Sankuru : Une radio fermée en représailles contre un dissident

Des journalistes de Radio Okapi en studio à Kinshasa.

Kinshasa, le 18 Septembre 2015

Journaliste en danger (JED) est consternée par la fermeture de la Radio Owoto, station émettant à Katakokombe, cité située à 125 Km de Lodja, chef-lieu de la nouvelle province de Sankuru (Ouest de la RDC) et propriété de M. Christophe Lutundula Pene Apala, député national et membre du groupe de sept partis politiques qui ont fait dissidence dans la majorité présidentielle et qui exigent du Président Joseph Kabila le respect de la Constitution qui limite à deux ses mandats présidentiels.

Selon les informations parvenues à JED et confirmées par une autorité locale de Katakokombe, les équipements de la Radio Owoto ont été emportés, jeudi 17 septembre 2015 vers 14 heures, par M. Robert Kambale Kasese, adjoint du responsable local de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), accompagné des quelques éléments des Forces Armées lourdement armés.

Parti de Lodja, l’administrateur adjoint provincial de ce service des renseignements communément appelé «Redoca »  s’est rendu personnellement, jeudi 17 septembre 2015, dans les installations de la Radio Owoto où il a intimé l’ordre aux militaires de déconnecter tous les équipements de ce média avant de les emporter à la résidence de M. Emile Oshunga, Administrateur du territoire de Katakokombe. Escorté par une jeep des FARDC, il s’est de nouveau présenté, vendredi 18 septembre 2015 vers 3 heures du matin au domicile de l’Administrateur du territoire d’où il a emporté à Lodja le matériel de travail consigné de ce média, composé de l’émetteur, du mixeur, des micro, etc.

Contactée par JED, une autorité administrative locale a déclaré que M. Robert Kambale leur a dit agir sur ordre de la « haute hiérarchie ».

Journaliste en danger (JED) condamne avec véhémence cet acte de représailles  politique dont un média est victime.

JED demande instamment aux autorités nationales et locales concernées de ne pas mêler la presse dans leurs conflits politiques et d’ordonner la restitution sans conditions des équipements de la Radio Owoto afin de lui permettre de reprendre ses activités.

Pour tout contact :

Journaliste en Danger (JED)

374, avenue Colonel Mondjiba, complexe Utexafrica, galerie Saint Pierre, Commune de Ngaliema, Kinshasa/RD Congo

Téléphone : +(243) 99 99 96 353, +(243) 81 99 96 353

jedkin@jed-afrique.org

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Agression des prêtres et religieuses à Lodja : liberté d’expression menacée par l’intolérance politique

COMMUNIQUE N°0011/NSCC/2014

Kinshasa, 05 Novembre 2014. Des violents incidents ont éclatés à Lodja dans la Province du Kasaï Oriental, ces 12 et 13 Octobre 2014. Un groupe des jeunes visiblement instrumentalisés ont réussi à vandaliser les couvents des religieuses et s’en sont pris aux prêtres et aux religieuses. Le mobile de leur agression : la non digestion de la lecture du message de la CENCO au cours de la messe. Plusieurs suspects sont cités dans cette sorte de l’expédition punitive menée contre les prêtres et religieuses de l’Eglise catholique à Lodja.

Cette expédition punitive aurait été conduite par un certain Mr. DIUMA Boniface, ONEMA et OKANGADO PAPY non autrement identifiés et visiblement tenant d’une opinion politique hostile au message des évêques.

Bilan : Meubles et vitres cassés, des Panneaux solaires hors services, Monsieur l’Abbé Pascal Djongelo grièvement blésées avec une jambe fracturée et la Soeur Hélène Komba rouée de coup et dénudées et traumatisées contrairement aux bonnes moeurs et la culture africaine du
respect de la femme.

Si cette situation demeure impunie l’avenir du processus démocratique et électoral dans notre pays risque d’en prendre un sérieux coup à cause de la culture de l’intolérance politique et le reniement de la liberté d’expression aux pasteurs de l’église catholique. La NSCC est extrêmement inquiète et en appelle aux leaders politiques à l’encadrement de leurs militants par éducation réellement civique et patriotique axée sur les valeurs démocratiques pour lesquelles ils se battent en vue de leur ancrage dans notre société. Par ailleurs, la NSCC s’interroge où étaient les éléments de la police nationale en ce moment là ? Pourquoi les services de sécurité et de renseignement de la place n’ont-t-ils pas su détecté cette situation à
temps ? Difficile à répondre en dehors d’une inquiète impartiale.

Pour toutes ces raisons

La NSCC exige qu’une enquête indépendante soit ouverte pour faire la lumière sur ces incidents d’intolérance politique qui menace la liberté d’expression dans notre pays et que les coupables soit déférés devant la justice.

Coordination Nationale
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