RDC : UNICEF réintègre 30 000 enfants de l’espace kasaïen à l’école grâce à l’USAID et l’UKAid

Kinshasa, le 28 juin 2018 – La crise qui a affecté la région du Kasaï depuis deux ans, a impacté le secteur de l’éducation, en laissant de milliers d’enfants en dehors du système scolaire. Afin de répondre à cette situation, un accord de collaboration a été signé le 27 juin entre l’UNICEF, USAID et la Coopération britannique (UKAid) pour garantir un accès inclusif à une éducation de qualité à 30 000 enfants.

Pendant la crise au Kasaï, de nombreuses infrastructures scolaires ont été détruites ou pillées. L’accord de coopération signé entre l’UNICEF, USAID et la Coopération britannique prévoit de construire sur 59 sites scolaires 354 salles de classe temporaires et semi-permanentes conformes aux normes nationales et comprenant des infrastructures d’hygiène et d’assainissement dans les provinces du Kasaï-Oriental et du Kasaï-Central. Les écoles ciblées seront également équipées en mobiliers scolaires et matériels didactiques.

L’accord prévoit aussi d’assurer un meilleur suivi et une supervision pédagogique de qualité du personnel enseignant à travers la formation de 545 enseignants (30% de femmes) sur la méthodologie centrée sur l’enfant, l’environnement sûr et protecteur, l’approche communautaire, l’éducation à la paix et le soutien psychosocial. En outre, la mise en œuvre du projet privilégiera l’implication communautaire.

L’accord signé aujourd’hui s’inscrit dans le cadre du programme « ACCELERE! » conjointement financé par USAID et la Coopération britannique en partenariat avec le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC). Il a pour but de soutenir les priorités du Gouvernement dans le secteur de l’éducation et particulièrement l’enseignement primaire pour un montant de 180 millions de dollars américains sur 5 ans (2015-2020), dans les anciennes provinces du Katanga, Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental, Equateur, Sud-Kivu et Nord-Kivu.

Face à la crise humanitaire au Kasaï, le programme « ACCELERE ! » dans sa deuxième phase de mise en œuvre, accordera une attention particulière à l’éducation des enfants dans les situations d’urgence dans la région du Kasaï.

RDC : le transfert démocratique du pouvoir le 19 janvier 2019 sera l’un des héritages durables de Kabila (UK)

Kinshasa, le 28 juin 2018 – L’Ambassadeur du Royaume – Uni en RDC, Docteur John Murton pense que le transfert démocratique du pouvoir le 19 janvier 2019 entre le président de la République sortant et son successeur sera l’un des héritages de Joseph Kabila. Il a fait cette déclaration lors de son discours de circonstance à l’occasion de la fête de la Reine le 14 juin dernier.

“Depuis sa publication, le calendrier tel qu’annoncé suit son cours, en dépit de quelques défis. Nous attendons donc avec impatience le 19 janvier de l’année prochaine, lorsque le Président Kabila sera le premier président dans l’histoire du Congo à transférer le pouvoir pacifiquement à son successeur élu de manière démocratique. Ce sera l’un des héritages durables du Président”, a déclaré Dr John Murton.

Le Royaume – Uni salue les progrès réalisés à ce jour, par toutes les parties prenantes au processus électoral, notamment la CENI. Et il se dit prêt à offrir de l’aide supplémentaire si nécessaire, y compris pour l’analyse de l’utilisation de la machine à voter si la CENI le souhaite.

Parfois, a insisté l’Ambassadeur britannique, un avis technique indépendant peut aider à ramener la confiance et le consensus entre acteurs.

Respectueux de la souveraineté du Congo, le Royaume-Uni soutient le processus démocratique en RDC, y compris le processus électoral en cours. A ce sujet, soutient Dr John Murton, sa position est claire : le Royaume-Uni soutient le processus électoral mais ne supporte aucun parti politique au Congo, ni aucun candidat potentiel aux différents scrutins. Dès lors, il appartient au peuple congolais de faire son choix conformément à sa constitution, de manière libre, équitable et crédible ; et que la vérité des urnes soit respectée par tous.

