RDC : Plaidoyer pour la libération immédiate et l’abandon des poursuites contre le Président de la société civile de Rubare

Rutshuru, le 26 mai 2017 – Le Centre d’Observation des Droits de l’Homme et d’Assistance Sociale «CODHAS», dénonce l’attitude de l’Administrateur du Territoire de Rutshuru qui a ordonné l’arrestation du Président de la société civile de Rubare depuis le vendredi 19 mai 2017 suite à une lettre de dénonciation liée à un litige foncier.

En effet, Monsieur Samson Rukira avait été interpellé par les éléments de la Police qui lui ont dit qu’ils viennent de recevoir l’ordre de l’Administrateur du territoire de Rutshuru de procéder à son arrestation immédiate suite à la lettre portant la signature de Samson, écrite pour protester contre la délocalisation du bureau du Territoire de Rutshuru à Rubare, sur un terrain occupé par les populations locales.

CODHAS constate qu’après avoir passé plus de 48 heures en prison, c’est le 22 mai 2017, que Monsieur Samson Rukira a été notifié et transféré au Parquet Civil de Rutshuru pour « incitation à la révolte populaire » ; ce qui est contraire au motif qui lui avait été notifié lors de son arrestation par la police à Rubare le 19 mai 2017.

Pour rappel, Monsieur Samson avait encore été arrêté en date du 21 au 24 décembre 2016  sur ordre de la même autorité locale, à savoir : l’Administrateur du Territoire de Rutshuru ; pour avoir empêché la population de Rubare de faire les travaux communautaires sur la route nationale n°4 qui est en état de délabrement très avancé au niveau de Rubare.

« Nous sommes inquiet de voir que les acteurs de la société civiles et activistes des droits humains de Rutshuru sont de plus en plus victimes des cas d’arrestations arbitraires et de tortures à la suite de l’exercice de leur travail, nous considérons que ceci est une entrave a liberté d’expression qui est remise en cause, », a déclaré le Coordonnateur du CODHAS, Hervé Nsabimana.

SYC

RDC : Les élections au sein de l’ATAMOV à Butembo devraient servir d’exemple aux acteurs politiques

Butembo, le 26 Mai 2017 – Le GADHOP encourage cette façon de procéder au changement des dirigeants dans les institutions sociales, à l’instar de l’Association des Taximans Moto et Voiture (ATAMOV) de la Ville de Butembo. Cette structure a montré l’exemple du respect d’un mandat convenu dans les textes l’organisant, de la liberté de voter et du respect d’un calendrier préalablement fixé.

En effet, le 17 mai 2017, plus de 10 000 taximen – membres de l’ATAMOV regroupés en différentes sections (Butembo, Beni, Kyondo, Lughutu, etc.) se sont retrouvés au stade Tsakatsaka, en commune Kimemi, pour élire leurs nouveaux dirigeants.

Ces élections qui se sont déroulées dans un climat de concorde, ont été encadrées par la police de la ville de Butembo. Et les résultats ont été acceptés par tous les candidats et les électeurs.

Selon le Secrétaire Permanent Jérémie Kasereka, le GADHOP salue cette expression de la liberté de manifestation reconnue aux citoyens par la constitution de la RDC et son respect par les autorités politico-administratives locales.

Le GADHOP trouve que cet exemple est à imiter par les acteurs politiques de la RDC qui voudraient bloquer le processus électoral à cause des intérêts personnels qui pourront conduire le pays dans le chaos inexplicable.

SYC

RDC : Nécessité d’un ratissage urgent des ADF pendant cette période d’accalmie apparente à Beni/Nord-Kivu

OICHA, le 26 Mai 2017 – « Misère Sors ! » constate une accalmie apparente depuis près de quatre mois à travers le territoire de Beni où le phénomène ADF a occasionné récemment la mort de plus de 800 personnes et une centaine de disparues, plusieurs dizaines de blessés et causé beaucoup d’autres maux aux habitants de cette partie de la province du Nord-Kivu.

Actuellement, la population vit dans la crainte. Car, elle ignore les causes réelles de cette accalmie. Certains pensent qu’elle est due aux activités de la Cour opérationnelle/audience publique de Beni dont les audiences ont commencé le 20 août 2016 avec certaines réalités qui se dévoilent sur les auteurs des tueries/carnages de Beni.

D’autres personnes pensent que les tueurs sont en repos et qu’ils sont entrain de préparer des nouvelles stratégies pour lancer une nouvelle opération de grande envergure. En bref, la population est traumatisée. Elle vit dans l’incertitude et la crainte du lendemain.

« Misère Sors ! » observe que les FARDC et la FIB (MONUSCO) observent également cette période d’accalmie qui ne résulte d’aucune action de valeur ayant marquée la fin de la guerre. Et que jusque-là, aucun programme d’accès aux champs n’a jamais été autorisé. Conséquence : Les FARDC étant dans l’observation, la FIB ne se contente plus qu’à faire des patrouilles de routine.

« Misère Sors ! » note avec désolation qu’au regard des témoignages recueillis aux audiences publiques de Beni, un grand nombre d’autorités militaires, coutumières et politico-administratives jouent un rôle très prépondérant dans la dégradation de la sécurité. Et que celle–ci constitue un fonds de commerce pour ces précités.

Sur ce, « Misère Sors ! » recommande ce qui suit :

Au gouvernement congolais :

  • De ne pas se laisser distraire au cours de cette période d’accalmie pour s’organiser avec son partenaire, la MONUSCO, afin de lancer en toute urgence un ratissage urgent à travers le territoire de Beni pour bouter dehors les présumés ADF et permettre la population d’accéder aux activités de leurs champs.

A la justice militaire :

  • De faire preuve de neutralité et permettre la liberté d’expression aux prévenus.

A la communauté internationale/ONGDH

  • De promouvoir les activités de la détraumatisation de la population de ces entités ci-haut citées et mettre une pression au Gouvernement pour son l’implication dans la recherche de la paix et de la protection de civile.    

A la population.

  • D’être vigilante et de dénoncer tout cas suspect.

SYC