RDC : La VSV exige la libération immédiate de Joseph Bopupa, Président de la Société Civile de Bolomba (Equateur)

Kinshasa, le 04 Octobre 2017 – La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) est vivement préoccupée par l’arrestation suivie de la détention au cachot de la Police Nationale Congolaise (PNC), le 29 septembre 2017, de monsieur Joseph BOPUPA, Président de la Société Civile de Bolomba sur ordre de l’Administrateur du Territoire de Bolomba, province de l’Equateur.

En effet, l’arrestation du Président de la Société Civile de Bolomba est relative à ses activités de promotion et défense des droits de l’homme dans cette partie de la République Démocratique du Congo. Ce dernier ne cesse de dénoncer au jour le jour les violations des droits de l’homme et autres abus qui se commettent à Bolomba, province de l’Equateur. Il sied de noter qu’avant son arrestation, M. Joseph BOPUPA s’était montré critique de la gestion de l’Administrateur du territoire de Bolomba.

Sur un autre registre, la VSV condamne avec la dernière énergie l’enlèvement, à Kinshasa,  de monsieur Emmanuel Cole, Président de l’ONG « Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP)», dans la nuit du 23 au 24 septembre 2017 par des éléments de la PNC.

Des éléments de la PNC en tenue et sans aucun titre ni autres documents  ont surgi au domicile de M. Emmanuel Cole qu’ils ont fouillé de fonds en comble. La victime a été amenée manu militari au bureau du Commissariat provincial de Kinshasa situé à côté de l’Institut Supérieur de Commerce (ISC)/Gombe où elle avait été placée en détention jusqu’au petit matin, et ce, avant d’être libérée sans autre forme de procès.

Il sied de relever que pendant la fouille de la maison de M. Emmanuel Cole, les éléments de la police dépêchés sur les lieux réclamaient son passeport et ses autres pièces d’identité.

C’est ici l’occasion de dénoncer les arrestations arbitraires, détentions illégales, enlèvements, menaces de mort et autres intimidations voire même des assassinats dont les Défenseurs des Droits de l’Homme (DDH) font l’objet dans le cadre de l’exercice de leurs activités de promotion et défense des droits de l’homme.

En tout état de cause, il est inadmissible que les Défenseurs des doits de l’Homme qui font un travail noble pour le bien-être de la personne humaine et le développement de la République Démocratique du Congo se sentent en insécurité permanente suite aux menaces de mort et autres intimidations dont ils sont victimes.

Pour la VSV, les autorités congolaises ont  l’obligation d’assurer une étroite collaboration avec les Défenseurs des droits de l’Homme et de garantir à ces derniers, la sécurité et la protection afin de leur permettre d’exercer en toute quiétude leur travail de promotion et  défense des droits de l’homme.

Eu égard à ce qui précède, la VSV exige des autorités congolaises:

  • La libération immédiate et sans condition de monsieur Joseph BOPUPA, Président de la Société Civile de Bolomba, province de l’Equateur ;
  • La collaboration étroite avec les Défenseurs des droits de l’Homme dans l’exercice de leur travail afin de garantir leur sécurité et protection conformément aux instruments régionaux et internationaux relatifs à la protection des DDH ratifiés par la RDCongo ; 
  • L’indemnisation de MM. Emmanuel Cole et Joseph BOPUPA pour les préjudices subis.

VSV (SYC)

RDC : NODRI alerte sur la situation préoccupante occasionnée par la présence des réfugiés centrafricains au Nord et Sud Ubangi

Mbandaka, le 28 Août 2017 – L’Organisation de la Société Civile « Nouvelles Dynamiques pour le Développement Rural Intégral » (NODRI) alerte les autorités congolaises et la communauté internationale sur la situation préoccupante occasionnée par la présence des réfugiés centrafricains dans le Nord et Sud Ubangi, provinces de la Rd Congo situées à la frontière avec la République Centrafricaine.

En effet, NODRI constate que le conflit en République Centrafricaine continue à déverser sur le sol congolais, précisément dans l’espace Equatorien, un nombre de plus en plus élevé des réfugiés centrafricains fuyant la guerre dans leur pays. Ils seraient présentement environs plus de 150 000 y compris ceux qui habitent les anciens camps à l’instar d’Inke au sud de Gbadolite depuis près de 6 ans, de Mole-Zongo et Boyabu-Libenge dans la province du Sud Ubangi.

« Les nouveaux arrivants vivent le long de la rivière Ubangi de Yakoma jusqu’à Mobayi Mbongo et même à Gbadolite. Beaucoup traversent sans être désarmés. Ils vivent à la belle étoile, dans les écoles, les Eglises ou dans des familles d’accueil. Ce que l’on peut craindre dans cette zone, c’est la famine généralisée, les maladies et épidémies de tout genre, le VIH SIDA, etc. », a indiqué Dieudonné Nzabi, de NODRI.

