délibérément, soit encore par manque d’accès au minimum vital  (nourriture ou de soins de santé). Des millions d’autres ont fui leurs maisons, certains leur pays, laissant des provinces entières désertées.

La plupart des personnalités sanctionnées aujourd’hui par l’Union Européenne figurent sur la liste des « Prédateurs de la démocratie et des Fossoyeurs des droits de l’Homme » établie par notre mouvement citoyen depuis août 2016. La LUCHA apprécie spécialement que l’Union Européenne ait enfin inclus le Directeur de la sinistre Agence Nationale des Renseignement, Kalev Mutond, ainsi que deux ministres de l’intérieur et ténors du parti au pouvoir (l’ancien, Evariste Boshab, et l’actuel, Ramazani Shadari) sur sa liste de sanctions. Ces personnages sont les principaux instigateurs de la répression systématique dont nous-mêmes et d’autres activistes sommes régulièrement l’objet. 

La LUCHA regrette cependant que l’Union Européenne ait à nouveau omis de toucher à Joseph Kabila lui-même et aux membres de sa famille biologique, malgré leur implication directe aussi bien dans des violations graves des droits de l’Homme, l’impasse politique, des actes de corruption et de détournement à grande échelle, que dans la prédation systématique des ressources du pays. 

De même, l’Union Européenne et ses pays membres demeurent indifférents à l’action des hommes d’affaires et des entreprises, y compris européennes, impliquées dans la corruption et le pillage de la RDC, en complicité avec un régime illégitime, anti-démocratique et criminel.

Tant que Kabila et ses proches pourront faire des affaires avec des entreprises et des banques européennes, américaines et autres sans être inquiétés; tant que la « Communauté internationale » continuera de profiter de l’argent souillé du sang des Congolais, empêcher quelques individus de voyager en Europe ou aux Etats-Unis n’aura aucun effet salvateur sur la situation en RDC. 

La LUCHA appelle donc l’Union Européenne à aller plus loin en imposant de véritables sanctions financières à toutes les personnes et entités qui exploitent ou profitent, directement ou indirectement, des ressources et des capitaux en lien avec le régime de Joseph Kabila. 

La LUCHA appelle le Conseil de Sécurité des Nations-Unies et des pays tels que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la France, la Belgique et l’Afrique du Sud à emboîter le pas à l’Union Européenne, en imposant à Kabila, à son entourage et à leurs partenaires d’affaires des mesures restrictives qui soient véritablement dissuasives. 

 Quant à l’Union Africaine, la LUCHA l’exhorte à assumer ses responsabilités vis-à-vis de la RDC et de son peuple, en pressant les autorités Congolaises d’organiser les élections cette année comme prévu dans l’accord du 31 décembre 2016, de cesser d’attiser les violences qui menacent sérieusement l’ensemble de la région, et de mettre fin aux atteintes aux droits de l’Homme. 

La LUCHA appelle enfin l’Union Européenne et la « communauté internationale » dans son ensemble à appuyer la mise en place rapide d’une Commission d’Enquête internationale sur les violences dans la région du Kasaï, afin que les responsables et les commanditaires soient rapidement identifiés et jugés par la justice internationale. 

LUCHA 

ALERTE – Les autorités congolaises appelées à retrouver vivant le Dr. Chiza Deo, Médecin à l’Hôpital de Mweso enlevé lundi en chefferie des Bashali

Goma, le 30 Mai 2017 – Le Cercle National de Réflexion sur la Jeunesse (CNRJ-RDC) est vivement préoccupé de l’enlèvement d’un Médecin travaillant à l’Hôpital Général de Référence de  Mweso, cet enlèvement a eu lieu ce lundi 29 Mai 2017 dans la soirée par des hommes lourdement armés non autrement identifiés.

Le CNRJ-RDC regrette également le sort de 6 civils qui ont été grièvement blessés lors de cette incursion, et qui ont été conduit dans cette structure sanitaire où travaille le Médecin enlevé par ces assaillants.

