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RDC : la pénurie d’eau potable à Mbuji-Mayi risque d’engendrer des nouveaux cas de choléra (CEFOP/DH)

Publié le : 15 July, 2018 à 16 h 02 min


Mbuji-Mayi, le 13 juillet 2018 – Le Centre d’Etudes et de Formation Populaire pour les Droits de l’Homme (CEFOP/DH) a lancé une alerte sur les dangers que présente la pénurie d’eau potable qui risque sévit la ville de Mbuji-Mayi et qui risque d’engendrer des nouveaux cas de contamination de l’épidémie de choléra au Kasaï-Oriental.

En effet, alors que la satisfaction du droit d’accès l’eau potable demeure très capitale pour la suivi de
l’être humain sur terre, cette organisation constate que le Kasaï – Oriental en général et la ville de Mbuji-
Mayi en particulier connait des d’énormes difficultés de desserte en eau potable.

“Cette situation liée essentiellement à la faible opérationnalité des réseaux de distribution d’eau potable (REGIDESO, les bornes fontaines FOMI et ASUREP) et au problème d’énergie électrique que connaît la province. Ce qui a engendre comme conséquence le coût élevé de cette denrée de première nécessité. C’est le cas attitre illustratif de la situation vécue dans différents quartiers de Mbuji-Mayi tels que TSHITSHIATSHIA, TUBALO TUBONDO… où le coût se négocie entre 700 et 1 000 francs congolais pour une quantité de 20 litres auprès de revendeurs informels qui acheminent de l’eau vers des consommateurs au moyen de vélos”, rapporte le CEFOP/DH dans son communiqué signé par Fernand MBAKILAYI MUKANYA.

Toutefois, il importe de souligner, que cette situation de pénurie qui intervient dans un contexte sanitaire très critique dominé par la présence l’épidémie de choléra dans certains quartiers de Mbuji-Mayi et ses environs risque d’engendrer des nouveaux cas de contamination du choléra étant donné que l’eau fournie par de revendeurs informels ne présente pas de garanti rassurant par rapport à sa qualité du fait qu’elle échappe au contrôle de services urbaines d’hygiène et de l’office congolaise de contrôle en province.

Le CEFOP/DH condamne, cette forme d’atteinte aux droits de l’homme qui constitue non seulement une violation grave des droits constitutionnellement garantis par l’article 48 la Constitution de la RDC du 18 février 2006 telle que modifiée par la Loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18 février 2006 mais également expose la population de la province du Kasaï – Oriental en générale et de la ville de Mbuji-Mayi en particulier au risque des contaminations.

C’est ainsi qu’il recommande au gouvernement provincial de respecter la Constitution de la République ainsi que les différents instruments juridiques internationaux relatifs à la promotion et la protection des droits de l’homme ratifiés par la RDC et publiés au journal officiel. Et ce, dans toutes leurs dispositions et par l’effet, prendre des mesures urgentes et efficaces pour garantir l’accès à l’eau potable à la population.

Aussi, devrait – il, organiser une campagne de sensibilisation en faveur de l’observance des règles d’hygiène et de mettre sur pied un gramme spécifique de lutte contre le choléra.

Les réseaux de distribution d’eau potable (REGIDESO, les bornes fontaines FOMI et ASUREP) devraient, en ce qui les concerne, fournir régulièrement et sans interruption l’eau potable à la population de la ville de Mbuji-Mayi.

A la Population, il est recommandé l’observance des règles d’hygiène mais aussi la nécessité d’alerter tout cas de choléra auprès des animateurs des institutions sanitaires (Hôpitaux généraux de référence).

SYC