NODRI exprime son inquiétude face au trafic présumé d’armes de guerre et de chasse qui est signalé dans cette zone où l’exploitation et le trafic de l’or ainsi que du diamant sont courants.  Ainsi, les intérêts des différents groupes armés ainsi que ceux des exploitants peuvent un jour se bousculer et engendrer des violences avec toutes leurs conséquences : violences sexuelles, enfants soldats, tueries, braconnage dans les forêts transfrontalières, guerres d’agressions et d’occupations des terres. Pour le moment, cette partie du pays est à considérer comme une potentielle zone à risque sur le plan sécuritaire.

NODRI déplore le fait que plusieurs cris d’alarme ont été lancés par la Société Civile locale sans que l’intervention du Gouvernement congolais, du Haut Commissariat pour les Réfugiés et des autres organismes internationaux en termes d’appuis humanitaires ne suive. Alors qu’il s’agit des mouvements prévisibles d’autant plus que la RCA, malgré les élections qui s’y sont tenues l’année dernière, l’instabilité reste persistante.

Par conséquent, NODRI lance un appel au Gouvernement de la RDC et à toute la Communauté internationale afin de prendre au sérieux cette crise humanitaire et cette menace sécuritaire dans le Nord et Sud Ubangi. Car, prévient – t – elle, un autre foyer de tensions en RDC risque d’y voir le jour. Et donc, c’est le moment d’agir avant que la situation ne se dégrade davantage.

SYC

RDC : Appel à la prise de conscience et à l’action pour le développement du Grand Equateur

Mbandaka, le 28 Août 2017 – L’Organisation de la Société Civile « Nouvelles Dynamiques pour le Développement Rural Intégral » (NODRI) est préoccupée par les réalités socio-politiques et économiques alarmantes dans lesquelles vivent les populations du Grand Equateur démembré en 5 nouvelles provinces, à savoir : Equateur, Mongala, Nord Ubangi, Sud Ubangi et Tshuapa. Elle appelle à la prise de conscience et l’action pour le développement de cette partie du pays.

NODRI constate que si la paix apporte le bonheur et la prospérité dans le pays, la paix vécue dans le Grand Equateur rime, elle, avec la pauvreté généralisée, l’injustice au quotidien, le délabrement très avancé des infrastructures sociales de base, l’enclavement, le retour à la navigation sur des radeaux du 18ième siècle, l’exploitation en désordre et illégale des forêts, etc. Qui dire des « 5 chantiers » et de la « Révolution de la modernité » ? Un véritable mirage pour les équatoriens !

NODRI note que pour ces populations, la politique, les élections apparaissent comme une farce organisée par le pouvoir en place qui ne veut nullement le quitter jusqu’à preuve du contraire. La CENI va de contradiction en contradictions et d’erreurs en erreurs à travers des déclarations et décisions. Ce qui met en cause son indépendance vis-à-vis de la machine gouvernementale guidée par la Majorité Présidentielle.

Par conséquent, NODRI en appelle à tous ceux qui croient encore au Développement de la RDC tout entier et particulièrement du Grand Equateur pour leur dire que c’est le moment de relancer le processus de développement de l’espace équatorien qui garde encore tous ses atouts et ses opportunités intacts.

NODRI reste convaincu qu’il y a lieu d’œuvrer pour relever les défis de la réhabilitation des concessions agro-industrielles, du balisage du fleuves et des rivières, du flux régulier des bateaux courriers sur les biefs navigables, de réhabilitation des routes et chemins de fer, de la desserte des aérodromes et aéroports régulièrement desservis par des compagnies aériennes fiables, d’exploitation légale des forêts et leur bonne gestion en tenant compte de la redistribution des richesses, la promotion de l’écotourisme, de la cohabitation harmonieuse des tribus et ethnies diverses, de la gouvernance par des hommes intègres et non des politiciens fabriqués ailleurs, …

« N’est-ce pas que cette paix pour la préserver durablement il faut lui attribuer un prix qui ne peut être que la mobilisation positive des ressources disponibles ? Sinon, personne n’oubliera les époques de la colonisation et du mobutisme », a déclaré Dieudonné Nzabi, Président de l’ONG NODRI.

NODRI invite les populations du Grand Equateur à ne pas se laisser influencer par des considérations ethnico-politiques, des hégémonies géopolitiques ; des attitudes de stigmatisation et de marginalisation. Car, estime – t – elle, celles-ci ne feront que renforcer les violations des droits humains, l’injustice, les conflits identitaires, la pauvreté, le sous développement et ses corollaires des malheurs. La province de l’Equateur faisant partie intégrante de la RDC, son développement et sa stabilité valent aussi pour la prospérité de l’ensemble du pays.

Face à l’urgence et la nécessité d’agir, NODRI interpelle les décideurs qui sont dans des différentes Institutions, à l’instar de : la Présidence de la République, la Primature, l’Assemblée nationale, le Gouvernement central, les Gouvernements provinciaux à assumer leurs responsabilités. Et aux Organismes internationaux, Partenaires Techniques et Financiers et autres Investisseurs privés d’accompagner le Grand Equateur dans ce processus d’autant plus qu’il regorge de ressources naturelles considérables et humaines capables de soutenir son développement durable.

SYC