RDC : Le gouvernement appelé à pallier au sous-effectif et à renforcer l’appui logistique de la police du territoire de Kibombo (Maniema)

(Kindu, le 21 février 2017) – L’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO) à Maniema tire la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire qui prévaut dans le territoire de Kibombo en général et les chefferies de Bahina et des Aluba en particulier. La situation reste dominée par la résurgence des foyers isolés des tensions liés aux conflits Intercommunautaires, de pouvoir et/ou fonciers.

Les observations de l’AFEJUCO révèlent, à titre illustratif, que la Chefferie des Bahina connait une très faible présence de la Police Nationale Congolaise. Cela se justifie par un seul poste à Ongeri avec six policiers pour une population estimée à 13 095 habitants (aires de santé d’Ongeri et Ndeomanono). Aucune présence des FARDC et les différents chefs coutumiers (chefferie et groupement) restent souvent à Kindu.

« Nous avons observés qu’il n’existe aucune position des FARDC sur l’axe Kindu-Kibombo- Bahina. Les policiers affectés dans ce coin sont âgés. Et ils n’ont pas été permutés depuis de nombreuses années en même temps que leurs capacités n’ont jamais été renforcées. Il se note une certaine méfiance qui s’est instituée entre la police et la population qui la sollicite pour des conflits de tout genre (escroquerie, meurtre, divorce, etc.) Elle est donc débordée. Bien plus, elle a besoin d’un appui logistique adéquat afin d’être non seulement efficace mais aussi mobile », a déclaré Maître LAINI TENDA Keren, Coordinatrice de l’AFEJUCO.

L’AFEJUCO déplore cette situation d’insécurité permanente dans laquelle sont plongés les habitants des plusieurs milieux reculés de la province du Maniema. Selon certains témoignages recoupés, en cas de problèmes, la police a tendance à recourir à des volontaires pour maintenir de l’ordre public.

Face à cette situation alarmante, l’Association des Femmes Juristes Congolaises recommande :

A l’Assemblée Nationale et Provinciale du Maniema :

D’user de ses prérogatives constitutionnelles d’élaborer de lois et édits ainsi que de contrôle en vue de s’impliquer sur l’implantation des postes de polices dans tous les coins reculés de la province du Maniema et la formation de ces policiers sans oublier leur mécanisation.

Au Gouvernement provincial du Maniema :

De plaider au niveau du gouvernement national pour la formation, la nomination, l’affectation des policiers par l’installation de postes de polices et des FARDC dans les coins reculés de la province du Maniema.

A la Justice :

De veiller sur des actes des policiers qui connaissent des affaires civiles en poursuivant les présumés auteurs dans le respect des garanties d’un procès équitable ;

Aux Services de sécurité (Armée, Police, ANR) :

D’installer les postes de polices et des FARDC dans plusieurs villages de la province du Maniema en vue de maintenir l’ordre public et la paix dans le respect des principes de la légalité et d’égalité ;

De protéger les personnes et leurs biens partout où ils sont installés.

Aux Organisations de la Société Civile du Maniema :

De sensibilisation la population sur la collaboration et cohabitation pacifique d’avec les services de sécurité.

SYC

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