URGENT – Appel à agir face à l’arrestation arbitraire et détention illégale des défenseurs des droits de l’homme

Kinshasa, le 31 Juillet 2017 – Les ONGDH ACIDH, ADH, ASADHO/Katanga, CEIPEDHO, GANVE, JUSTICIA Asbl, VOIX DE SAVOIR, NDS, MAMA NI MAMA, RCH, MDR et la LUCHA appellent la Communauté nationale et internationale à agir face à l’arrestation arbitraire et détention illégale des défenseurs et activistes des droits de l’homme ce lundi 31 juillet 2017.

En effet, ils étaient réunis devant la Chapelle Régina Mundi où devrait se tenir la messe, suivie d’une marche pacifique et ce, après avoir informé les autorités compétentes. L’objectif poursuivi était de déposer un Mémorandum pour réclamer la tenue des élections en Décembre 2017, conformément aux accords de la Saint Sylvestre du 31 Décembre 2016.

De ce fait, les ONDH précitées vous appellent à agir urgemment en faveur des activistes dont les noms ci-après:

Maitre Timothée MBUYA,

Mireille MBUYI KELEKU,

Jean Pierre TSHIBWABWA,

OMARI OMBA,

Jean MULENDA,

Patrick BUYA KWECHA

et Colins DJUMA MUSOMPO.

Merci de contacter : – Monsieur le Ministre Alexie NTAMBWE MWAMBA : +243819996543, +243813464318, +243998819351, +243817100018 – Monsieur le Procureur Général de la République, Floribert KABANGE : +243817941471 – Son excellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Haut-Katanga : +243 99 70 33 46

Pour les ONGDH

– ACIDH, info@acidhcd.org, +243997025331

– ASADHO/Katanga, asadhokatanga@ymail.com, +24381468611

– GANVE : renetumbakasongo@gmail.com, +243811622078

– JUSTICIA Asbl, justicia.asbl@gmail.com, +243810857782

ALERTE – Marche pacifique dispersée, plus de 120 interpellations des manifestants dénoncées en RDC

Goma, le 31 Juillet 2017 – Des sources indépendantes de la Société Civile recensé environs 128 interpellations des manifestants au terme de la marche initiée par le Mouvement Citoyen, Lutte pour le Changement (LUCHA) et soutenue par la société civile et les partis politiques d’opposition à travers la RD Congo. Dans certaines grandes villes du pays, cette manifestation ont été interdites et dans d’autres, les téméraires ont été violement dispersés. Des blessés ont été comptés ainsi que des interpelés parmi lesquels des journalistes.

Il s’agit de 57 à Goma, 24 à Kinshasa, 10 à Butembo, 8 à Beni, 8 à Lubumbashi, 7 à Mbandaka, 5 à Kasindi, 5 à Bukavu et 4 à Kindu.

Cette situation n’a pas laissé indifférente les activistes des Droits Humains qui ont dénoncé cette série d’interdictions et de répressions d’une manifestation pacifique des citoyens congolais. Un droit garanti pourtant par la Constitution de la République.

Des Organisations de la Société Civile exigent des forces de l’ordre la libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes interpellées dans le cadre de cette manifestation.  Elles invitent des autorités compétentes à diligenter, toutes affaires cessantes, une enquête contre l’usage de force excessive pour réprimer les manifestants.

« Le régime politique Kabila doit élargir l’espace politique en laissant les activistes et les membres de l’Opposition manifester librement », a déclaré un activiste des Droits Humains.

A en croire le Président de l’ACAJ, Georges Kapiamba,  l’exercice d’un Droit ou d’une liberté garanti par la constitution ou la loi ne peut pas constituer une infraction. Et donc, ces cas d’interdictions et même d’interpellations sont non seulement arbitraires mais constituent des atteintes graves à l’exercice des droits fondamentaux garantis aux citoyens punies par l’article 180 du code pénal congolais.

