Dissolution forcée du camp des déplacés de Kiwanja sur ordre du gouverneur

COMMUNIQUE N° 5/14/CODHAS

Centre  d’Observation des Droits de l’Homme et d’Assistance Sociale, CODHAS asbl. Rubare, le 08 décembre 2014.

Plus de 9 000 personnes ont été obligées regagner de force leurs villages d’origines sous des pressions des agents  la Police nationale congolaise et des enfants de la rue à Kiwanja . Les déplacés ont quasiment été chassés du camp et cela a été fait avec beaucoup des brutalités. La plupart des gens ont perdu des biens, il y a eu des  pillages et des  tortures commis vis-à-vis de ceux essayaient de résister.

C’est ce mardi, qu’une délégation des autorités provinciales, sous la conduite du Gouverneur de la Province du Nord-kivu est arrivée à Kiwanja, à plus de 60 km de la ville de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.

Aussitôt qu’il est arrivé sur place, le Gouverneur s’est dirigé vers le camp des déplacés pour demander à ces derniers de commencer à vider le camp pour retourner chez eux.

 Les déplacés dénoncent un prétexte : « l’insécurité dans la cité de Kiwanja » pour les obliger à rentrer dans leurs villages inhabités.

Les déplacés que nous avions rencontrés, ont affirmés qu’ils sont témoins de deux situations causées par deux personnes qui vivaient dans le camp.

S’adressant à la presse locale, le gouverneur a déclaré qu’il a déjà reçu des rapports qu’au moins 15 armes ont déjà été récupérées dans ce camp des déplacés à Kiwanja, c’est pourquoi il est venu demander aux déplacés de rentrer dans leurs villages d’origines, qui sont déjà sécurisé car il n’y a plus des raisons de rester dans le camps des déplacés alors que toute la partie de la province du Nord-kivu est déjà sous contrôle des forces régulières de la RDCongo.

Pour les déplacés, il s’agit d’un prétexte, qui n’a rien à voir avec l’insécurité car ils reconnaissent que deux  déplacés étaient impliqués dans les affaires des armes dont Monsieur HESHIMA AGANO, qui avait été  dénoncé par les responsables du camp des déplacés auprès des FARDC, qui l’avait relâché quelque jours après son arrestation et Mr MUOMBA Olivier qui était agent de la MONUSCO sur place à Kiwanja, qui avait été arrêté pour détention illégale d’arme.

Les déplacés dénoncent aussi une violation des procédures de retour.

Selon les autorités de ce camp des déplacés, c’est depuis le début du mois de novembre que leur comité avait été convié à une réunion organisée par l’administrateur du territoire de Rutshuru, Monsieur justin Mukanya Kasombo, à son bureau de travail où il avait expliqué que la décision est prise,  les déplacés doivent  rentrer chez eux sans condition, car la paix est rétablie sur toute l’étendue du Territoire de Rutshuru, il n’y a plus des raisons de rester dans le camp entrain de souffrir. Ensuite, il avait dit que le camp constitue une menace de sécurité pour les habitants de Kiwanja et que le délai pour  vider le camp ne peut pas dépasser le mois de Janvier 2015.

Pour les déplacés : « comme nous ne pouvions pas discuter avec l’autorité, on avait accepté la décision et on s’attendait à un processus normal pour notre retour ». Leur seul interlocuteur était la CNR qui s’occupait de la gestion et de l’administration du camp et qu’à chaque fois qu’il voulait communiquer, il transmettait leur problème à travers les agents de la CNR. Actuellement les déplacés ont une mauvaise impression vis-à-vis de la CNR car ils pensent que la CNR n’avait pas joué valablement son rôle qui est celui de jouer le rôle du médiateur entre les déplacés, les autorités et les organisations qui étaient impliquées.

