RDC : Appel à des actions préventives pour protéger des vies au sein de la communauté Mingana en territoire de Kasongo

Kindu, le 06 Juillet 2017 – L’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO) à Maniema est préoccupée par le mécontentement de la population de Mingana (localité située à 85 Km de Kasongo) qui se voit privée de collines minières alors que l’exploitation artisanale constitue son seul moyen de vivre. Le conflit entre cette population et la nouvelle société Minière Australienne BELAIR risque de dégénérer si des actions préventives ne sont pas menées dans l’urgence.

En effet, selon les informations recueillies sur place, la société BELAIR a obtenu auprès des autorités nationales, les autorisations nécessaires pour entreprendre une exploitation industrielle de ressources du sous-sol dans 5 groupements de secteur de MULU, à savoir les groupements Kwanga, Bayabe, Kasongo Mirundi, Kibango et Mbulu.

L’AFEJUCO note que tous les creuseurs artisanaux, qui entretiennent des   nombreuses familles dans cette communauté, ont été prié de quitter ces collines situées dans ces 5 groupements dans les meilleurs délais. Appuyés par le collectif de cadres appelé « MUTUELLE », les Mingana   ont décidé d’opposer un refus catégorique à cette société minière.

L’AFEJUCO constate l’échec de la série de pourparlers de médiation entreprise par les structures de la société civile.   C’est le cas de Caritas/Kasongo (Service Ressources Naturelles) et de l’ONG ATK de Kasongo qui ont entrepris une première tentative de médiation du 13 au 14 Avril 2017.

Lors du passage de la mission du « Cluster Protection » du 08 au 09 Mai 2017, la tension était encore vive au sein de la communauté qui se dit prête à affronter la société minière pour préserver ses terres et ses sources de revenus.

Dans le lot des facteurs de risques supplémentaires, l’AFEJUCO déplore que l’exploitation artisanale effectuée à cet endroit représente à 80 % l’activité principale de la population majoritairement jeune. Leur interdire toute activité augmenterait les probabilités de cette jeunesse à se transformer en groupes d’auto-défense. D’autant plus qu’il existerait au sein de cette communauté des anciens Mai Mai.

RECOMMANDATIONS

Parallèlement à la situation de Salamabila avec le conflit opposant la communauté locale à BANRO, l’Association de Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO) lance un vibrant appel aux autorités provinciales pour des actions préventives qui pourraient renforcer la protection et sauver des vies au sein de la communauté de Mingana, secteur de Mulu, dans le territoire de Kasongo.

SYC

RDC : Les autorités de Maniema invitées à s’abstenir d’entraver la liberté de manifestation des citoyens

L’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO) à Maniema dénonce les entraves à la liberté de manifestation pacifique reconnue à tout citoyen congolais y compris les groupements politiques du pays tous placés sur le même pied d’égalité devant la Constitution.

Cette Association affirme avoir pris acte de l’arrestation de 7 responsables des partis politiques du Rassemblement de l’Opposition Politique à Kindu le 3 Avril 2017. Selon un communiqué officiel, cette arrestation s’est faite alors qu’ils s’étaient retrouvés très tôt le matin au bureau du MSR situé sur la même avenue que la prison centrale de Kindu pour les préparatifs de leur marche pacifique de revendication de l’application de l’accord politique du 31 Décembre 2016.

Dans le lot, figurent notamment le Secrétaire fédéral IDRISSA MANGALA,  son adjoint KAMANYOLA SELEMENI,  et le chargé de la jeunesse OMARI FARAHANI, EMILE ABDOUL tous  de l’UDPS, le secrétaire fédéral de l’ECIDE KANAMULI KALOKOLA, le chargé du processus électoral de l’ARC TCHOMBA MULIMBI et tant d’autres.

La même situation s’est répétée le 10 Avril 2017. Cette fois-là, c’était 9 personnes qui ont été appréhendé très tôt matin au bureau de l’ECIDE en face de la Mairie pour être libérer vers 19 heures.