De l’autre côté, 177 organisations de la société civile et des mouvements citoyens mettent en doute la possibilité d’avoir des élections crédibles, honnêtes, inclusives et transparentes cette année, tenant compte du blocage et le manque de volonté politique de la part de ceux qui sont au pouvoir.

A six mois des élections promises, des faits indiscutables jettent un lourd doute sur la crédibilité et l’intégrité du processus électoral tel que mené jusqu’ici par la CENI.

Il s’agit notamment du Fichier électoral peu crédible et peu fiable; d’une La loi sur la répartition des sièges peu valide ; du Recours à la machine à voter soulevant, pour mille et une raisons, des vives contestations au sein de la classe politique et de la population ; du climat de méfiance vis-à-vis de la CENI et l’absence de la concertation sincère et objective entre acteurs clés du processus ; de la liste des partis et regroupements politiques consacrant le dédoublement des partis de l’opposition et excluant d’importants acteurs du processus électoral ; du climat politique délétère ; et, d’une Cour Constitutionnelle privatisée.

Ces organisations invitent les différents partenaires de la RDC – la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), l’Union Africaine, l’Union Européenne, les États-Unis et les Nations Unies – à se tenir aux côtés du peuple congolais pour exiger des conditions propices à des élections réellement crédibles, transparentes, libres, inclusives et de qualité.

“Si les institutions actuelles, en plus d’être illégitimes, sont incapables de garantir rapidement ces conditions, d’autres options doivent être envisagées. Leur pouvoir ne repose déjà plus sur la constitution mais sur le consensus que représentait l’accord de la Saint-Sylvestre. Nous appelons toutes les Congolaises et tous les Congolais à travers le pays et à l’étranger à rester vigilants, débout, et mobilisés jusqu’à notre rêve d’élire nos propres dirigeants et d’avoir un nouveau système de gouvernance basé sur l’état de droit, les institutions fortes, et dans lequel les droits fondamentaux sont respectés”, insistent – elles.

SYC

RDC : un réseau opérationnel pour la protection des défenseurs des droits de l’homme au Kasaï Central

Kananga, le 26 juin 2018 – Le Réseau provincial de protection de défenseur des droits de l’Homme (RPPDDH) est opérationnel afin de répertorier les incidents liés à l’activité notamment des activistes, avocats, défenseurs judiciaires, journalistes, … dans la province du Kasaï Central.  Ces derniers sont souvent victimes des agissements des certaines autorités. D’où, la nécessité pour ce réseau de les identifier pour une meilleure intervention.

Beaucoup d’abus ont été enregistrés ces dernières années alors que la prise en charge de ces cas a été faible en défaveur de défenseurs des droits de l’Homme. Et, le danger ne cessait de grandir faute de l’existence de ce réseau.

“Ce réseau existait depuis 2008 avec l’accompagnement technique du Bureau conjoint de Nations-Unies aux droits de l’Homme (BCNUDH). Cependant, il a été confronté à des difficultés opérationnelles permettant un fonctionnement adéquat pour la prise en charge des cas en situation difficile. C’est ainsi que sa restructuration est intervenue grâce à l’accompagnement tant technique que financier du Centre Carter“, a indiqué Me Jasmine Katshunga, coordonnatrice REFEDEF.

Au total douze structures de protection des Droits de l’Homme composent ce Réseau, avec une répartition idéale de tâches pouvant permettre à qui veut recevoir ou bénéficier de ses services, à savoir où entrer et à qui s’adresser. Une recommandation majeure était reformulée par ses membres, les invités et autres parties prenantes sur place. Il s’agit du renforcement de capacités des animateurs du Réseau afin de les rendre efficace dans leurs interventions.

SYC