Par surprise, en date du 1 décembre 2014 à 19h°°, le président avait reçu l’appel de l’Administrateur du Territoire pour une réunion d’urgence à sa résidence. Le président et deux autres personnes membres du comité se sont apprêtés pour y aller. Une fois sur place à Rutshuru, l’administrateur du territoire a informé  aux déplacés qu’ils doivent partir le lendemain Mardi, le 02 février 2014. Ainsi, les membres du comité présents avaient été obligés d’aller informer aux autres déplacés que chacun devrait  rentrer dans son village d’origine le jour suivant et que le Gouverneur lui-même serait là pour accompagner les déplacés.

De la violence et pillage des biens dans le camp des déplacés.

Ce mardi, 02 décembre 2014, vers 11 Heures alors que tout le monde était en train de réfléchir au message de l’administrateur  de la nuit précédente, un dispositif des policiers s’est déployé au tour du camp et directement le gouverneur de province est arrivé, accompagné  d’une forte délégation des membres du gouvernement provinciale ainsi que l’administrateur et le chef de cité de Kiwanja.

Le gouverneur était entré directement dans le camp, «  il avait circulé dans les camps, pendant qu’il circulait, il s’adressait  aux femmes qu’il trouvait devant leurs huttes, il disait à ces femmes que chez elles il y a la paix et qu’il n’y a pas de raison de rester en train de souffrir dans ce camp. « Nous vous laissons aujourd’hui et demain pour rentrer chez vous ». Pendant sa tournée dans le camp, il ne s’était  adressé à aucun homme, il visait seulement les femmes pour leurs donner ce message. Il ne voulait pas écouter tous les hommes qui demandaient la parole »

A  la sortie  du camp,  le gouverneur, a fait  un discours à la presse, ensuite il avait dit au chef de cité et à l’administrateur qu’il va leur laisser des moyens pour permettre aux déplacés de rentrer chez eux.

Juste après le départ du Gouverneur ce mardi, une foule nombreuse dont la majorité était essentiellement les enfants de la rue appelés communément (Shege) sous la protection des éléments de la Police se sont déployés dans le camp pour disperser les déplacés, en prenant tout ce qu’ils avaient trouvé sur leur passage.

 «  Les bandits de la cité accompagné de la Police avaient envahi notre camp, directement tout le monde s’est précipité à sauver ce qu’il pouvait sauver de justesse. Quand je sortais de ma hutte avec un petit colis, je me suis rencontré avec un SHEGE, qui me l’avait ravi, je suis allé demander le secours auprès de la Police, le commandant à qui je suis allé demander secours, m’a répondu : « si tu oses te bagarrer avec  celui qui t’a ravi  un colis je vais t’amener en prison ». Directement je me suis tourner pour sauver mes enfants car nous n’avions personne pour nous protéger et nous défendre face à ces bandits qui venaient nous menacer en présence de la Police ».

Selon les déplacés, tout celui qui tentait de résister recevait des coups jusqu’à avoir des  blessures, la torture et autres traitements inhumains. Beaucoup d’enfants étaient séparés de leurs familles à cause de la violence qui était dans le camp. Selon une mère qui a perdu son enfant : « je cherche partout, mais je ne sais pas là où je vais retrouver mon enfant, il a trois ans, il s’appelle MUNGUIKO, je ne suis pas la seule à avoir perdu mon enfant, aujourd’hui je me suis rencontrée avec Georgette, elle cherche aussi son enfant qui a environs 5 ans, il a disparu au même moment que le mien. »

Ce samedi 6 décembre 2014, s’était le jour de l’enterrement d’un enfant qui avait été piétiné dans le camp lors de la débandade des déplacés. Tout le monde avait peur d’en parler par crainte des représailles des autorités.  Le président du camp m’avait dit qu’il avait été interpellé par la Police pour être  entré dans la base de la MONUSCO, disant qu’il est allé dire des choses contre la police et les autorités qui étaient présents lors de la démolition du camp.

