RDC : Appel à l’évaluation de la mise en œuvre de 4 promesses de Julien Paluku en faveur de Walikale

30 juin 2016 – 30 juin 2017, une année jour pour jour que le Gouverneur de la province du Nord-Kivu a fait quatre promesses à la population du territoire de Walikale. C’était à l’occasion de la célébration du 56ème anniversaire de l’indépendance de la RDC. A ce jour, le Bureau d’Études et d’appui au Développement du territoire de Walikale (BEDEWA) appelle à l’évaluation de la mise en œuvre de ces promesses de réalisation de certaines actions au profit des populations.

Profitant de la célébration du 57ème anniversaire de l’accession à l’indépendance ce 30 juin 2017, le BEDEWA) renouvelle ses remerciements au Gouverneur de Province pour la commémoration du  56ème anniversaire de l’indépendance à Walikale et pour les assurances faites de « …ne jamais tolérer que se développement des esprits de division du territoire de Walikale et encore moins ceux de la scission de la Province…toutes les personnes qui pensent qu’elles peuvent diviser le territoire de Walikale seront jetées à la poubelle ».

A cette occasion, le BEDEWA tient à rappeler soigneusement les propos aimables et bienveillants ainsi que certaines promesses faites par le Gouverneur de Province aux populations de Walikale, le 30 juin 2016, soit une année après. C’est notamment :

  1. « …2016 devra être considérée d’emblée comme une période charnière car ayant permis aux fils et filles de la Province du Nord-Kivu et particulièrement ceux de Walikale d’avoir l’espoir d’un avenir radieux, d’être témoins d’un nouvel engagement de l’autorité provinciale à travers un grand double défi que le Gouvernement provincial s’est assigné depuis le 27 janvier 2007, celui de la réouverture et de la réhabilitation de la route Sake-Masisi-Walikale ».
  2. « …La route Goma – Walikale est réhabilitée dans le cadre des obligations du Gouvernement congolais à servir le territoire de Walikale. Et, pour maintenir cet élan, j’annonce que le Gouvernement provincial va poursuivre sans relâche la stabilisation de cette route pour sa praticabilité permanente pendant plus au moins cinq (5) ans à dater de ce jour. C’est pour cette raison d’ailleurs que les engins utilisés vont rester à Walikale. C’est aussi pour cette cause qu’un budget de 6.500.000$us vient d’être adopté. Et, dans les quinze premiers (15) jours du mois de juillet 2016, on va commencer les travaux de construction du pont Kumbwa pour que, vite, le prix de transport Goma – Walikale ne dépasse 10$us… »
  3. Grâce à cette ouverture de la route Goma – Masisi – Walikale, « …plusieurs projets viennent d’être lancés depuis hier, 29 juin 2016. Désormais, le sac de ciment coûtera 20$us au lieu de 35$us ou 40$us, des fers à béton, des tôles et autres matériaux de construction seront disponibles à Walikale à un prix abordable avec l’appui des opérateurs économiques de la Province dont le vice Président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Monsieur Bercky. Cela nous permettra de ne plus manquer où passer nuit quand nous arriverons encore à Walikale aux mois de décembre 2016, janvier et mars 2017… ».  Et « …les portes des banques et de la CADECO seront bientôt ouvertes à Walikale… ».
  4. Pour réduire le risque énorme d’atterrissage des petits porteurs sur la route, « …l’aérodrome de Walikale sera réhabilité. Une somme de 69.000$us donnée par les opérateurs économiques à titre de contribution pour ces travaux est disponible. Le lancement desdits travaux va intervenir prochainement… ».

Au regard de tout ce qui précède, le besoin de redevabilité exige que le Bureau d’Études et d’appui au Développement du territoire de Walikale (BEDEWA) recommande au Gouverneur de Province du Nord-Kivu de mettre en place une Commission ad hoc dont la charge sera d’évaluer toutes les promesses faites aux populations de Walikale à l’occasion de la célébration du 30 juin 2016 à Walikale-centre.

Les résultats de cette évaluation édifieront davantage toutes les populations bénéficiaires du Nord-Kivu et de la République en général.

SYC

RDC : Le CEFOP/DH dénonce la disparition de 3 Agents électoraux à Tshilenge et exige une enquête urgente !

Mbuji-Mayi, le 29 juin 2017   – Le Centre d’Etudes et de Formation Populaire pour les Droits de l’Homme  en sigle CEFOP/DH, est vivement consterné par la disparition des trois  agents temporaires de la CENI commis au Centre d’inscription de Dinsanga, dans  village de Bena Ngoyi, groupement de bena Tshiswaka, territoire de Tshilenge depuis le 4 juin 2017 de suite d’une incursion des présumés miliciens du Chef Kamuina Nsapu dans lesdits. 

En effet, alors  que la CENI a recruté et  déployé, à travers les différentes localités de la province du Kasaï – Oriental, les agents temporaires chargés de conduire les  opérations d’identification et enrôlement des électeurs sur toute l’étendue de la province du Kasaï – Oriental depuis le 30 avril 2017.

Cependant, plus d’un mois après le début de ces opérations dans les villages, territoires et la ville de Mbujimayi dans la province du Kasaï – oriental,  soit  en date du 04 juin 2017, il a été enregistré  la disparition  de  Trois agents temporaires  de la CENI  de suite d’une incursion des présumés miliciens du Chef Kamuina Nsapu. Il s’agit de : Mr KADIMA BUKASA Junias, KALONJI MUKEBA Damien,  MUYA MUYA Hervé respectivement Préposé Polyvalent, Préposé à l’Indentification et Opérateur de saisie, bientôt 16 jours échus (le 20 Juin 2017).