Quoi de plus normal que les auteurs de ces actes soient traînés en Justice et dénoncés publiquement.

SYC

RDC : « Au-delà de 750 millions USD analysés par Global Witness», l’ASADHO formule 3 recommandations !

Kinshasa, le 31 Juillet 2017 – Dans un Communiqué officiel, l’Association de défense des Droits de l’Homme (ASADHO) a recommandé respectivement au Gouvernement de la République de revoir la clef de répartition des pénalités entre le Trésor public et les régies financières pour que les agents desdites régies financières ne puissent plus bénéficier de grands avantages rapport au reste de congolais. Le Comité Exécutif de l’ITIE-RDC devrait ouvrir un débat public des parties prenantes sur la gestion et l’affectation des revenus du secteur extractif perçus et gérés directement par les entreprises de l’Etat. Et la Gécamines est invitée à rendre public ses états financiers en les publiant sur son site web afin de faciliter la compréhension du public de l’affectation des revenus perçus de ses partenaires depuis la libéralisation.

Cette ONGDH reste préoccupée par le débat suscité, en République Démocratique du Congo,  par le rapport de Global Witness intitulé « Distributeur automatique de billets du régime ». Ce rapport publié au mois de juillet 2017 a provoqué des protestations de la part du Ministère des Mines,  du Secrétariat Technique de l’ITIE-RDC et de la Gécamines qui mettent en cause les analyses et la méthodologie de Globalwitness.

« Au-delà du débat sur les chiffres où chaque partie tient à avoir raison, le rapport de Globalwitness a l’avantage de remettre sur la table les questions que les organisations de la société civile de la RDCongo ont toujours soulevé, celle de la gestion par la Gécamines des revenus perçus de ses partenaires à titre de pas de porte, royalties, loyers d’amodiation, droits de préemption et ceux inhérents à la vente ou cession d’actifs  d’une part, et celles concernant la clef de répartition des pénalités versées aux régies financières par les entreprises minières, d’autre part », indique le Communiqué.

S’agissant de la gestion de centaines de millions de dollars des revenus perçus par la Gécamines, l’ASADHO rappelle que les organisations de la société civile se sont toujours inquiétées au sujet de l’opacité qui entoure l’affectation de ce fonds, surtout lorsqu’il est constaté que les agents de cette entreprise sont impayés depuis plusieurs mois.  Sans oublier que la Gécamines est l’une de rares sociétés para-étatiques de sa taille dont les états/rapports financiers ne sont pas régulièrement divulgués.

Et de préciser : « La société civile a toujours considéré que cette opacité est de nature à favoriser l’irresponsabilité  des gestionnaires de la Gécamines, la corruption et la distribution de ces fonds à des individus influents au sein de la Gécamines ou du pouvoir politique, en toute impunité».

S’agissant de la clef de répartition  des pénalités  perçues par les régies financières auprès des entreprises extractives, l’ASADHO estime que c’est un système qui favorise  une minorité d’individus au détriment du Trésor public, d’une part, et la corruption et le clientélisme dans la mesure où les fonds octroyés aux régies financières échappent à toute traçabilité et au contrôle de l’ITIE. De toute évidence, l’ASADHO s’aligne sur les conclusions de Global Witness quant à ce et considère qu’il y a lieu revoir notre système fiscal inéquitable.

« Au regard de l’absence de transparence qui caractérisent les deux systèmes ci-dessus et leur impact sur la gouvernance d’important revenus extractifs, l’ASADHO estime qu’il est urgent d’engager au sein de l’ITIE-RDC un débat des parties prenantes à ce sujet de manière à mettre non seulement fin à l’opacité de gestion des fonds provenant du secteur extractif, mais aussi à soutenir des reformes subséquentes», a préconisé l’ASADHO dans ce Communiqué signé par son Président Nationale, Me Jean Claude KATENDE.

 

SYC

A Télécharger : Compress ASADHO sur le Rapport de Global Witness