« L’AFEJUCO condamne avec la dernière énergie cette attitude des autorités politico-administratives consistant à interdire la marche pacifique à la plate-forme des partis politiques de l’opposition et les appelle aux respects de textes de lois nationales et internationales qui protègent juridiquement la tenue de manifestations pacifiques », a déclaré la Coordonnatrice Keren Laini Tenda.

Bien plus, l’Association des Femmes Juristes Congolaises recommande aux autorités politico-administratives à laisser à quiconque la liberté de jouir son droit de manifester tout en assurant l’encadrement conformément à leurs obligations constitutionnelles.

SYC

RDC : La nécessité de pallier au sous-effectif et renforcer l’appui logistique de policiers dans le territoire de Kibombo

(Kindu, le 01 mars 2017) – L’AFEJUCO/Maniema tire la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire qui prévaut dans le territoire de Kibombo en général et les chefferies de Bahina et des Aluba en particulier ; laquelle situation reste dominée par la résurgence des foyers isolés des tensions liés aux conflits Intercommunautaires, de pouvoir et/ou fonciers.

Les observations de l’AFEJUCO révèlent, à titre illustratif, que la Chefferie des Bahina connait une très faible présence de la Police Nationale Congolaise. Cela se justifie par un seul poste à Ongeri avec 6 policiers pour une population estimée à 13 095 habitants (aires de santé d’Ongeri et Ndeomanono). Aucune présence des FARDC et les différents chefs coutumiers (chefferie et groupement) restent souvent à Kindu.

« Nous avons observés qu’il n’existe aucune position des FARDC sur l’axe Kindu-Kibombo- Bahina. Les policiers affectés dans ce coin sont âgés. Et ils n’ont pas été permutés depuis de nombreuses années en même temps que leurs capacités n’ont jamais été renforcées. Il se note une certaine méfiance qui s’est instituée entre la Police et la population qui la sollicite pour des conflits de tout genre (escroquerie, meurtre, divorce, etc.) Elle est donc débordée. Bien plus, elle a besoin d’un appui logistique adéquat afin d’être non seulement efficace mais aussi mobile », a déclaré Maître LAINI TENDA Keren, Coordinatrice de l’AFEJUCO.

L’AFEJUCO déplore cette situation d’insécurité permanente dans laquelle sont plongés les habitants des plusieurs milieux reculés de la province du Maniema. Selon certains témoignages recoupés, en cas de problèmes, la police a tendance à recourir à des volontaires pour maintenir de l’ordre public.

Face à cette situation alarmante, l’Association des Femmes Juristes Congolaises recommande :

A l’Assemblée Nationale et  Provinciale du Maniema :

D’user de ses prérogatives constitutionnelles d’élaborer de lois et édits ainsi que de contrôle en  vue de s’impliquer sur  l’implantation  des postes de polices dans tous les coins reculés de la province du Maniema et la formation de ces policiers sans oublier leur mécanisation.

Au Gouvernement provincial du Maniema :

De plaider au niveau du gouvernement national pour la formation, la nomination, l’affectation  des policiers par l’installation de postes de polices et des FARDC dans les coins reculés de la province du Maniema.

A la Justice :

De veiller sur des actes des policiers qui connaissent des affaires civiles en poursuivant les présumés auteurs dans le respect des garanties d’un procès équitable ;

Aux Services de sécurité (Armée, Police, ANR) :

D’installer les postes de polices et des FARDC dans plusieurs villages de la province  du Maniema en vue de  maintenir l’ordre public et la paix dans le respect des principes de la légalité et d’égalité ;

De protéger les personnes et leurs biens  partout ou ils sont installés.

Aux Organisations de la Société Civile du Maniema :

De sensibilisation la population sur la collaboration et  cohabitation pacifique d’avec les services de sécurité.

SYC