Dernière mise à jour le 21/11/2018
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RDC : des mesures urgentes devraient être prises pour assurer la sécurité au Maniema

Publié le : 29 June, 2018 à 14 h 20 min


Kindu, le 29 juin 2018 – L’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO) décrie la situation d’insécurité entrainant des cas de tueries, viols et vols à mains armées à Kindu, en territoires de Kabambare et Kasongo dans la province de Maniema. Elle invite l’exécutif provincial à prendre des mesures efficaces pour sécuriser la population.

C’est avec consternation, peine et inquiétude que l’AFEJUCO déplore des cas de tueries, des vol et viols commis par des personnes armées et parfois habillées en tenues militaires. Ces dernières commettent des actes ignobles sur la population de Kindu, Salamabila et Kasongo faisant plusieurs victimes.

Des faits constatés

A Kindu, en plus de quelques cas de vols à mains armées, un cas de mort d’homme a été enregistré au cours du mois de mai 2018.

Le cambiste JAM JAMOUL HAMADI SAIDI a été abattu, à son domicile sur avenue Salamabila, commune et quartier Kasuku, par des hommes armés, non loin d’un bureau de la police dit GEMI. C’était vers 1 heure du matin dans la nuit du 9 au 10 mai 2018. Cet assassinant est intervenu après qu’il ait perçu ses revenus de ristourne au courant de la journée. Ce magot lui a été demandé par les assaillants avant qu’il ne soit tué.

Sur la même avenue du domicile du défunt, il a été découvert une quantité importante des effets militaires dans une maison inhabitée. Dans le lot, 250 cartouches et 6 armes à feu le 1er juin 2018 à 23 heures.

A Salamabila, plusieurs cas d’assassinats ont été signalés en territoire de Kabambare. D’après l’AFEJUCO, cinq personnes ont péri à la suite des visites nocturnes de leurs domiciles par des présumés miliciens ou des éléments de force de sécurité. Ces visites répétitives se sont soldées par des extorsions, bastonnades et tueries. Des sources locales affirment que cette situation est vécue dans cette cité depuis la dernière incursion du 24 mai 2018.

C’est ainsi que Monsieur RASHIDI LUBANDA âgé d’une quarantaine d’années a été victime d’une visite forcée d’un homme armé en tenue militaire le 31 mai 2018 à 22 heures. L’assaillant l’a suivi jusque dans sa chambre avant de lui tirer deux balles. D’après Médecins sans frontière qui le soigne, les deux balles ont traversé deux fois l’estomac et deux fois l’intestin. Heureusement, il n’en est pas succombé. Des soins appropriés lui sont administrés.

Le 1 er juin 2018 à 11 heures, un homme a été abattu sur l’avenue Munemeshwa après avoir reçu deux balles à l’épaule gauche.

En territoire de Kasongo, l’AFEJUCO a déploré un cas de mutilation d’un homme d’une trentaine d’années tué par le MAI MAI MALAIKA à la suite d’un conflit latent du pouvoir coutumier le 4 juin 2018 à Mungomba, village situé à 53 km de Kasongo dans la chefferie de Nonda. Il a été enterré le jour d’après.

Elle dénonce également plusieurs cas de kidnapping dans la chefferie de Nonda et secteur Kasenga.

Pour l’AFEJUCO, cette situation ne permet pas à la population de Kindu, Salamabila et Kasongo de jouir de la paix et quiétude tel que garantie par la Constitution. C’est pourquoi elle recommande :

A l’Exécutif Provincial du Maniema :

De pouvoir mettre en place un mécanisme qui sécurise efficacement la population.

Au Conseil provincial de sécurité  du Maniema :

D’étudier minutieusement cette question sécuritaire en prenant de mesures ou dispositions nécessaires afin de mettre fin à toutes ces barbaries orchestrées en province.

Aux Services de sécurité (Armée, Police, ANR) :

De rétablir et maintenir l’ordre public et la paix dans le respect des textes légaux en protégeant les personnes et leurs biens.

SYC