RDC : Appel à la prise de conscience et à l’action pour le développement du Grand Equateur

Mbandaka, le 28 Août 2017 – L’Organisation de la Société Civile « Nouvelles Dynamiques pour le Développement Rural Intégral » (NODRI) est préoccupée par les réalités socio-politiques et économiques alarmantes dans lesquelles vivent les populations du Grand Equateur démembré en 5 nouvelles provinces, à savoir : Equateur, Mongala, Nord Ubangi, Sud Ubangi et Tshuapa. Elle appelle à la prise de conscience et l’action pour le développement de cette partie du pays.

NODRI constate que si la paix apporte le bonheur et la prospérité dans le pays, la paix vécue dans le Grand Equateur rime, elle, avec la pauvreté généralisée, l’injustice au quotidien, le délabrement très avancé des infrastructures sociales de base, l’enclavement, le retour à la navigation sur des radeaux du 18ième siècle, l’exploitation en désordre et illégale des forêts, etc. Qui dire des « 5 chantiers » et de la « Révolution de la modernité » ? Un véritable mirage pour les équatoriens !

NODRI note que pour ces populations, la politique, les élections apparaissent comme une farce organisée par le pouvoir en place qui ne veut nullement le quitter jusqu’à preuve du contraire. La CENI va de contradiction en contradictions et d’erreurs en erreurs à travers des déclarations et décisions. Ce qui met en cause son indépendance vis-à-vis de la machine gouvernementale guidée par la Majorité Présidentielle.

Par conséquent, NODRI en appelle à tous ceux qui croient encore au Développement de la RDC tout entier et particulièrement du Grand Equateur pour leur dire que c’est le moment de relancer le processus de développement de l’espace équatorien qui garde encore tous ses atouts et ses opportunités intacts.

NODRI reste convaincu qu’il y a lieu d’œuvrer pour relever les défis de la réhabilitation des concessions agro-industrielles, du balisage du fleuves et des rivières, du flux régulier des bateaux courriers sur les biefs navigables, de réhabilitation des routes et chemins de fer, de la desserte des aérodromes et aéroports régulièrement desservis par des compagnies aériennes fiables, d’exploitation légale des forêts et leur bonne gestion en tenant compte de la redistribution des richesses, la promotion de l’écotourisme, de la cohabitation harmonieuse des tribus et ethnies diverses, de la gouvernance par des hommes intègres et non des politiciens fabriqués ailleurs, …

« N’est-ce pas que cette paix pour la préserver durablement il faut lui attribuer un prix qui ne peut être que la mobilisation positive des ressources disponibles ? Sinon, personne n’oubliera les époques de la colonisation et du mobutisme », a déclaré Dieudonné Nzabi, Président de l’ONG NODRI.

NODRI invite les populations du Grand Equateur à ne pas se laisser influencer par des considérations ethnico-politiques, des hégémonies géopolitiques ; des attitudes de stigmatisation et de marginalisation. Car, estime – t – elle, celles-ci ne feront que renforcer les violations des droits humains, l’injustice, les conflits identitaires, la pauvreté, le sous développement et ses corollaires des malheurs. La province de l’Equateur faisant partie intégrante de la RDC, son développement et sa stabilité valent aussi pour la prospérité de l’ensemble du pays.

Face à l’urgence et la nécessité d’agir, NODRI interpelle les décideurs qui sont dans des différentes Institutions, à l’instar de : la Présidence de la République, la Primature, l’Assemblée nationale, le Gouvernement central, les Gouvernements provinciaux à assumer leurs responsabilités. Et aux Organismes internationaux, Partenaires Techniques et Financiers et autres Investisseurs privés d’accompagner le Grand Equateur dans ce processus d’autant plus qu’il regorge de ressources naturelles considérables et humaines capables de soutenir son développement durable.

SYC

RDC : Le GADHOP dénonce l’expansion banditisme « Kasuku » en ville de Butembo

Butembo, le 28 Août 2017 – Le GADHOP est préoccupé de la situation d’insécurité qui refait sur face en ville de Butembo. Depuis un temps, des incursions nocturnes des hommes porteurs d’armes blanches dont un outil appelé « Kasuku », qui casse les portent en peu de minutes, et des armes à feu pour tuer directement en cas de résistance de la part des victimes.

Des kidnappings et braquages se sont multipliés depuis le début du mois d’Août 2017 et cela sous le regard  impuissant  des agents de l’ordre. Quelques cas déplorés sont les suivants :

  • Dans la soirée du 19 au 20 Août, un crépitement simultané des balles a été enregistré dans les quartiers KATWA – Bwinongo à Vubange. M. Mbusa Mutaghanzwa Vihamba (50 ans) a été tué. Une femme et deux autres hommes avaient été gravement blessés avant d’être internés à l’hôpital Matanda de Butembo ;

 

  • Dimanche 20 Août, un concert de bidons, casseroles,  sifflets a été entendu vers 1h15 depuis la vallée de Vuteghe-Vusenzera autour du stade de LA KENYA pour signaler la présence de ces bandits. Appelée au secours par son numéro vert, la Police a dit être en pleine opération à Vutsundo, où se seraient échappés les bandits signalés dans ce nouveau coin selon ses analyses. Après plus d’une heure de tapage doublé de patrouille civile, aucun suspect n’est encore repéré ;

 

  • Dimanche 20 Août, des bandits Kasuku ont visité 4 maisons au quartier Vubange et  ils ont blessé 4 personnes à la machette en ville de Butembo. Les victimes ont été dépêchées à l’hôpital Matanda ;

 

  • Le 22 et le 25 Août, les mêmes bandits ont tenté de faire incursion dans deux maisons voisines au quartier Matanda A sur avenue Beni. Grâce au regard vigilent de la population, ils n’ont pas réussi  à faire des dégâts.