Le CNRJ-RDC rappelle à l’opinion publique que le village de  Mweso accueille depuis très longtemps des centaines des déplacés internes qui ont fui des atrocités dans leurs villages d’origines, ces déplacés dépourvus  bénéficient des soins de santé gratuit à l’Hôpital de  Mweso.

“Les autorités  tant locales, provinciales et même nationales devraient s’impliquer pour retrouver le Médecin afin qu’il poursuit son travail de soigner les malades. Elles devraient également privilégier la sécurité des personnes et leurs bien sur toute l’étendue de la République”, a déclaré Jean Claude Buuma Mishiki, President de l’ONG CNRJ-RDC.

SYC

RDC : Appel à des sanctions contre le Maire de Lubumbashi pour restrictions répétitives des libertés publiques

Lubumbashi, le 27 mai 2017 – JUSTICIA Asbl dénonce les tentatives de musèlement de l’opposition congolaise par le Maire de la ville de Lubumbashi en collaboration avec le Commandant ville de la Police Nationale Congolaise et le Chef d’Antenne de l’Agence Nationale des Renseignements dans la province du Haut Katanga. La recommandation est faite aux élus pour exiger du pouvoir Exécutif des sanctions à l’encontre de ces trois responsables afin de stopper net la dérive dictatoriale.

En effet, selon une invitation qui a circulé sur les réseaux sociaux, l’Honorable Christian MWADO, élu de Lubumbashi et Président National de l’union Nationale des Démocrates Fédéralistes, en sigle UNADEF et membre du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement, devrait tenir une conférence débat pour restituer à la population Lushoise les conclusions des travaux du dialogue national inclusif et le degré de mise en œuvre de ses résolutions.

Déjà, tôt le matin, un dispositif impressionnant de la police et des éléments de l’Agence Nationale des Renseignements s’est emparé du lieu, intimant l’ordre aux participants à la conférence de vider le lieu. Aux environs de 14h30, l’Honorable Christian MWANDO, escorté par un groupe des jeunes a été empêché par quelques éléments la police nationale congolaise d’accéder sur le lieu où devrait se tenir sa conférence en soutenant avoir reçu les injonctions de Monsieur le Maire de la Ville de Lubumbashi. Six personnes ont été arrêtées et sérieusement tabassées par les éléments de la police. Des téléphones, porte-monnaie des passeports ainsi d’autres biens de valeurs ont été ravis.

JUSTICIA Asbl constate que la Maison ARUPE, qui est un lieu privé, a été violé intentionnellement par les éléments de la police et de l’ANR sur instigation du Maire de la Ville de Lubumbashi et que les articles 23, 25 et 26 de la constitution sur les libertés d’expression, des réunions pacifiques ainsi que de manifestation ont été systématiquement méconnus.

Pire, encore, comment est-il concevable qu’un député élu d’une circonscription donnée, puisse être empêché de s’adresser à la base par des éléments de la police ne disposant d’aucun mandat ni motif valable ? Il faut aussi noter que les services de sécurité sont souvent instrumentalisés pour empêcher la tenue des activités des partis politiques de l’opposition autorisant ceux de la majorité de le faire en toute quiétude.

JUSTICIA Asbl regrette infiniment la politisation des services de sécurité comme l’ANR et la police nationale congolaise et tient Monsieur le Maire de la Ville de Lubumbashi pour responsable de toutes les infractions commises sur des paisibles citoyens. Elle recommande au Bureau de l’Assemblée nationale ainsi qu’à tous les députés nationaux de ne pas soutenir toute dérive dictatoriale et violation intentionnelle de la Constitution de la République et d’exiger du pouvoir exécutif, des sanctions contre Monsieur le Maire de la Ville de Lubumbashi, le Commandant Ville de la Police Nationale Congolaise ainsi que le Chef d’antenne de l’Agence Nationale des Renseignements Ville de Lubumbashi.

JUSTICIA Asbl encourage la population et les acteurs politiques de continuer à cultiver les vertus de respect des lois et de ne pas se laisser intimider par qui que ce soit surtout lorsque par leurs actes, ils ne portent pas entrave à la loi et aux bonnes mœurs.

SYC