Dernière mise à jour le 12/12/2018
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RDC : “Une élection de tous les dangers”. La société civile redoute le chaos après la présidentielle du 23 décembre

Publié le : 1 December, 2018 à 8 h 00 min


De passage à Paris, Dismas Kitenge, le président du groupe Lotus, une ONG congolaise de défense des droits de l’Homme, dit redouter une crise post-électorale de grande envergure qui ferait de nombreuses victimes en RDC. Il s’est confié à Franceinfo Afrique.

Dismas Kitenge partage les mêmes craintes que le groupe des experts du Congo de l’université de New York. Ces derniers viennent de publier un rapport au titre inquiétant : Une élection de tous les dangers. Pour eux, le scrutin qui s’annonce risque de faire tomber ce géant de l’Afrique dans des années de contestation. Ils affirment que le 23 décembre, il pourrait y avoir plus de sept millions de voix potentiellement frauduleuses.

“On voit bien que ces élections sont mal parties. Il n’y a pas de consensus sur la machine à voter. Moi qui vous parle, je n’ai vu cette machine qu’à la télévision. Imaginez les populations rurales dont la grande partie est analphabète. L’utilisation de cette machine sera un véritable casse-tête. L’autre défi, c’est le déploiement de ce matériel électoral aux quatre coins du pays”.

Des massacres répétitifs en toute impunité

Dismas Kitenge explique à Franceinfo Afrique que ces élections ne pourront pas se dérouler sur l’ensemble du territoire congolais. Dans certaines régions, remarque-t-il, l’insécurité est telle qu’il est impossible d’organiser ce scrutin. C’est le cas de la province du Nord-Kivu, dans l’est du pays, où une quarantaine de groupes armés font la loi. Les massacres des populations civiles s’y poursuivent en toute impunité. Un désordre qui profite aux réseaux financiers qui exploitent illégalement les ressources naturelles dont regorge la région, déplore-t-il.

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