Le CDH réclame la libération de l’Honorable Vano Kalembe

Une vue du centre ville de Lubumbashi

Le Centre des Droits de l’Homme et du Droit Humanitaire, CDH en sigle, une organisation des Droits de l’Homme basée à Lubumbashi au Katanga, est vivement préoccupé par interprétation suivie de l’arrestation de l’honorable Vano KALEMBE KIB0KO, président de l’association socio-culturelle Lwanzo Lwa Mikuba qui, après qu’il ait été empêché le 28 décembre 2014 par la Direction Générale de Migration (DGM) de voyager pour Paris avec sa famille.

Il a été arrêté en date du 29 décembre 2014 dans le parking de la DGM par plusieurs policiers avant d’être acheminé au Parquet Général de la République (PGR) où il a été entendu pour avoir fait une déclaration, dans les médias du Katanga, par laquelle il s’est opposé à la révision constitutionnelle devant permettre au Président Joseph KABILA KABANGE de briguer un troisième mandat. Il lui est aussi reproché le fait d’avoir dit soutenir la candidature du Gouverneur de province du Katanga, Moïse KATUMBI, à l’élection présidentielle de 2016

C’est aussi le cas du Bâtonnier Jean-Claude MUYAMBO, Président du parti SCODE dont l’arrestation est teintée irrégularité.

En effet, en date du 20 janvier 2015 vers 4 heures du matin le Bâtonnier Jean Claude Muyambo était enlevé par des agents de l’Agence Nationale de Renseignement, soit au lendemain des manifestations organisées par l’opposition et les organisations de la société civile contre la loi électorale qui subordonnait l’organisation des élections, notamment présidentielle, par le recensement. Après qu’il soit conduit, tour à tour, dans différents bureaux de l’Agence Nationale de Renseignement, il fut enfin déféré au Parquet Général de Kinshasa/Gombe où il sera inculpé en rapport avec une vieille plainte d’un de ses clients alors que ce dernier s’y était déjà désisté.

Détenu au CPRK ex prison centrale de Makala sous mandat d’arrêt provisoire, valable pour 5 jours, le Bâtonnier Jean-Claude MUYAMBO, est depuis le 26 janvier 2015 jusqu’à à ce jour détenu arbitrairement, car il n’existe pas de décision du tribunal autorisant sa mise en détention préventive comme l’exigent les articles 28 et 29 du code de procédure pénale.

Au vu de ce qui est dénoncé ci haut; nous constatons que les droits et les libertés fondamentaux du citoyen congolais garantis par la Constitution sont bafoués (article 150 de la Constitution) afin de réduire au silence toute personne qui s’oppose au troisième mandat de Joseph Kabila.

Le CDH estime que la justice doit exercer pleinement son indépendance afin de garantir les droits et les libertés des citoyens.

C’est pourquoi le CDH propose :

  • Au Président de la République : de garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire
  • Aux parquets : d’instruirent les dossiers en ayant pour seul thermomètre la loi de la République et non un autre agenda caché qui peut nuire aux libertés des citoyens.

Lubumbashi, le 25/02/2015

CDH

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