RDC : Les citoyens du Kongo Central, Kwango et Kwilu appelés à se mobiliser pour l’enrôlement et à documenter les bonnes pratiques électorales

Kinshasa, le 22 mai 2017 – L’équipe du projet «Action Citoyenne de Proximité pour les Elections Démocratiques dans les provinces du Kongo Central, ex-Bandundu et Kinshasa» entame depuis le 21 mai une tournée dans les provinces du Kongo-Central et de l’ex-Bandundu. Objectif : faire la restitution de la revue à mi-parcours du projet auprès des bénéficiaires directs, documenter les succès et les bonnes pratiques électorales, accompagner les NOLEC dans la sensibilisation de proximité sur l’enrôlement des électeurs dans ces deux provinces où ce processus vient d’être lancer par la CENI.

«La sensibilisation et mobilisation de proximité cible cette fois-ci les élèves des 5ème et 6ème années des humanités qui voteront pour la première fois aux prochaines élections pour les inciter à s’enrôler massivement en vue de jouir de leur droit civique de vote ainsi que l’améliorer de la participation de la femme dans le processus électoral », a précisé Jonas Tshiombela, gestionnaire du projet. Cette activité se développera en parfaite collaboration avec les antennes locales de la CENI a-t-il conclu en laçant l’appel à la mobilisation générale de la population à participer à cette opération.

Les différentes activités de la mission se dérouleront simultanément à Boma, Matadi, MbanzaNgungu, Kikwit, Masima-Nimba ainsi qu’à Kenge. Les Organisations de la société civile locales, les autorités locales, les autorités coutumières et religieuses ainsi que les journalistes membres des Noyaux locaux d’éducation civique et électorale (NOLEC) vont échanger sur le résultat de l’évaluation à mi-parcours du projet et élaborer les documents des succès et bonnes pratiques électorales à la base. Profitant de l’opération de l’enrôlement des électeurs en cours dans la zone couverte par le projet, les sept NOLEC vont sensibiliser la population avec un accent particulier sur les femmes et les finalistes et pré finalistes du degré secondaire ainsi que les nouveaux majeurs, à s’enregistrer massivement.

Rappelons que le projet «Action Citoyenne de Proximité pour les Elections Démocratiques dans les provinces du Kongo Central, ex-Bandundu et Kinshasa» a pour objectif global de contribuer à la promotion, à l’appropriation et à la pérennisation des bonnes pratiques et culture électorale durables au sein des communautés locales des zones concernées.

Il est mis en œuvre depuis juin 2015 par la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) en partenariat avec Pax Infos et bénéficie de l’appui financier de l’Union Européenne pour une période de 36 mois. Après le Kongo-Central et l’ancien Bandundu, les mêmes activités vont se dérouler à Kinshasa dans les communes de Kimbanseke, N’sele et Maluku (Mbankana).

SYC

RDC : ACAJ condamne l’usage excessif d’armes létales par les forces de l’ordre contre les BDM et Kamuina Nsapu

(Kinshasa, le 14 février 2017) – Dans un communiqué officiel, l’ACAJ condamne « l’usage disproportionné et excessif d’armes létales » par les forces de l’ordre dans les opérations de rétablissement de l’ordre public ainsi que des violations des droits de l’homme qui en sont restées. Elle s’inquiète profondément de l’ampleur que les violences ont prise dans les provinces concernées et le recours systématique à la force que privilégie le Gouvernement en lieu et place d’une gestion politique et pacifique desdites tensions.

