RDC : Le Chef d’antenne de HUMAN-RESCUE/Dungu abattu sauvagement

Le Corps sans vie de Dieudonné PAYMANGI, a été retrouvé à 19 km de DORUMA à Dungu le 28 décembre 2015. Le chef d’antenne de HUMAN-RESCUE/RDC-Dungu et Président FEC (Fédération des Entreprises du Congo) Dungu a été poignardé partout et pendu sur un arbre. Dans un communiqué officiel, cette ONGDH affirme n’avoir pas encore identifié les assaillants. Cependant, les rebelles de la LRA sont suspectés.

Les défenseurs des droits de l’homme de l’Organisation Nationale HUMAN-RESCUE/RDC sont en danger de mort dans la province de Haut-Uélé en RDC. Ils sont très préoccupés des menaces suite à la dénonciation des violations des droits de l’homme et l’intervention pour la protection des droits fondamentales de l’être humain ayant entrainé la mort de son chef d’antenne en Territoire de Dungu.

« Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore identifié les assaillants, mais suspectés les rebelles ougandaise de la LRA qui réveille les démons de l’insécurité », note le Communiqué .

Le coup perpétré dans le secteur de Dungu serait-il annonciateur d’autres actions punitives sur les populations civiles congolaises ?, s’interroge HUMAN-RESCUE/RDC qui estime qu’il y a lieu de le craindre, « surtout lorsque l’on pense dans la région de Beni, au Nord Kivu, une autre rébellion ougandaise, l’ADF-Nalu pour ne pas la citer, a signé dernièrement son énième massacre (plus de 21 personnes tuées) ».

Comme par hasard, constate HUMAN-RECUE/RDC, trois forces négatives étrangères (LRA, ADF-Nalu, FDLR) semblent avoir décidé de défier les forces de défense de la RDC au moment où celles-ci sont en conflit ouvert avec la Communauté Internationale. Allusion faite notamment à Joseph Kony et sa bande activement recherchés par des officiers de renseignements américains et les FARDC.

Considérant le défi de ces rebelles qui seraient loin de s’avouer vaincus, HUMAN-RESCUE/RDC recommande au Gouvernement Congolais de protéger les défenseurs des droits de l’homme dans leur travail, de mettre hors d’état de nuire tous les ennemis des paisibles citoyens, de poursuivre tous les défenseurs de l’impunité et surtout, d’intervenir à temps lorsqu’il y a des appels de détresse.

Il y a donc nécessité pour l’Etat congolais de mettre fin à l’activisme du groupe armé de la LRA en le boutant hors du territoire de la RDC et en sécurisant les provinces de Haut et Bas Uélé.

SYC

Ci – Joint : Le COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA MORT DE CHEF DANNTENNE

RDC : ACAJ appelle à la libération des prisonniers politiques et d’opinion

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) appelle Joseph Kabila Kabange, à faire libérer les prisonniers politiques et d’opinion. « Nous appelons vivement le Chef de l’Etat à faire libérer les détenus politiques et d’opinion pour faire conformer la RDC à ses obligations internationales relatives au respect des droits de l’homme et principes de la démocratie » a déclaré Me Georges Kapiamba, Président de l’ACAJ.

Dans un communiqué officiel, elle rappelle que lors de son allocution faite le 28 novembre 2015 à la Nation, le Chef de l’Etat a annoncé l’organisation du dialogue politique national et des mesures individuelles de grâce ainsi que des instructions données au Gouvernement pour la libération des prisonniers politiques et d’opinion.

« L’ACAJ constate avec préoccupation qu’un mois après, les détenus politiques et d’opinion ne sont pas libérés », précise le communiqué.

Il s’agit de MM. Eugène DIOMI NDONGALA, Eric KIKUNDA, Vano KIBOKO, Jean-Claude MUYAMBO, Christopher NGOIE, Freud BAUMA, Yves MAKWAMBALA, Jerry OLENGA, Paulin LODY, NGUWA Léon, NUMULINDA BOKURU Joêl, BONGOMISA NZINGA Giresse, détenus à la prison de Makala à Kinshasa; Paul KIKUKAMA, à la prison de la Kasapa à Lubumbashi; et KOMBI Narcisse Juvin, BYUMANINE Pascal, FUMBU Innocent, WETEMWAMI HESHIMA SAIDI, SEMUNDA RWAMAKUBA Gervais, KATEMBO KALINDALO Nelson, KAMBALE MUHASA Jonathan, KAKULE KILALA Osée, SEMIVUMBI Jojo, MUMBERE Espoir, BENU BAHATI et LONGALE MATESO, à la prison de Munzenze à Goma.

