RDC : Ban Ki – Moon préoccupé par les restrictions croissantes de l’espace démocratique

« Je suis préoccupé par les restrictions croissantes de l’espace démocratique et en particulier, celles qui sont imposées et aux membres de l’opposition, aux journalistes et aux représentants de la société civile », a déclaré le Secrétaire Général des Nations Unies devant la presse lors de son récent séjour à Kinshasa.

Il est démontré que depuis janvier 2015, les autorités politiques, policières et judiciaires tentent de maintenir la population dans la peur en interdisant des manifestations ou réunions publiques, en réprimant avec brutalité et arrêtant arbitrairement des participants qu’elles qualifient à tort de « fauteurs de troubles » quelle que soit la nature de leurs revendications.

Le 15 février 2016, une coalition de 135 organisations de congolaises pour le respect des droits humains a appelé les autorités congolaises à prendre des mesures urgentes pour assurer que le droit de manifester pacifiquement et d’exprimer des points de vue non-violents est respecté sans discrimination fondée sur l’appartenance politique.

Conscient de cette situation alarmante, le patron des Nations Unies n’a fait qu’amplifier la voix des activistes des droits de l’homme afin que cessent les restrictions des libertés individuelles collectives des congolais.

Ban Ki – Moon a été formel : « les droits de l’Hommes doivent être respectés à tout moment. Il est également important que les droits fondamentaux, les libertés fondamentales, la liberté de la presse, la liberté d’expression, la liberté de se rassembler, que toutes ces libertés soient respectées pendant la période électorale ».

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Aux autorités congolaises, y compris le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, et aux acteurs de l’opposition et de la société civile, le Secrétaire Général des Nations Unies les a appelés à tout mettre en œuvre afin que les élections soient crédibles, inclusives et conformes à la Constitution, le respect des droits de l’Homme de tous les individus est une condition essentielle à la paix et à la stabilité.

« La liberté d’expression et d’association et le droit des réunions pacifiques sont indispensables à une vie politique dynamique et à la démocratie », a – t – il rappelé.

SYC

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