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RDC : L’ASADHO appelle à l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les scandales financiers à la BGFI Bank

Publié le : 31 October, 2016 à 12 h 42 min


A en croire l’Association Africaine pour la Défense des droits de l’Homme (ASADHO), les révélations du journal belge Le soir à propos d’une série de malversations financières à laquelle se seraient livrés les proches du président Joseph Kabila, n’est pas une surprise.

« La faillite qu’a connue la BIAC était déjà un signe prévisible de ce cycle de détournement à la tête du pays. Malgré les arguments développés par la Majorité Présidentielle pour justifier la disparition des fonds prévus dans le budget pour les élections, nous savions que ce n était pas vrai. La dénonciation faite par le journal belge ne fait que consolider  nos appréhensions », a déclaré Jean Claude Katende, président de l’ASADHO.

Au journal Le soir, c’est un neveu de Patrice Emery Lumumba, employé de très haut-niveau et chef du département dans une banque de Kinshasa, qui fait ces révélations mettant la famille et les proches du président Joseph Kabila au cœur d’un scandale financier. Le journal belge cite notamment l’un des comptes de la CENI à la BGFIBANK dans lequel était stocké l’argent destiné à financer les élections.

Selon le quotidien belge, ce fond s’est vu régulièrement soustrait sans justification. Le journal révèle également que la banque en question est dirigée par un ami d’enfance du président Joseph Kabila. Il a aussi parlé d’un autre scandale sur le financement d’une société d’importation alimentaire dirigée par Albert Yuma, un autre proche du président Kabila, avant de préciser que ce type de dossier est légion.

Pour sa part, l’ASADHO incite le procureur général de la République d’ouvrir une enquête judiciaire sur ces révélations :

« Le procureur général de la République doit diligenter des enquêtes sur ces malversations financières, révélées par Colette Braeckman du journal le soir et  dans lesquelles les proches du président de la République seraient impliqués. Agir ainsi serait la preuve d’une justice indépendante. Souvent le PGR  ferme les yeux sur ce genre des questions. Il est seulement affectif quand il s’agit des opposants politiques ou militants pro-démocratie. Il est maintenant temps que la justice se mette en mouvement pour éclairer l opinion et mettre la main sur les auteurs de ces malversations financières. Nous le demandons par principe mais nous savons que la justice ne fera rien parce qu’il est question des proches du président de la République »,

SYC