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Préparatifs de la marche du 26 mai, huit opposants arrêtés par l’ANR à Matadi

Publié le : 24 May, 2016 à 17 h 32 min


(Matadi, le 24 mai 2016) – Au total, (huit) 8 opposants tous militants de trois partis dont l’Union pour la Nation congolaise (UNC), Renaissance du Congo (RECO) et Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR) ont été arrêtés lundi dans la soirée par les agents de l’Agence National des Renseignements (ANR). Ils se réunissaient dans la résidence de l’interfédéral de l’UNC/Kongo Central en vue de préparer la marche annoncée le 26 mai sur toute l’étendue de la République à l’initiative de la Dynamique de l’opposition et de la Société civile. Ils sont transférés au Parquet Général où s’effectue l’instruction de leurs dossiers.

D’après des sources locales, ces opposants seraient accusés de désobéissance à l’autorité. Le Tribunal de Paix de Matadi serait en attente de leurs dossiers pour la tenue d’un procès en flagrance avant la fin de la journée de mardi 24 mai 2016.

Des voix s’élèvent pour condamner cette attitude répressive des autorités congolaises devraient pourtant garantir à tous les citoyens le respect de libertés publiques, y compris celle de se réunir, telle que stipulée par la constitution en son article 25.

« La liberté de réunion est une des libertés publiques garanties par la constitution congolaise. C’est très inquiétant que chaque jour qui passe nous vivons un tel rétrécissement de l’espace politique et que les libertés publiques soient autant bafouées par ceux qui sont censés les garantir. Se réunir, manifester publiquement, s’exprimer est un droit pour tous », a indiqué Me. Bibiane Bakento de l’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO).

Des personnes arrêtées, sept ont été transférées ce matin au Parquet Général, et l’une d’entre – elle, M. Abdul Rosand, Président de la Fédération des jeunes de l’UNC, reste encore en détention à l’ANR / Matadi.

Pour rappel, la marche a pour objectif de protester contre les massacres et de dénoncer l’arrêt Cour Constitutionnelle a rendu son arrêt sur la requête en interprétation de l’article 70 dans lequel elle estime que pour éviter un vide institutionnel et préserver la continuité de l’Etat, le Président de la République devrait rester en fonction jusqu’à l’installation du nouveau Président élu.

SYC