RDC : la famille de Prosper Tunda en insécurité à Kinshasa et à Kindu (FBCP)

Kinshasa, le 3 juillet 2018 – La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) affirme être préoccupée par l’insécurité grandissante à laquelle est exposée la famille de Prosper TUNDA, président des chefs coutumiers du Maniema et ancien gouverneur élu de cette province avant l’annulation en mars 2018 de son élection par la Cour d’appel de Kindu. Cela à la faveur de la requête formulée par la Majorité présidentielle.

En effet, rapporte la FBCP, le 2 juillet 2018 vers 17h00, sept personnes inconnues ont agressé deux garçons de Prosper Tunda, à savoir : Messieurs LOKALE TUNDA Junior et OMBA TUNDA Michael à la hauteur de l’ASSENAF sur l’avenue ex 24 novembre à Kinshasa. A la suite de cette agression, LOKALE TUNDA Junior était gravement blessé et amené d’urgence à l’hôpital du cinquantenaire de Kinshasa pour les soins médicaux appropriés.

“Selon les informations en notre possession, deux agresseurs étaient arrêtés et transférés au Parquet de Grande Instance de la Gombe. Le 03 juillet 2018 à 3 heures du matin, un groupe des personnes armées non identifiées a visité la résidence familiale à la commune de Bandalungwa et a emporté des biens des valeurs”, déplore le même communiqué.

Dans la même nuit, poursuit la FBCP, la résidence de Prosper TUNDA se trouvant dans la province de Maniema était aussi visitée par les éléments non identifiés et emportés des biens des valeurs.

“Compte tenu de toutes ces menaces à son endroit et de sa famille, la FBCP pense qu’il y a manipulation à caractère politique quelque part parce que selon les informations, l’honorable Prosper TUNDA est suspecté d’être un homme de l’EX. Gouverneur de Katanga Moise KATUMBI CHEPWE“, a écrit Emmanuel Adu Cole, président de la Fondation Bill Clinton Pour la Paix.

Face à cette situation, cette structure demande aux autorités politico-administratives compétentes de tout faire pour assurer la sécurité de Prosper TUNDA et de sa famille sur toute l’étendue du territoire national.

SYC

RDC : AFEJUCO plaide pour la solidarité humanitaire en faveur des déplacés internes du Maniema

Kindu, le  02  juillet  2018 – L’Association de femmes juristes congolaises (AFEJUCO) est consternée par la situation humanitaire des personnes déplacées au nombre de 5 660 dont 2 060 femmes à travers le Maniema. Elle invite l’Exécutif provincial à prendre des mesures qui s’imposent pour mettre fin à l’activisme des groupes armés et les humanitaires à intensifier la mobilisation de l’aide pour secourir ces déplacés internes.

A en croire l’AFEJUCO, ce déplacement est du aux différents affrontements entre les FARDC et des groupes armées entrainant tueries, viols et vols armés répétitifs perpétrés en territoire de Kabambare. Ainsi, la population de Salamabila est obligée de fuir à Kasongo, Kibombo, Kindu.

La même situation est vécue à Kalima où 1 080 personnes venant aussi de Shabunda s’y sont réfugiées suite aux affrontements entre les FARDC et les groupes armés depuis août 2017.

Le gouvernement devait assurer la sécurité de la province et, au même moment, en partenariat avec les acteurs humanitaires, tous devraient envisager des mécanismes afin d’apporter une assistance alimentaire, logistique et sanitaire aux déplacés. Sans oublier la scolarisation des enfants.

Bien plus, l’AFEJUCO dit être touchée par cette situation liée aux conditions de vie précaire, dégradante et alarmante dans laquelle vit la population déplacée de Salamabila.

Elle recommande :

A l’Exécutif Provincial du Maniema :

De pouvoir  mener des actions concrètes pour pouvoir améliorer les conditions de vie de personnes déplacées et surtout de prendre des mesures coercitives pour pouvoir maintenir la paix et la sécurité de population de Salamabila en éradiquant l’activité des groupes armés en province.