Le même communiqué évoque également le cas de Jean-Marie KALONJI, qui a été enlevé le 15 décembre 2015 à Kinshasa. Ce dernier, souligne ACAJ, est toujours détenu au cachot de l’ANR sans droit de visite familiale, ni d’assistance de son conseil.

Des menaces d’arrestation pèsent sur M. Joseph OLENGA NKOY, président du parti de l’opposition « Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité » (FONUS) et est tenu de comparaitre aujourd’hui devant un magistrat du Parquet Général de Kinshasa/Gombe, à la prison de Makala, pour être entendu pour la deuxième fois sur ses activités politiques qualifiées à tort « d’atteintes à la sûreté intérieure de l’Etat », et ce, en violation de l’article 8 de la Constitution.

Au demeurant, l’ACAJ attend un signal fort de la part du Chef de l’Etat. « C’est de cette façon qu’il concrétisera sa promesse, faite le 28 novembre 2015, de travailler à l’apaisement des esprits et la réconciliation nationale avant l’organisation des élections attendues par la population en 2016 », a conclu Georges Kapimba.

SYC

Ci – Joint : LE COMMUNIQUE DE PRESSE ACAJ

RDC : Un procès de Génocide buté au manque de moyens financiers et logistiques

L’ASADHO et JUSTICIA asbl s’inquiètent du manque des moyens financiers et logistiques des autorités judiciaires civiles de Lubumbashi qui ne leur a pas permis ou ne leur permettra pas d’approfondir les investigations et mieux organiser ce procès conformément aux standards requis en matières des crimes de la compétence de la Cour pénale internationale. Le procès porte sur les 34 pygmées et bantous poursuivis pour crimes contre l’humanité et crimes de génocide perpétrés réciproquement par les milices de ces deux communautés entre juillet et août 2014 dans les territoires de Manono et Kabalo (province du Tanganyika).

Dans un communiqué conjoint, ces deux ONGDH demandent au gouvernement de mettre, de manière permanente, des moyens logistiques et financiers à la disposition des Parquets Généraux et Cours d’Appel pour la répression des crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crime de génocide. Aussi lui recommandent – t – ils, la mise en place d’un fonds public en vue de dédommager les victimes des crimes graves en RD Congo.

Lors de la huitième audience de ce procès du 30 novembre 2015, la Cour d’Appel, face à la non – comparution de certains témoins à charge et à décharge qui sont à Manono et à Kabalo du fait des difficultés logistiques du Greffier de notifier les exploits judiciaires aux concernés, a renvoyé l’affaire au 11 janvier 2015.

Les deux organisations rappellent qu’à la septième audience du 26 octobre 2015 à Lubumbashi, la Cour d’Appel, après avoir poursuivi avec l’instruction de l’affaire en interrogeant 23 prévenus sur les circonstances de leur arrestation à Manono et à Kabalo, avait renvoyé l’affaire au 30 novembre 2015 en vue de donner suffisamment du temps, d’une part, au Greffier pour signifier les notifications aux témoins, et d’autre part, aux avocats des victimes de rencontrer les victimes qui sont à Manono (situé 750 km de Lubumbashi) et à Kabalo (situé à 900 km de Lubumbashi).

Ces ONGDH qui suivent de près le déroulement de ce procès constatent que de nombreux chefs de guerre de ces milices ethniques ainsi que de nombreuses autres personnes impliquées dans ces crimes graves n’ont jamais été arrêtées et circulent librement à Kalemie, Nyunzu, Kabalo et Manono.

De même que la plupart des victimes de ces exactions habitant dans le Tanganyika, ne participent pas à ce procès, et de nombreux témoins à charge et à décharge auront du mal à y participer.

L’ASADHO et JUSTICIA asbl tirent la sonnette d’alarme sur l’importance que revêt cette affaire judiciaire. Elles déplorent les nombreux crimes graves impunis commis par les milices pygmées et bantous depuis le début de 2013, ainsi que le manque des moyens que connaissent la Cour d’Appel, le Parquet Général, les avocats commis d’office pour assister les victimes et prévenus.

Tout en se félicitant de l’organisation de ce procès qui aura le mérite de contribuer à lutter contre l’impunité dans le Tanganyika à la suite des violences interethniques, elles demandent au gouvernement d’appuyer la justice civile des moyens conséquents pour aboutir à une meilleure administration de la justice et un procès juste et équitable relatif aux crimes contre l’humanité et génocide.

SYC

Ci – Joint :

Le Communiqué sur le Procès des 34 pygmées et bantous poursuivis pour crimes contre l’humanité