Comme il convient de souligner, cette disparition des agents temporaires de la CENI,  non seulement dénote un dispositif sécuritaire faible mis à la portée des agents temporaires de la CENI commis dans les différents Centres d’inscription installés à travers les villages et territoires de la province du Kasaï Oriental menacés par la situation d’insécurité à la suite du phénomène Kamina Nsapu  ainsi qu’aux différents matériels déployés dans lesdits centres mais aussi d’une faible politique sécuritaire préventive/proactive en violation des prescriptions  de l’article 182  de la Constitution de la RDC du 18 février telle que modifié par la Loi n°11/002 du 20 janvier en vigueur, et  constituent, en même temps, une menace criante aux processus électorale en cours en République Démocratique du Congo.

Partant, le Centre d’Etudes et de Formation Populaire pour les Droits de l’Homme CEFOP/DH en sigle, condamne d’une part, les différentes formes d’atteintes à la vie des agents de la CENI disparus et d’autres part les différentes formes d’atteints aux droits  individuels et politiques des populations du Kasaï – Oriental en général et celles du village du village de Bena Ngoyi, groupement de bena Tshiswaka, territoire de Tshilenge en particulier. Et en appel à la responsabilité du pouvoir public dans la protection et le respect de  droits garantis à la personne humaine en général et  des agents de  la CENI.

Ainsi, il recommande:

Au Gouvernement provincial : 

  • De sécuriser et protéger, à travers un dispositif sécuritaire adéquat, la population du Kasaï – Oriental en général et spécifiquement des agents temporaires et matériels de la CENI déployés dans les différents Centre d’identification et d’enrôlement des électeurs,  et, en même temps le processus électoral en cours en RDC ;
  • De promouvoir la résolution pacifique de conflit en favorisant l’ouverture d’un dialogue constructif avec tous les acteurs actifs dans la gestion du phénomène Kamuina Nsapu sur toute l’étendue de la province du Kasaï – oriental et particulièrement dans entités touchées par ce phénomène en vu de sécuriser l’ensemble de la population du Kasaï – oriental.

Au pouvoir judiciaire : 

  • De diligenter une enquête indépendante en vue de faire la lumière sur l’enlèvement des agents temporaires de la CENI précités aux fins de sanctionner les commanditaires et exécutants conformément à la loi ;

Aux Services provinciaux de la Police Nationale congolaise et des Forces Armées de la République Démocratique du Congo :

  • De sécuriser les populations du Kasaï – Oriental ainsi que leurs biens en général et en particulier les agents temporaires et matériels de la CENI déployés à travers les différents Centre d’Inscription.

A la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) : 

  • De jouer pleinement son rôle qui est de promouvoir les droits humains et de veiller à leur respect intégral ;
  • De diligenter une enquête sur la situation des droits de l’Homme au Kasaï oriental en général et particulièrement dans les zones affectées par les atrocités des confrontations entre les miliciens de Kamuina Nsapu et les éléments des services de l’ordre.

Aux présumés miliciens Kamuina Nsapu :

  • De libérer les agents de la CENI capturés,
  • De s’interdire toute expansion de leurs revendications par les violences sur la population ;
  • De s’approprier les actions en faveur de la résolution pacifique de leurs revendications initiées par les autorités politico – administratives compétentes.

CEFOP/DH

RDC : Après 7 mois de blocage du signal de RFI, les autorités refusent de renouveler l’accréditation de la journaliste Sonia Rolley

Radio France Internationale (RFI) a annoncé jeudi que les autorités congolaises n’avaient pas renouvelé l’accréditation de sa correspondante Sonia Rolley. Cet incident est le dernier en date de la répression menée par le gouvernement congolais contre les médias et la liberté d’expression.

Ayant travaillé sur la République démocratique du Congo pendant ces 13 dernières années, Sonia Rolley a développé un large réseau d’auditeurs et de lecteurs, et est reconnue et très respectée dans l’ensemble de la région. La journaliste française a couvert la crise politique en profondeur ces derniers mois et est l’auteure d’une enquête récente détaillée sur les violences dans la région des Kasaïs, dans le centre de la RD Congo. Le non-renouvellement de l’accréditation de Sonia Rolley est une indication de plus que les autorités congolaises veulent cacher la vérité sur les massacres et autres violations des droits humains dans les Kasaïs.

Entre-temps, le signal de RFI est bloqué à Kinshasa depuis plus de sept mois, ce qui prive de nombreux Congolais d’une source essentielle d’informations. Au moins cinq médias proches de l’opposition restent fermés, malgré les « mesures de décrispation » comprises dans l’accord de la Saint-Sylvestre.

Au cours des deux dernières années, le gouvernement a élargi le champ de répression de ses détracteurs en forçant des responsables et des observateurs des droits humains internationaux à quitter la RD Congo.

En octobre 2014, le gouvernement a expulsé le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme en RD Congo, Scott Campbell, après que son bureau ait publié un rapport concernant des exécutions sommaires et des disparitions forcées lors d’une opération de police à Kinshasa.

Le directeur du Groupe d’Étude sur le Congo, Jason Stearns, a été contraint de quitter le pays en avril 2016 à la suite de la publication d’un rapport de son organisation sur des massacres commis dans la région de Béni, dans l’est du pays.

En juillet, les autorités ont forcé deux chercheurs de l’organisation internationale Global Witness à quitter la RD Congo alors qu’ils enquêtaient sur certaines pratiques en matière d’exploitation forestière.

Et en août, le gouvernement a empêché ma collègue Ida Sawyer de continuer à travailler dans le pays – l’obligeant à quitter la RD Congo, après qu’elle ait vécu et travaillé dans ce pays pendant plus de huit ans.

Bénédicte Jeannerod

France Director/HRW