Depuis le mois d’aout 2016, les provinces de Kasaï, Kasaï-central et Kasaï-Oriental sont devenus de nouveaux foyers de tensions résultant de la mauvaise gestion par les pouvoirs publics des conflits coutumiers. Les opérations de rétablissement de l’ordre public conduites par les forces de sécurité ont entrainé plusieurs violations graves des droits de l’homme dont des arrestations et détentions arbitraires, exécutions sommaires, extorsions des biens, incendies et destructions méchantes des maisons d’habitation, et ce, principalement à Kananga, Tshimbulu, Kazumbu, Ndemba, Dibaya, Kabeya-Kamwanga, Miabi, Tshikapa …

Dans la province du Kongo-central, des personnes ont été tuées à Kimpese et Banza-Ngungu à l’occasion des échauffourées ayant opposé les forces de l’ordre aux membres du parti politique « Bundu Dia Mayala », que dirige le député Ne Muanda Semi.

A Kinshasa, deux résidences du député Ne Muanda Semi, situées respectivement dans les communes  de Ngaliema et Ngiri-Ngiri, ont été assiégées par les forces le 13 février 2017 et des accrochages y ont été signalés. Des cas de blessés graves, de mort et d’arrestation ont été rapportés à l’ACAJ par plusieurs sources concordantes.

Face à cette situation, l’ACAJ recommande :

Au Gouvernement de la RDC, de conformer toutes ses opérations de rétablissement de l’ordre public aux principes des droits de l’homme et solliciter la collaboration de la MONUSCO pour mener une enquête conjointe indépendante, impartiale et exhaustive sur l’ensemble de ces événements ;

A la MONUSCO, de s’assurer que le Gouvernement de la RDC respecte ses obligations internationales en matière de protection des populations civiles, informer le Conseil de Sécurité de toutes les violations des droits de l’homme et lui recommander des mesures urgentes qui s’imposent ;

Aux organisations humanitaires, d’apporter une assistance alimentaire et sanitaire aux populations affectées par ces événements dans les provinces de Kasaï, Kasaï-central, Kasaï-Oriental et Kongo-central.

SYC

Préparatifs de la marche du 26 mai, huit opposants arrêtés par l’ANR à Matadi

(Matadi, le 24 mai 2016) – Au total, (huit) 8 opposants tous militants de trois partis dont l’Union pour la Nation congolaise (UNC), Renaissance du Congo (RECO) et Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR) ont été arrêtés lundi dans la soirée par les agents de l’Agence National des Renseignements (ANR). Ils se réunissaient dans la résidence de l’interfédéral de l’UNC/Kongo Central en vue de préparer la marche annoncée le 26 mai sur toute l’étendue de la République à l’initiative de la Dynamique de l’opposition et de la Société civile. Ils sont transférés au Parquet Général où s’effectue l’instruction de leurs dossiers.

D’après des sources locales, ces opposants seraient accusés de désobéissance à l’autorité. Le Tribunal de Paix de Matadi serait en attente de leurs dossiers pour la tenue d’un procès en flagrance avant la fin de la journée de mardi 24 mai 2016.

Des voix s’élèvent pour condamner cette attitude répressive des autorités congolaises devraient pourtant garantir à tous les citoyens le respect de libertés publiques, y compris celle de se réunir, telle que stipulée par la constitution en son article 25.

« La liberté de réunion est une des libertés publiques garanties par la constitution congolaise. C’est très inquiétant que chaque jour qui passe nous vivons un tel rétrécissement de l’espace politique et que les libertés publiques soient autant bafouées par ceux qui sont censés les garantir. Se réunir, manifester publiquement, s’exprimer est un droit pour tous », a indiqué Me. Bibiane Bakento de l’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO).

Des personnes arrêtées, sept ont été transférées ce matin au Parquet Général, et l’une d’entre – elle, M. Abdul Rosand, Président de la Fédération des jeunes de l’UNC, reste encore en détention à l’ANR / Matadi.

Pour rappel, la marche a pour objectif de protester contre les massacres et de dénoncer l’arrêt Cour Constitutionnelle a rendu son arrêt sur la requête en interprétation de l’article 70 dans lequel elle estime que pour éviter un vide institutionnel et préserver la continuité de l’Etat, le Président de la République devrait rester en fonction jusqu’à l’installation du nouveau Président élu.

SYC