RDC : CODHAS appelle à la libération sans condition d’un activiste du CASC à Rutshuru

Rutshuru, le 23 juillet 2018 – Le Centre d’observation des droits de l’homme et d’assistance sociale (CODHAS) est préoccupé du procès ouvert contre l’activiste Elias Bizimungu, membre du Collectif d’actions de la société civile (CASC), arrêté lors d’une manifestation le 31 mai 2018 à Rutshuru. Il reste convaincu que cet activiste devrait être libéré, sans condition, d’autant plus que participer à une manifestation ou signer la lettre d’information ne  peuvent nullement constituer un crime devant faire l’objet d’un procès.

Depuis  jeudi 31 mai 2018,  seize jeunes parmi lesquels six filles, ont été arrêtés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC), réquisitionnées pour réprimer la marche pacifique pourtant annoncée par les organisateurs.

C’est le samedi, 2 juin 2018 que les seize manifestants ont été transférés au cachot de l’Auditorat militaire de Rutshuru. A cette occasion, trois parmi ces jeunes ont été libérés. Il s’agit de Muhindo Delphin et Patrick Mbale et  Badona Singirankabo. Mais, Elias Bizimungu, seul a été transféré à la prison centrale de Rutshuru.

Du 4 au 14 juin 2018 d’autres militants étaient libérés progressivement, Elias Bizimungu qui était mis à l’écart, tout simplement pour avoir apposé sa signature à la lettre d’information envoyée aux autorités annonçant la marche pacifique est restée dans la prison centrale sans avoir été auditionné.

« Participer a une manifestation pacifique et le fait d’apposer sa signature  une lettre d’information envoyée aux autorités ne peuvent pas faire l’objet des poursuites judiciaires», a rappelé Hervé Nsabimana, coordonnateur du CODHAS.

Rappelons qu’au mois de mars 2018, Monsieur Elias Bizimungu  a  été arrêté pendant 4 jours pour avoir dénoncé les tracasseries des militaires de l’auditorat Militaire de Rutshuru à la barrière de Nyongera. Depuis lors, il faisait l’objet d’autres menaces de la part des autorités de Rutshuru pour sa participation active dans les mouvements citoyens.

Depuis le 27 juin 2018, un dossier a été ouvert au tribunal de paix de Rutshuru sous RMP3258/CP/MDI/RP481, pour ce dossier il est poursuivi pour ;  rébellion et outrage à la magistrature. Prévu pour le 10 juillet 2018, l’audience a été reportée au 24 juillet 2018

« Considérant les charges retenues contre Elias, nous trouvons que c’est un montage et qu’en réalité le dossier est vide par contre nous nous inquiétons de l’influence qu’exerce certaines autorités de Rutshuru pour exiger sa condamnation lors de l’audience prévue le 24 juillet 2018 au Tribunal de pax de Rutshuru», a déclaré au CODHAS un membre de sa famille.

C’est ce mardi 24 juillet 2018 que va débuter la première audience du procès d’Elias Bizimungu arrêté depuis le 31 mai 2018 à Rutshuru pour avoir participé à une marche pacifique demandant la fin du kidnapping par le rétablissement de la paix. Le Collectif d’actions de la société civile (CASC) exige également sa libération.

SYC

RDC : REFEDEF déplore la montée de l’insécurité urbaine dans la ville de Kananga

Kananga, le 22 juillet 2018 – Les organisations du droit de l’homme, du réseau des femmes pour la protection des droits des enfants et de la femme (REFEDEF), de la province du Kasaï – Centre-ville de Kananga.

Jusqu’au 17 juillet 2018, environ 31 La commission de ces actes s’accompagne de meurtres, de blessures graves et de violences sur les femmes et les jeunes filles.

D’après les familles visitées par le REFEDEF, ces criminels s’opposent avec beaucoup de terreur, au nombre de 10 à 20 éléments, en militaire ou policier, parlant soit la langue locale, soit encore le swahili.) maison et promettent même pour certains .

C’est ce qui s’est passé entre les victimes, indique le REFEDEF, c’est de voir l’Autorité urbaine appuyée par le chef de l’Exécutif provincial, appelez la population à ne pas vouloir avec les services de l’ordre en dénonçant tout mouvement suspect dans leur milieu mais aussi à prendre en charge à se défendre.

