RDC : l’UNPC exige des sanctions contre le militaire ayant séquestré deux journalistes à Bukavu

Bukavu, le 13 juillet 2018 – L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) section du Sud-Kivu a exigé des sanctions sévères contre le militaire qui a procédé, samedi 7 juillet 2018, à l’arrestation et la séquestration des journalistes Ghislain Watongoka et Ronely Ntibonera. Des actes qu’il condamne avec la plus grande fermeté.

Dans un message relayé par la presse locale, le vice-président provincial de l’UNPC, Gaël Mpoyo rappelle au gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo, sa promesse de veiller au libre exercice de la liberté de la presse à travers la province.

« Nous condamnons avec fermeté et exhortons le gouverneur du Sud-Kivu, qui a reçu y a quelques mois un diplôme de protecteur des Journalistes de la part de l’Union Nationale de la Presse du Congo de s’impliquer pour une réparation et que les commanditaires répondent de leurs actes devant les instances judiciaires et que ça serve d’exemple », a – t – il indiqué.

 A la Justice militaire et à sa hiérarchie, l’Union Nationale de la Presse du Congo demande des sanctions sévères contre cet élément et menace de recourir aux actions d’envergure pour ces journalistes soient remis dans leurs droits.

Les deux journalistes exerçant à Bukavu ont été arrêtés puis séquestrés pendant deux heures par un officier des forces armées de la RDC, non loin de l’hôtel La Roche situé sur l’avenue Nyofu samedi dernier alors qu’ils couvraient une actualité sur un conflit foncier.

SYC

RDC : 27 cas de tueries et 113 attaques à domicile recensés au Sud-Kivu en juin 2018 par SAJESEK

27 cas de personnes tuées, 113 domiciles attaqués, deux cas d’enlèvements et trois cas de justice populaire ont été enregistrés à travers la province du Sud-Kivu au mois de juin 2018. C’est ce que révèlent les statistiques de l’Ong Sajecek Forces vives citées par Jambordc.info. Elles ont été rendues publiques ce lundi 9 juillet 2018.

Si le territoire d’Uvira a été le plus meurtrier avec 14 cas de tueries particulièrement dans sa localité de Bijomba identifié comme l’épicentre de l’activisme des groupes armés, indique le Rapport, la ville de Bukavu a connu plus de cas d’attaques à domicile perpétrés par des bandits, soit 68 victimes. A cela s’ajoute deux cas d’enlèvements et deux autres de justice populaire.

Dans cette catégorie, Bukavu est suivie des territoires de Kabare et Walungu.

Le territoire de Kabare a enregistré 22 cas des maisons attaquées alors que Walungu affiche cinq cas de tueries et 16 maisons attaquées. Le territoire de Mwenga a inscrit sur son registre trois cas de tueries et quatre maisons attaquées.

Si les territoires de Fizi et Shabunda ont enregistré respectivement un cas de tuerie et trois cas d’attaques des maisons, les territoires d’Idjwi et Kalehe n’ont, par contre, rien enregistré pour ce mois de juin 2018.

SYC

RDC : interdiction illégale d’une marche pacifique à Uvira contre l’insécurité à Bojimbo

Bukavu, le 5 juillet 2018 – L’administrateur du territoire d’Uvira, Alexiss Rashidi Kasangala a interdit la marche pacifique de la société civile projetée pourtant ce jeudi 5 juillet 2018 dans la cité. Telle a été sa réponse à la lettre d’information lui adressée par le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise. Des voix s’élèvent pour dénoncer cette énième interdiction illégale d’une manifestation publique par les autorités politico-administratives.

En effet,cette marche pacifique de la Nouvelle société civile devrait partir du pont Mulonge-Route Mwami pour chuter au Bureau de l’administrateur du territoire avec comme objectif de dénoncer la situation d’insécurité grandissante à Bijombo. Un mémorandum devrait être déposé auprès de l’administrateur du territoire.

La situation est alarmante dans cette partie du pays. Depuis début fin avril 2018, des combats se sont intensifié entre les milices Twiganeho et Ngumino proches des éleveurs Banyamulenge à des milices d’autodéfense proches des agriculteurs Babembe, Bafuliro et Banyindu dans les hauts plateaux de Bijombo en territoire d’Uvira.
Cela fait suite à un conflit latent existant depuis plusieurs années dans le groupement de Bijombo autour de l’autorité du chef du groupement, Furaha Kabarure, le seul Munyamulenge chef de groupement, et autour de l’utilisation de la terre. Toutefois, cette fois-ci les affrontements sont plus violents que ceux de février 2016 ou ceux de décembre 2017.
Pendant une semaine les combats se sont poursuivi, jusqu’au 19 juin 2018, en faisant 12 morts, 4 blessés, et au moins 76,000 déplacés. Les villages de Masango, Chanzovu, Rubarati, Kanono, Mukumba, Kakuku, Katanga, Mutara, Maheta, Mbundano, Rubibi, Mugogo, Gatoki ont été les plus touchés.

Pour les organisations de défense des droits de l’homme locales, les autorités de la province et du pays ne fournissent pas assez d’efforts pour mettre fin à cette situation qui risque d’embraser toutes les  régions de Fizi, Uvira et alentours.

SYC