RDC : plaidoyer pour la zone de santé de Kabambare en danger (Maniema)

Kindu, le 24 mai 2018 – Depuis plus de six mois, la Zone de santé de Kabambare, dans le sud-est de la province oubliée du Maniema n’a plus qu’un seul médecin : André Omatete (32 ans). En plus du manque de matériel, s’ajoute un manque criant de médicaments.

Au-delà d’une aide d’urgence ponctuelle apportée par une ONG internationale au gré des flambées de choléra, le centre de santé n’a pas été approvisionné depuis plus de deux ans par l’Etat ou un partenaire humanitaire.

A côté de la pauvreté caractérisée par un faible pouvoir d’achat permettant à la population d’avoir accès aux médicaments à bas coût, Kabambare est également confronté à une crise alimentaire après les vagues de déplacement qui ont frappé la zone depuis septembre 2017.

Face à cet état des lieux effectué par OCHA, la société civile locale appelle les autorités congolaises à affecter des médecins dans cette zone de santé, approvisionner les centres de santé des médicaments et des matériels ainsi qu’à apporter de l’aide alimentaire pour résoudre le problème de malnutrition.

SYC

RDC : AFEJUCO dénonce l’appel du vice-gouverneur de Maniema à voter pour Joseph Kabila

Maniema, le 21 mai 2018 – L’Association des Femmes Juristes Congolaises Représentation du Maniema (AFEJUCO/MMA) s’est indigné de certains propos de la récente déclaration du vice-gouverneur de la province faisant l’intérim du gouverneur du Maniema, Jérôme BIKENGE MUSIMBI devant les militants de la Majorité Présidentielle.

Lors de son discours le 15 mai 2018 à l’occasion de son retour de Kinshasa, il a annoncé officiellement la candidature de Joseph Kabila à la présidentielle de 2018, en invitant la population de pouvoir le voter massivement et à 100%,  alors que la Majorité Présidentielle n’a jamais donné officiellement sa position.

La Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, tel que révisé en 2011 stipule à son article 70 alinéa 1er que le “Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans  renouvelable une seule fois”.

Cependant selon la déclaration du gouverneur ai, constate l’AFEJUCO, c’est comme si le président de la République n’a pas encore épuisé ses deux mandats alors qu’en réalité les deux mandats du président de la République avaient pris fin le 19 décembre 2016.

“Nous déplorons cette situation des propos qui violent les dispositions constitutionnelles”, a – t – elle précisé.

D’après cette organisation de la société civile, le vice-gouverneur a dit qu’il veut que la population du Maniema puisse encore voter Joseph Kabila. C’est vraiment de la propagande pure et simple puisqu’anticipant la période de campagne mentionnée dans le calendrier électoral.

“Nous recommandons à la commission électorale Indépendante (CENI)  et le Conseil Supérieur de l’Audio Visuel et de la Communication (CSAC) de pouvoir régler cette situation en  menant des actions concrètes  pour que pareil propos ne soient plus répétés avant la campagne électorale”, conclut l’AFEJUCO.

SYC

RDC : Plaidoyer pour l’amélioration des conditions de vies des détenus et leur prise en charge médicale à Maniema

Kindu, le 06 Juillet 2017 – L’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO) à Maniema dénonce le cas de décès du aux refus de transmettre les médicaments apportés à un détenu par sa famille au motif qu’ils seraient périmés alors que le service médical minimum de la prison centrale de Kindu n’a apporté aucun soins nécessaire à ce détenu.

En effet, le détenu âgé de 25 ans révolus a été accusé de viol et condamné pour 5 ans à la prison centrale de Kindu est décédé le 6 juin 2017 souffrant de la malaria qui s’est manifestée par des fortes fièvres. Cette situation déplorable s’est produit dans un contexte où le service médical de cette prison est quasi inexistant comme c’est le cas dans tous les autres centres pénitenciers de la province du Maniema. Sans oublier que la procédure pour sortir de la prison un détenu pour les soins appropriés est trop lourde.

L’AFEJUCO condamne avec la dernière énergie cette attitude des autorités provinciales, judiciaires et administratives de la province du Maniema qui occasionne mort d’homme suite aux mauvaises conditions de vie de détenus en général et à une mauvaise prise en charge médicale dont ils sont victimes en particulier.

Au regard de l’article 47 de la Constitution qui dispose que le droit à la santé et à la sécurité alimentaire est garanti, l’Association des Femmes Juristes Congolaises recommande aux autorités provinciales, judiciaires et administratives de la province du Maniema de veiller, chacun en ce qui le concerne, sur leurs responsabilités quant à l’accès aux soins de santé de détenus pour éviter mort d’hommes.

SYC