Les déplacés ont affirmé que le chef de cité et le commandant de la police de Kiwanja se sont appropriés les 27 latrines et 20 douches pour les démolir et embarquer les tôles, chevrons,… sur des CHUKUDU pour les amener chez eux.

CODHAS recommande :

  • La mobilisation des organisations humanitaires et le ministère de tutelle pour accompagner ces personnes dans la réinsertion sociale dans les villages où ils iront se réinstaller ;
  • Au gouvernement provinciale de prendre des dispositions nécessaires pour restaurer la sécurité dans les villages d’origines de ces déplacés pour qu’à court terme qu’ils puissent regagner leurs villages ;
  • Au gouvernement provinciale à coordonner avec les organisations humanitaires pour un retour respectant les normes humanitaires pour d’autres sites des déplacés pour prévenir des dérapages dans d’autres sites des déplacés au Nord-Kivu ;
  • Aux autorités provinciales à diligenter une enquête sur le pillage et torture commis vis-à-vis des déplacés pendant cette opération de dissolution du camp à Kiwanja.

 

Hervé Nsabimana,

Coordonnateur du CODHAS.

Contact : +243 998 69 57 90  /   +243 822 62 60 05

Email:herv.nsabi@gmail.com / codhasrdc05@gmail.com codhasrdc07@yahoo.fr

Nouveau Carnage en Territoire de Beni

Convention pour le Respect des Droits de l’Homme, Coordination National a Oicha (CRDHOICHA)

Des graves violations des droits de l’homme continuent à se commettre à Beni plus précisément à OICHA dans les villages de  TEPIYOMBA et KINYAMUSEGHE-VEMBA, plus de 50 morts est le bilan de ces tueries. Les autorités ainsi que la MONUSCO ne sont pas encore arrivés à mettre fin à cette série des massacres qui met toute la population dans une psychose et une désolation sans précédents.

Ça fait la chair de poule, ce nouveau carnage enregistré entre 15h et 19h heure locale de Jeudi Novembre courant.

En effet, les présumés ADF ont investis le village de TEPIYOMBA et KINYAMUSEGHE-VEMBA, logeant la rivière ANZUMA, en environs 12km à Est de Mavivi, en Groupement de Batangi – Mbau, dans le Secteur de Beni – Mbau, en cheval avec le parc de Virunga.

Les assaillants, vêtus en uniforme militaire de l’armé FAC, ancienne armée congolaise du feu Laurent Désiré Kabila, ont pris d’assaut les villages, simulant une présence FARDC pour détourner l’attention de la population civile.

Selon les survivants que nous avons rencontrés, c’est entre 50 et 80 personnes  qui ont été  exécutés par armes blanches jusqu’aux environs de 19h, le soir du Jeudi dernier.

L’un des survivants dont la mère, les frères et les sœurs ont été exécutés, Monsieur KASEREKA KITOBI AMOS (20 ans), nous a affirmé avoir vu plus de 50 cadavres. Lui et d’autres témoins ont déclaré que chez le chef de village de KINYAMUSEGHE – VEMBA, Monsieur KAROSE, « une trentaine des personnes qui sirotaient leurs verres dont le chef de village ont été égorgées à la machette ». Les tueurs avaient rejoint les habitants chez le chef de village autour de 13h et avaient bu avec eux se faisant passer pour des militaires FARDC avant de changer de face plus tard.

Parmi les cibles, les civiles qui revenaient de leurs champs en direction de la Localité de Mavivi, les habitants de TEPIOMBA et KINYAMUSEGHE – VEMBA, qui se trouvaient sur place ou revenaient du marché de MAVIVI pour leurs domiciles.

Avant de s’en aller, les assaillants ont emporté des chèvres, des poules, la récolte des Cacao et des tronçonneuses.

La CONVENTION POUR LE RESPECT DES DROITS DE L’HOMME, Coordination Nationale estime que s’est un crime de trop contre la population civile et considère qu’il s’agit d’un génocide organisé pour exterminer la population de la Ville et Territoire de Beni.

