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Flash info des Amis de Nelson Mandela : Dossier Opération Likofi

Publié le : 26 November, 2014 à 13 h 11 min


Conférence de Presse du mercredi 26 novembre 2014 

Cette Conférence de Presse est une réplique de la part des ONG des Droits de l’Homme de la RDC suite aux réactions des membres du Gouvernements de la République Démocratique du Congo (RDC) concernant les enlèvements, exécutions extrajudicaires et disparitions forcés
des jeunes présumés KULUNA dénoncés dans les Rapports sur “l’Opération LIKOFI”.de novembre 2013 à janvier 2014.

L’opinion se souviendra qu’au lancement de cette opération par la Police Nationale Congolaise, en novembre 2014, la joie était immense pour les habitants de la ville de Kinshasa qui avait trouvé un ouf de soulagement face aux jeunes brigands qui semaient la terreur et la désolation, dans toute impunité. Les Défenseurs des Droits de l’Homme avaient considéré cette opération comme étant un éveil de conscience des autorités congolaises pour combattre les crimes dans la ville de Kinshasa et dans l’ensemble de la RDC.

  • D’où est venu ce phénomène KULUNA,

Ce phénomène est l’émanation des groupes constitués des jeunes de différents quartiers de la ville de Kinshasa sous le label “Ecurie”. Ces écuries sous plusieurs dénominations, notamment : « Armée rouge», « les salopards », « les Irakiens », «Chicago», «Base Rwanda», «les Zulu», «Maï-Maï», «Mbeli- Mbeli», «Bana 7ème», «les Anti-drogue», «Bic rouge», « Bana Etats-Unis », « Kata moto », « Bibérons » et « Caleçons peté » (composé principalement des jeunes filles)… Leurs chefs de bande portaient des noms mystérieux, tels «esprit de mort», «roi de la forêt», «effacer le tableau», «Satan», « roi de bêtes »…

Ces groupes semaient la terreur partout, même dans les camps militaires et opéraient en toute impunité sous la barbe des autorités congolaises. La Police Nationale Congolaises (PNC) avait difficile de les traquer et se plaignait chaque fois de la manière dont ces jeunes brigands, une fois arrêtés, étaient relâchés quelques heures après. La relaxation de certains d’entre eux, était dû à l’intervention si pas à l’injonction des personnalités politiques influentes. Après relaxation, ces gangs étaient portés en triomphe sur les épaules de leurs camarades, devant les commissariats de police, scandant « maître alenda » qui veut dire notre maître est un « un brave ».

Notre Organisation « les Amis de Nelson MANDELA pour la Défense des Droits de l’Homme » (ANMDH), comme plusieurs autres Organisations avaient fustigé cette façon de se comporter des politiciens congolais : qui cherchaient le pouvoir en créant ou en soutenant des groupes de brigands. Ces mouvements étaient ventés et même vénérés dans plusieurs chansons des musiciens congolais.

Comme l’un de rôle des ONGDH est, entre autres, de jouer au système d’alerte, elles avaient à son temps et plusieurs fois dénoncé ce phénomène (en 2005, en 2006 comme en 2011) en le traitant de « BOMBE A RETARDEMENT » qui finira par mettre l’Etat en difficulté un jour. Effectivement, l’Etat était mis en difficulté….Télécharger la suite du document.