Le GADHOP déplore que cette  inaction des animateurs des services de sécurité de la ville  et leur silence vis-à-vis de cette tragédie qualifient Butembo d’une ville far-west. Les évadés des prisons ne sont plus poursuivis, ils se faufilent dans la population et ils créent l’insécurité sans être inquiétés. La crise économique ne fait que s’accentuer par l’effet de l’insécurité grandissante qui appauvrit les citoyens qui essaient de se débrouiller malgré les conditions difficiles et inacceptables. De ce fait, la vie devient intenable. En plus, les taxes se multiplient sur des commerçants et ça devient une autre forme de pillage et extorsion.

En même temps, les groupes armés continuent à semer la désolation en territoire de Lubero où dans les villages Musingiri des combats ont été observés toute la journée de ce 26 Août 2017 à 12 kilomètres à l’Ouest de Butembo, où 4 hommes ont été tués et les villages vidés à cause des crépitements  des balles.

Le GADHOP soutient la Coordination Urbaine de la Société Civile de Butembo pour avoir dénoncé aussi cette situation désagréable en ville de Butembo dans son Communiqué de presse du 18 Août 2017 en fustigeant l’impuissance notoire des la Police et les autres services de sécurité qui n’arrivent pas à remettre la paix dans la ville malgré les multiples alertes  leurs adressées.

Face à cette situation qui affecte négativement Butembo et ses environs, le  Réseau GADHOP recommande:

  • Aux responsables hiérarchiques des autorités locales, de procéder au remplacement des toutes les équipes des services de sécurité affectées dans la ville et  de renforcer la présence militaire dans les zones à risque afin d’éviter aux communautés locales un double supplice ;

  • Aux militaires FARDC déployées dans ces zones de se comporter avec patriotisme afin d’inspirer confiance et rassurer la population ;

  • Aux services de sécurité d’éviter de confondre, parfois pour raison de tracasseries, des innocents pour des Mai-Mai ;

  • A la population locale de maintenir sa collaboration avec les services de sécurité en vue d’un front commun contre l’ennemi et d’éviter tout soutien à ces groupes armés ;

  • A la justice militaire de mener des enquêtes approfondies afin d’appréhender tous ces bandits dit « kasukuistes » et les punir, puis  infliger des mesures correctionnelles aux  militaires auteurs d’exactions contre les civiles, d’autre part, et  tous les collaborateurs ou acteurs des ces mouvements kasukuiste.

GADHOP

Butembo : La population dit « Non » à l’insécurité et la criminalité urbaine (Expression populaire)

Butembo, le 23 Août 2017 – Cette ville vient de vivre une soirée particulière pour dire non à l’insécurité et la criminalité urbaine. Depuis 20 heures locales, Butembo est abasourdie des brouhahas des sifflets, bidons, vuvuzela, sirènes, casseroles et autres tintamarres,… Certains ont pris d’assaut les principales rues pour des manifestations nocturnes spontanées. Ces manifestants ont répondu à l’appel du groupe de pression dénommé Véranda Mutsanga.

En effet, ce Groupe a appelé la population à observer une journée ville morte et à faire les tapages toute la nuit de ce 23 août 2017 pour protester contre la persistance de l’insécurité et la criminalité urbaine depuis plus de 6 mois. Ce phénomène dénommé « Kasuku » fait des nombreuses victimes, sans que les autorités proposent des solutions pratiques pour y mettre fin.

En l’espace de ces 6 derniers mois, c’est environs 550 cas d’incursions nocturnes dont des cas de viols, enlèvements et des assassinats qui ont été déplorés. Ces bandits armés opèrent par dizaines malgré les efforts d’une police sous équipée et en sous effectifs pour une ville de près d’1 million d’habitants.

Selon des sources locales, ce mouvement de protestation a été largement suivi à travers toute la ville et même ses périphéries. Plusieurs milliers d’habitants s’y sont impliqués. Alors que les autorités avaient appelées au boycott.

Pour mater les manifestants au courant de la journée, la Police a interpellé au moins 25 personnes. Mais ces interpellations n’auront pas réussi à calmer les esprits.

La Société Civile locale se réjouit de cette expression d’indignation et de protestation dont a fait montre les habitants de Butembo. Car, estime – t – elle, lorsqu’un peuple exprime son indignation, plus rien ne peut l’arrêter. Sauf, la solution à ses problèmes.

Les autorités sont donc invitées à agir pour endiguer l’insécurité ou à démissionner.

SYC