Elle appelle le Gouvernement Congolais et les Nations Unies ici représentés par la MONUSCO, a agir dans l’urgence car on est en train de s’acheminer vers l’extermination de la population civile. Ce génocide qui est en pleine exécution doit subir des mesures qui s’imposent de la part du Gouvernement Congolais et les Nations Unies.

Ainsi fait à Oicha, le 22/11/2014

Jean Paul PALUKU, coordinateur.

Tél:  (+243) 994366526, 816543533,997706782, 852189766,998954988

E-mail : crdhoicha@gmail.com, ngahangondijp@gmail.com

Les détenus souffrent de malnutrition dans la prison centrale de Goma

Goma, Nord Kivu, 11 Novembre 2014

Observatoire Congolais des Prisons (OCP)

Dans la Prison Centrale de Goma : « MUNZENZE », chaque détenu ne reçoit qu’un petit gobelet de maïs mélangé avec d’haricots comme ration alimentaire tous les jours à  20 heures  du soir.  Cette nourriture est mal préparée  et  sans aucun respect des conditions sanitaires, ce qui la rend  quasiment impropre à la santé humaine. Des conséquences fâcheuses sur la santé des détenus s’en suivent à tel enseigne que des cas de morts ont même déjà été enregistrés.

La recrudescence de surpopulation de la  prison centrale de Goma met en péril la vie et la santé de personne en détention dans cet établissement pénitentiaire. En principe, toute personne place en geôle doit avoir une assistance de la part de l’Etat pour le permettre de se maintenir en état de santé bien équilibré pour éviter toute fatalité due à la dégradation de son état physique.

Faisant référence de l’ordonnance 344 du 17 Septembre 1965, portant régime pénitentiaire en RD Congo, précisément à son article  61 portant sur la nourriture, il dispose que « Les détenus reçoivent une nourriture correspondant le plus possible à leur nourriture habituelle. Cette nourriture doit avoir une valeur suffisante pour maintenir le détenu en parfaite condition physique ». A son article 62 de la même ordonnance susdite, il est disposé que «  les détenus font trois repas par jour. Le gardien surveille ou fait  surveiller la préparation et la distribution  des aliments. L’usage  de boissons alcooliques est strictement interdit, sauf  prescription du médecin». Il en est de même de la règle 20 de l’ensemble de règles minima pour le traitement des détenus, adopté par le premier congrès des Nations unies pour la prévention du crime  et le traitement  des délinquant, tenu à Genève  en 1955 et approuvé par le conseil économique  et social dans ses résolutions 663(XXIV) du 31 juillet 1957 et 2076 (LXII) du 13 Mai 1977 dispose  que «  Tout détenu doit recevoir de l’administration aux  heures usuelles  une alimentation de bonne qualité, bien préparer  et servie, ayant une valeur nutritive suffisante au maintien de sa santé  et de ses forces. Chaque détenu doit avoir la possibilité de se pourvoir d’eau potable  lorsqu’il en a besoin »

Les conditions matérielles de traitement de détenus de l’établissement pénitentiaire de Goma sont très écœurantes car la population carcérale est estimée à 1176 hommes et  34 femmes. Une statistique révélant dix fois la capacité d’accueil de l’établissement. L’approvisionnement de l’Etat en termes de ration militaire est insuffisant et chaque détenu ne reçoit qu’un petit gobelet de maïs mélangé avec d’haricots.

 Cette nourriture quasiment impropre  à la santé humaine n’est distribuée qu’à 20 Heures  de soir et cette préparation n’est faite qu’une fois par jour. Des conséquences sanitaires fâcheuses sont enregistrées dont la mort de Monsieur BARANYERERA FIZI, âgé de 40 ans, originaire de Bunyori, territoire de Masisi, arrêté en  date du 19/07/2014 pour coup et blessures volontaires. Selon les déclarations faites par le médecin responsable de l’infirmerie pénitentiaire, Dr ANGEROSE VALINANDI, le trépas a emporté ce détenu  suite d’une famine aigue qui a contribué à la dégradation de son état de santé et les soins administrés au niveau de l’infirmerie pénitentiaire  étaient insignifiants pour éviter le mal. Elle a poussé un cri d’alarme pour nonante-neuf pour cent de détenus et dont leur état de santé se dégrade du jour au jour à la passivité de la chaine de l’administration pénitentiaire congolaise. De la porte d’entrée de l’infirmerie pénitentiaire de la prison centrale de Goma, nous avons rencontré trente détenus y rangés pour recevoir les fruits d’avocatier et les Chikwanga, aliments jugés utiles pour la bonne santé de détenus. L’eau d’haricot est consommée en bouillie.

Elle a précisé en montrant d’exemple d’état physique très dégradant et si l’Etat ne parviendra pas à écouter ce cri d’alarme et envisager une politique urgente adéquate à l’égard de la situation alarmante et  pour éviter de morts quotidiennes de personne en garde sous sa responsabilité, il devra en répondre.Il ya lieu que rappeler que la prison centrale de Goma devient de plus en plus un mouroir et pourtant la mission classique d’un établissement pénitentiaire est de contribuer à la rééducation de la personne en conflit avec la loi pénale mais aussi préparer son insertion communautaire dans la cite. Ces aspects classiques d’établissements pénitentiaires doivent sans ambages être garantis par l’Etat dans sa politique pénitentiaire.

Par ailleurs, le degré de civilisation d’un Etat doit se refléter par la manière dont il traite ses citoyens en milieu carcéral. Si l’Afrique du Sud avait de model d’établissement  pénitentiaire en qualité de la prison centrale de Goma, Nelson MANDELA serait-il président dans son pays? L’Etat a l’obligation de reconnaitre aux personnes en détention un traitement correspondant aux  conditions humaines. Ces critères humains d’établissement pénitentiaire correspondent aux valeurs universelles de la dignité humaine consacrent tant par les instruments juridiques nationaux qu’internationaux.

 L’article 3 de la déclaration universelle  des Droits de l’Homme dispose que « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». L’article 18 alinéa dernier  de la constitution du 18 Février 2006dispose que « Tout individu doit bénéficier  d’un traitement qui préserve  sa vie, sa santé physique et mentale ainsi que sa dignité ». Devons-nous converger que la République Démocratique du Congo était-elle un Etat de droit? L’Etat a l’obligation d’accomplir ses différents engagements en conformité avec  les standards internationaux et respecter ses propres lois.Au regard de ce cri d’alarme de personnes privées de liberté recommandons :

Au gouvernement

  • Le désengorgement de la prison centrale de Goma tenant compte de critères objectifs éligibles pour chaque cas,
  • Le respect de trois repas par jour, riche en vitamine et l’approvisionnement alimentaire de la prison sans interruption,
  • La transformation de l’infirmerie pénitentiaire en centre de sante et sa dotation en médicament,

Au pouvoir judiciaire

  • La multiplication d’inspection dans la prison centrale de Goma,
  • Minimiser les arrestations pour les faits de moindre gravité de peines,

                     Fait à Goma le 11 Novembre 2014

                           Pour l’OCP/RD Congo

                        Me FIKIRI MUHIMA Lutaichirwa

Pour tout renseignement complémentaire concernant le présent Communiqué de presse, veuillez contacter :

Le Secrétariat National de l’OCP/RDC à Goma   33, rue ISHASHA (Route hôp. Belle Vue), Quartier Katindo, Commune de Goma, ville de Goma, Province du Nord KIVU,  R D Congo.

E-mail : ocp_goma@yahoo.fr , julbashems@yahoo.fr  et  flutaichirwa@gmail.comTéléphone : (243) 99 41 36 976 (243)818994357  et  (243) 99 53 99 484