Détention prolongée et acharnement contre trois membres de l’ONGDH « Génération Lettre des Treize Parlementaires (GLTP/ONGDH) » à la Prison Centrale de Makala.

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) est vivement préoccupée par la détention prolongée et l’acharnement contre messieurs Raphaël Mutandila Ngalula, Gautier Madika Matungulu et Désiré Makonko Mbuila alias Lumumba, tous membres de l’ONGDH « Génération Lettre des Treize Parlementaires (GLTP/ONGDH) », basée à Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDCongo), incarcérés à la Prison Centrale de Makala (PCM), pavillon 7A. Description des faits La VSV est saisie de l’enlèvement depuis vendredi 27 juin 2014 vers 19 heures, de trois (3) membres de la GLTP/ONGDH, sur la Place des Artistes au Rond-point Victoire, commune de Kalamu par des policiers du commissariat de la Police Nationale Congolaise (PNC) à Kinshasa/Kalamu, district de la Funa qui les ont acheminés directement au cachot.

En effet, les victimes venaient de déclencher une grève de la faim dont la durée était prévue du 27 juin au 04 juillet 2014, à l’endroit susévoqué. Un jour après leur enlèvement, soit samedi 28 juin 2014, les trois (3) co-détenus sont conduits successivement au cachot du Commissariat Provincial de la PNC (ex IPKN) et lundi 07 juillet 2014, ils sont acheminés au cachot de la Direction Générale des Renseignements et Services Spéciaux (DGRS). Mardi 08 juillet 2014, les victimes sont de nouveau déplacées vers le cachot du Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe avant leur transfert jeudi 10 du même mois, à la Prison Centrale de Makala (PCM), pavillon 7A où ils continuent d’observer la grève de la faim, en dépit des appels du Procureur de la République les invitant à manger, en échange de leur libération.

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10 ans de massacre de Gatumba : HRW réclame justice

IMG_5874Human Right watch (HRW) exige que justice soit faite pour toutes les victimes du massacre de Gatumba. Dans un entretien accordé vendredi 15 août à Radio Okapi, la chercheuse de cette ONG américaine, Ida Sawyer, pense qu’il faut « donner un signe à tout le monde que ce type de crime n’est pas acceptable et ne restera pas impuni ».

Dans la nuit de mercredi à jeudi 14 août 2004, plus de 150 personnes de la communauté Banyamulenge avaient été massacrés dans un site du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Gatumba, au Burundi, non loin de la frontière avec la RDC. Les rebelles du Front national pour la libération (FNL) avaient revendiqué l’attaque.

10 ans après ce massacre, les survivants et les familles des victimes continuent à réclamer justice. Ils condamnent notamment l’indifférence de la communauté internationale face à ce qu’ils qualifient de génocide.

Human Right Watch réclame que les responsables du FNL dont les principaux sont connus et localisés soient « purement et simplement traduits en justice».

« La justice est importante pour les familles des victimes, les membres des familles des victimes. Il faut aussi que tous les responsables soient punis et traduits en justice », a affirmé Ida Sawyer.

Elle estime que c’est important de « donner un message aux autres personnes qui tenteraient de faire la même chose dans l’avenir »

« Il faut donner un signe à tout le monde que ce type de crime n’est pas acceptable et ne restera pas impuni », a ajouté la chercheuse de HRW.

Ida Sawyer invite aussi les autorités burundaises à « marquer cet anniversaire en montrant leur engagement pour mettre fin à l’impunité et donner la justice aux victimes et aux familles des victimes ».

Une cérémonie de commémoration a été organisée mercredi 13 août à Bujumbura. Le gouverneur et le président de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu ainsi que leurs vices y avaient pris part. Ils regrettent le silence qui entoure ce drame depuis une décennie et se sont engagés à faire pression sur la RDC, le Burundi et l’ONU pour l’organisation d’une enquête indépendante.

L’ASADHO exige la libération de tous les bénéficiaires de la loi d’amnistie

L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, est vivement préoccupée par la détention illégale de certains bénéficiaires de la loi d’amnistie et signataires de la fiche d’engagement dans les différents lieux de détention de Kinshasa.En date du 22 Avril 2014, Madame la Ministre de la Justice et des Droits Humains avait pris l’Arrêté

ministériel n°109/CAB/MIN/J DH/2014 du 14 avril 2014 en exécution de la Loi n°14/006 du 11 Février 2014 portant Amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques. Ainsi, les listes de bénéficiaires ont été publiées progressivement en mettant en liberté plusieurs personnes.

L’ASADHO constate qu’à ce jour, un bon nombre de ces bénéficiaires continuent d’être en détention irrégulière dans les différents cachots de la ville de Kinshasa dans l’indifférence totale des autorités tant politiques que judiciaires impliquées dans la gestion de ce dossier d’amnistie.
Il s’agit notamment des personnes suivantes :

  1. A la prison Centrale de Makala :
    Madame MUPEMBE Christine
    Madame ELUNGA MUNGA Beatrice
  2. Au cachot de l’Agence Nationale des Renseignements :
    Monsieur BISIMUA Onesphore
  3. A la Prison Militaire de Ndolo
    A. Dossier MUNENE
    1. Monsieur AWEWE Jean
    2. Monsieur AKEMBA EBAMO
    3. Monsieur MAKOLOKO MAMBIDI et consorts
    B. Dossier Ramassés de Kinshasa (8)

L’ASADHO estime que cette détention illégale tolérée par les personnes qui ont été désignées pour rendre effective la loi d’amnistie constitue une atteinte grave des droits fondamentaux consacrés par les instruments juridiques nationaux et internationaux.
Face à ce qui précède, elle recommande :

 Au Ministre de la justice et droits Humains de :

  • Ordonner dans le meilleur délai la mise en liberté de tous bénéficiaires de la loi d’amnistie
    identifiés dans le présent communiqué de presse;
  • Faire ouvrir des poursuites disciplinaires et ou judiciaire contre toutes les autorités judicaires impliquées dans la détention illégale de ces bénéficiaires de la loi d’amnistie ;

Aux Procureur Général de la République, Auditeur Général des FARDC et du Secrétaire Général à la justice de :

  • Exécuter l’Arrêté de la Ministre de Justice et des Droits Humains en libérant les personnes identifiées dans le présent communiqué de presse;
  • Mettre fin à tout acte de nature à porter atteinte aux droits fondamentaux reconnus aux bénéficiaires de la loi d’amnistie.

Télécharger le communiqué ici

Par Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO)