RDC : CNRJ condamne les braquages et appelle les autorités à mieux protéger les populations de Masisi

Goma, le 29 Juin 2018 – Le CNRJ-RDC est consterné par la répétition de cas de braquage sur les différentes routes du Nord-Kivu en général et celles du territoire de Masisi en particulier, et regrette que rien ne soit entrepris par les autorités afin de mettre un terme à ce système qui empêche de plus en plus la libre circulation des personnes et des leurs biens.

Au moins deux ONG internationales ont été victimes du braquage en pleine mission dans le territoire de Masisi au cours de ce mois de juin. Il s’agit de MSF-Belgique, en date du 12 juin sur la route Loashi-Nyabiondo, et WHH/AAA (Welthungerhilfe/Agro Action Allemande), en date du 28 juin 2018 à Kimoka, plus ou moins 3 km de Sake.

Sur la route entre Kitshanga et Mweso, le CNRJ enregistre chaque semaine plusieurs cas de braquage notamment à Tebero, Rugarama et Karton.

« Nous étions à une distance de moins de 500m de Kitshanga, lorsque 4 hommes armés, ont arrêté le conducteur de notre moto, ils nous ont ensuite forcé de leur donner tout ce dont nous possédions, ils nous ont dépouillé de tout nos biens, puis ils ont dit au conducteur moto de continuer le voyage, depuis ce jour là, je suis devenu misérable », a déclaré à CRJ-RDC, un homme de 48 ans.

Les autorités tant administratives que sécuritaires devraient tout faire pour assurer aux populations la sécurité nécessaire afin que celles-ci puissent circuler librement à l’intérieur du pays.

D’après le président de cette structure, Jean Claude Buuma Mishiki, « les autorités devraient également traduire les auteurs du phénomène braquage devant la justice afin qu’ils répondent de leurs actes».

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RDC : le transfert démocratique du pouvoir le 19 janvier 2019 sera l’un des héritages durables de Kabila (UK)

Kinshasa, le 16 juin 2018 – L’Ambassadeur du Royaume – Uni en RDC, Docteur John Murton pense que le transfert démocratique du pouvoir le 19 janvier 2019 entre le président de la République sortant et son successeur sera l’un des héritages de Joseph Kabila. Il a fait cette déclaration lors de son discours de circonstance à l’occasion de la fête de la Reine le 14 juin dernier.

“Depuis sa publication, le calendrier tel qu’annoncé suit son cours, en dépit de quelques défis. Nous attendons donc avec impatience le 19 janvier de l’année prochaine, lorsque le Président Kabila sera le premier président dans l’histoire du Congo à transférer le pouvoir pacifiquement à son successeur élu de manière démocratique. Ce sera l’un des héritages durables du Président”, a déclaré Dr John Murton.

Le Royaume – Uni salue les progrès réalisés à ce jour, par toutes les parties prenantes au processus électoral, notamment la CENI. Et il se dit prêt à offrir de l’aide supplémentaire si nécessaire, y compris pour l’analyse de l’utilisation de la machine à voter si la CENI le souhaite.

Parfois, a insisté l’Ambassadeur britannique, un avis technique indépendant peut aider à ramener la confiance et le consensus entre acteurs.

Respectueux de la souveraineté du Congo, le Royaume-Uni soutient le processus démocratique en RDC, y compris le processus électoral en cours. A ce sujet, soutient Dr John Murton, sa position est claire : le Royaume-Uni soutient le processus électoral mais ne supporte aucun parti politique au Congo, ni aucun candidat potentiel aux différents scrutins.

Dès lors, il appartient au peuple congolais de faire son choix conformément à sa constitution, de manière libre, équitable et crédible ; et que la vérité des urnes soit respectée par tous.

SYC

RDC : forces de sécurité parmi les présumés auteurs de crime contre l’humanité au Kasaï

Kananga, le 27 juin 2018 – Des forces de sécurité de la RDC sont pointées du doigt parmi les présumés auteurs de crime contre l’humanité et crime de guerre commis contre des populations civiles dans l’espace kasaïen depuis 2016. Des Experts de l’ONU ayant enquêté sur ces atrocités accusent également des milices locales. Des voix s’élèvent pour que ces auteurs  de ces crimes imprescriptibles répondent de leurs actes devant la justice internationale.

En effet, le bilan des affrontements entre les miliciens Kamuina Nsapu et les forces de sécurité, soutenues selon le rapport par les milices Bana Mura, est de plus de 3 000 morts et 1,4 million de déplacés.

« Certaines des exactions commises par les forces de défense et de sécurité, les milices Bana Mura et la milice Kamuina Nsapu constituent des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre, ainsi que des violations et des atteintes aux droits de l’homme », rapportent les enquêteurs de l’ONU qui citent des actes de meurtre, viol, réduction en esclavage, notamment sexuel, persécutions et autres actes inhumains.

Ces attaques, affirment – ils, ont été menées contre les populations civiles avec un caractère généralisé ou systématique, et dans la poursuite de la politique d’un Etat ou d’une organisation ayant pour but une telle attaque.

« Il est urgent de mettre en place une politique de désarmement des milices et un processus de réconciliation afin d’éviter une nouvelle vague de violences et permettre le retour des déplacés et réfugiés », ont indiqué les enquêteurs de l’ONU qui ont été mandatés en juin 2017, pour une période d’un an, par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

S’ils ont été autorisés à se rendre en RDC pour enquêter, ils déplorent cependant qu’un « très sérieux problème d’impunité subsiste au regard de l’ampleur et de la gravité des crimes commis ».

Ce rapport sera présenté devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 3 juillet 2018.

Des activistes des droits de l’homme estiment que ce rapport rédigé sur base des témoignages de 524 victimes, témoins et auteurs présumés, et l’examen des photos et des vidéos est nécessaire pour permettre aux instances habilitées d’enclencher des poursuites contre ces trois types d’auteurs présumés (à savoir : l’armée congolaise, la milice Bana Mura et la milice Kamuina Nsapu), y compris les plus hauts responsables, de ces actes de violence d’un niveau extrêmement élevé.

Pour rappel, la région du Kasaï a été le théâtre en 2016-2017 d’un violent conflit qui a débuté après la mort le 12 août 2016 du chef traditionnel Kamuina Nsapu.

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