 Aux différents acteurs humanitaires nationaux et internationaux :

De pouvoir intensifier des actions de mobilisations de fonds pour leur permettre d’apporter des réponses aux difficultés liées aux conditions de vie des personnes de  déplacées Salamabila se trouvant à Kindu, Kibombo, Kasongo et Kalima.

SYC

 

RDC : des mesures urgentes devraient être prises pour assurer la sécurité au Maniema

Kindu, le 29 juin 2018 – L’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO) décrie la situation d’insécurité entrainant des cas de tueries, viols et vols à mains armées à Kindu, en territoires de Kabambare et Kasongo dans la province de Maniema. Elle invite l’exécutif provincial à prendre des mesures efficaces pour sécuriser la population.

C’est avec consternation, peine et inquiétude que l’AFEJUCO déplore des cas de tueries, des vol et viols commis par des personnes armées et parfois habillées en tenues militaires. Ces dernières commettent des actes ignobles sur la population de Kindu, Salamabila et Kasongo faisant plusieurs victimes.

Des faits constatés

A Kindu, en plus de quelques cas de vols à mains armées, un cas de mort d’homme a été enregistré au cours du mois de mai 2018.

Le cambiste JAM JAMOUL HAMADI SAIDI a été abattu, à son domicile sur avenue Salamabila, commune et quartier Kasuku, par des hommes armés, non loin d’un bureau de la police dit GEMI. C’était vers 1 heure du matin dans la nuit du 9 au 10 mai 2018. Cet assassinant est intervenu après qu’il ait perçu ses revenus de ristourne au courant de la journée. Ce magot lui a été demandé par les assaillants avant qu’il ne soit tué.

Sur la même avenue du domicile du défunt, il a été découvert une quantité importante des effets militaires dans une maison inhabitée. Dans le lot, 250 cartouches et 6 armes à feu le 1er juin 2018 à 23 heures.

A Salamabila, plusieurs cas d’assassinats ont été signalés en territoire de Kabambare. D’après l’AFEJUCO, cinq personnes ont péri à la suite des visites nocturnes de leurs domiciles par des présumés miliciens ou des éléments de force de sécurité. Ces visites répétitives se sont soldées par des extorsions, bastonnades et tueries. Des sources locales affirment que cette situation est vécue dans cette cité depuis la dernière incursion du 24 mai 2018.

C’est ainsi que Monsieur RASHIDI LUBANDA âgé d’une quarantaine d’années a été victime d’une visite forcée d’un homme armé en tenue militaire le 31 mai 2018 à 22 heures. L’assaillant l’a suivi jusque dans sa chambre avant de lui tirer deux balles. D’après Médecins sans frontière qui le soigne, les deux balles ont traversé deux fois l’estomac et deux fois l’intestin. Heureusement, il n’en est pas succombé. Des soins appropriés lui sont administrés.

Le 1 er juin 2018 à 11 heures, un homme a été abattu sur l’avenue Munemeshwa après avoir reçu deux balles à l’épaule gauche.

En territoire de Kasongo, l’AFEJUCO a déploré un cas de mutilation d’un homme d’une trentaine d’années tué par le MAI MAI MALAIKA à la suite d’un conflit latent du pouvoir coutumier le 4 juin 2018 à Mungomba, village situé à 53 km de Kasongo dans la chefferie de Nonda. Il a été enterré le jour d’après.

Elle dénonce également plusieurs cas de kidnapping dans la chefferie de Nonda et secteur Kasenga.

Pour l’AFEJUCO, cette situation ne permet pas à la population de Kindu, Salamabila et Kasongo de jouir de la paix et quiétude tel que garantie par la Constitution. C’est pourquoi elle recommande :

A l’Exécutif Provincial du Maniema :

De pouvoir mettre en place un mécanisme qui sécurise efficacement la population.

Au Conseil provincial de sécurité  du Maniema :

D’étudier minutieusement cette question sécuritaire en prenant de mesures ou dispositions nécessaires afin de mettre fin à toutes ces barbaries orchestrées en province.

Aux Services de sécurité (Armée, Police, ANR) :

De rétablir et maintenir l’ordre public et la paix dans le respect des textes légaux en protégeant les personnes et leurs biens.

SYC