RDC : Le Chef de l’Etat invité à soutenir la récupération des concessions de terre au profit des autochtones et des veuves

Kinshasa, le 01 juillet 2017 – La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) salue la mesure prise par le Ministère des Affaires Foncières relative à la récupération  des concessions de terre non mises en valeur pendant plusieurs années par leurs « propriétaires » au moment où des milliers d’autochtones et des veuves manquent des terres à cultiver.

Cette mesure salutaire, si elle s’appliquait réellement, contribuerait dans le domaine foncier à la répartition équitable des concessions de terres pour que celles – ci profitent également aux plus démunis.

Toutefois, « la VSV s’interroge  sur l’application effective de la mesure prise par le Ministre des Affaires Foncières sans entraves dès lors que la plupart des « propriétaires » actuels des concessions de terre à récupérer comptent parmi les plus forts politiquement et financièrement et d’autres se recrutent parmi les officiers supérieurs et généraux de la Police Nationale Congolaise (PNC) et des Forces Armées de la RD Congo(FARDC) ».

La VSV qui soutient cette mesure en appelle donc à l’accompagnement  de l’Etat Congolais et surtout du Président de la République pour son application effective et sans faille et ce, dans l’intérêt de toute la population Congolaise.

A cet effet, un état des lieux et publication des concessions  foncières à problème devrait précéder la mise en application de la mesure Ministérielle en vue de garantir la transparence et l’impartialité en la matière.

En définitive, la VSV attire également l’attention des autorités congolaises en général et du Ministère des affaires foncières en particulier que les terres à récupérer soient réellement distribuées aux autochtones et aux veuves et non à d’autres grosses légumes ou à ceux qui sont encore plus forts politiquement ou financièrement.

SYC

RDC : Découverte de nouvelles fosses communes, la justice a l’épreuve de sa crédibilité

Kinshasa, le 01 Juillet 2017 – La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) est une fois de plus choquée par la récente découverte dans la province du Kasaï de dix (10) autres fosses communes sur l’axe Tshikapa – Sumbula – Diboko en sus de plus de quarante (40) découvertes auparavant dans le Kasaï – Central.

La VSV  prend acte que la nouvelle découverte macabre des fosses communes  ait été  annoncée par le Procureur Général de la République et l’Auditeur Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) au cours d’une conférence de presse lundi 26 juin 2017.

La VSV saisit cette occasion pour inviter la justice congolaise à tout mettre en œuvre pour redorer son image longtemps ternie d’une justice obéissant aux ordres des politiques et à ceux des plus offrants alors qu’elle est ce pouvoir qui devrait tout réguler dans la société congolaise en faisant peur à tout le monde y compris aux animateurs actuels du pouvoir exécutif .

En l’absence d’une commission d’enquête internationale sur les crimes  perpétrés dans les provinces du Kasaï, la justice congolaise doit savoir qu’elle est à l’épreuve de la conquête de son indépendance et de la reconquête de la confiance des populations congolaises et de la communauté internationale qui doutent encore d’elle.

Ladite confiance ne peut être possible que si et seulement si la justice congolaise s’affranchissait des chaines des interférences et autres ingérences des politiques et autres personnalités occupant de Haut rangs en RD Congo.

Pour la VSV, la paix et la stabilité politique en RD Congo passent également par la justice à rendre aux victimes des crimes perpétrés dans les provinces du Kasaï afin de  lutter effectivement contre l’impunité.

La VSV espère que les autorités congolaises laisseraient les mains libres à la justice congolaise et ne se permettront pas d’entraver le travail de l’équipe d’experts internationaux chargée de déterminer les faits et circonstances réelles dans lesquelles les massacres et autres tueries ont eu lieu dans les provinces  du Kasaï Central et du Kasaï.

LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)