RDC : Sécurisation de la route Goma – Butembo, l’ACAJ préconise des mesures

Face à la recrudescence de la situation sécuritaire essentiellement sur la nationale  no. 4, entre Goma et Kanyabayonga où le kidnapping visant la rançon, les tueries des passagers et pillage systématique  sévit au quotidien depuis des décennies,  l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, ACAJ en sigle, Représentation du Nord-Kivu, prend position et préconise des solutions.

Cette ONG salue l’approche  que vient  d’entreprendre le Gouverneur PALUKU KAHONGYA Julien, ainsi que les mesures arrêtées lors de ses concertations avec la population riveraine sur cette question sécuritaire à Rutshuru du 21 au 26 Mars 2016, quand bien même visiblement insuffisantes.

Elle apprécie le fait pour les opérateurs économiques,  œuvrant dans le domaine du transport Butembo-Goma, les tenanciers des dépôts des vivres, et autres, d’avoir après l’assurance par l’autorité, levé la mesure de grève par eux prise et parfaitement observées  du 22/02/2016 au 25/03/2016 pour exiger plus de sécurité sur l’axe où ils sont des potentielles victimes, étant donné l’impact économique dudit grève sur la population de la province du Nord-kivu.

Cependant, l’ACAJ fustige la quasi inattention manifeste de l’autorité,  traduite par  la non prise des  mesures efficaces appropriées, pour endiguer ce douloureux et crapuleux phénomène criminel.

Comme mesures préconisées, l’ACAJ recommande à l’autorité compétente de procéder à  la relève  chaque 6 mois, des troupes des  militaires FARDC positionnés lelong de  la route sur cette axe dans les parcs des Virunga, pour celles en provenance d’autres provinces,  considérant le fait que lesdits crimes sont souvent perpétrés à moins de 500 mètres de leurs postes, sans aucune intervention.

Aussi faudrait – t – il encourager la permutation de  tous les agents des services spécialisés du Nord-Kivu pour les remplacer  par ceux en provenance des  provinces éloignés du Nord-Kivu et la proposition des primes pour stimuler les dénonciateurs susceptibles de fournir des informations permettant le démantèlement des réseaux  que des sources concordantes affirment  comme étant généralement constitués des fils et filles du terroir.

L’ACAJ préconise également la mise sur pied d’un mécanisme des numéros verts et boites à informations à usage  anonyme.

SYC

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