“Pourtant, ce n’est pas encore devenu légitime, il s’appelait des notions concises et passait devant les armes. Comment un civil, est-il autorisé à porter des armes, peut-il même se défendre? La décision du commissaire principal de la police a déclaré déserteur et 150 policiers sans être désarmés, ajoute un communiqué officiel.

Le REFEDE a également été engagé par les structures et les rendez-vous toujours manquants, par la suite, promis par le secrétariat du secrétariat qu’une solution était envisageable. Les militaires du secteur opérationnel ont été transférés de leurs soldes de plus de deux mois. Des chefs des miliciens ayant sévis la province par des meurtres indéfinis sont gratifiés par l’autorité du nom de la paix et retournés dans leur village en triomphe.

Face à la situation de cette inquiétante, le REFEDE a suggéré aux AUTORITES Provinciales et Urbaines de ne pas de temps pour agir encore Perdre d’PAUVRES les Moins Appeler voiture, solution la au de la dépaysingan paiement de militaire, vista Dans Une et d » retraite examen .

Les autorités militaires et les policiers qui se sont rendus coupables de meurtres ont été déclarés «déserteurs» et ont été rendus coupables d’un crime ou d’un crime commis par la justice. Car, l’impunité ne peut jamais jamais favoriser la promotion de la paix; et l’accessibilité à une justice équitable améliorer les conditions de la vie des individus , ajoute le communiqué.

Par ailleurs, le REFEDEF invite les victimes d’actes divers à prendre des actions devant la justice et auprès de l’ONG de défendre leurs droits pour un accompagnement avéré.

SYC

RDC : deux journalistes détenus depuis quatre jours dans un cachot du Parquet de Kinshasa/Kinkole

Kinshasa, le 20 Juillet  2018 – Journaliste en danger (JED) exprime ses vives protestations à la suite de la détention, depuis quatre jours, dans les installations du Parquet près du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole, à l’Est de la capitale, des deux journalistes de la Radio Lisanga Télévision (RLTV), chaîne émettant à Kinshasa, capitale de la RD Congo.

Selon les témoignages recueillis par JED, Yolande Kusaya et Cédrick Kidimbu, respectivement  journaliste et caméraman de la RLTV, ont été arrêtés, le mardi 17 juillet 2018, par des agents de la police nationale congolaise dans la commune de la N’Sele où ils s’étaient rendu réaliser un reportage sur un conflit foncier.

Les deux journalistes accompagnés d’une stagiaire, Clarisse Tshishimbi, ont été conduits au Parquet près du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole où ils ont été longuement auditionnés autour de leur reportage. Clarisse Tshishimbi a été remise en liberté, sans condition, le mercredi 18 juillet 2018. Yolande Kusaya et Cédrick Kidimbu sont toujours détenus au cachot du Parquet sur instruction d’un Procureur de la République, instructeur de ce dossier.

Les trois journalistes ont effectué un déplacement dans la commune de la N’Sele, bourgade située à l’Est de Kinshasa, pour vérifier les allégations rapportées par un habitant de cette municipalité qui serait menacé de mort par le Bourgmestre de cette commune. Sa maison aurait été par la suite incendiée après le déguerpissement forcé.

Interrogé par JED, M. Kaly Kalonda, Coordonnateur de la RLTV, a déclaré que les informations rapportées par cet habitant de Kinkole à sa chaîne  n’ont jamais été diffusées : « Nous avions dépêché sur place à Kinkole les journalistes pour vérifier cette information avant toute diffusion. Le Procureur conditionne la libération des journalistes par le démenti de cette information. Hier (ndlr : le 18 juillet), nous avons obtenu sans condition la libération de notre journaliste-stagiaire. Le Procureur a refusé d’ordonner la libération des deux autres journalistes, à l’en croire, pour défaut de qualité. Les deux journalistes n’avaient pas sur eux leurs cartes de presse. Nous avons brandi au Procureur leurs ordres de mission dûment signés par  nous. C’est alors qu’il nous exige maintenant le démenti d’une information qu’on a jamais diffusée ».

Joint à son tour, le Bourgmestre de la commune de Kinkole, Augustin Nkama Indi, a nié le fait qui lui est reproché et son implication dans ce dossier foncier.

Journaliste en danger (JED) condamne sans réserve cette détention arbitraire des deux journalistes et exige par conséquent leur libération immédiate.

SYC