RDC : Juvin Kombi et Pascal Byumanine de LUCHA sont libres !

Ces militants de Lutte pour le Changement (LUCHA) viennent de sortir de la prison de Munzenze de Goma, à l’Est de la République Démocratique du Congo. Le Tribunal de Grande Instance de Goma a rendu son verdict cet après – midi. Juvin Kombi et Pascal Byumanine ont été condamnés à trois mois de prison et à payer une amende de 100 000 francs congolais chacun pour violation de la loi sur les manifestations publiques.

Leur peine a étant compensée par les  trois mois passés en prison, ils ont ainsi recouvré leur liberté totale. Quant aux 7 sympathisants co-accusés, ils ont été purement et simplement acquittés.

Pour rappel, ces jeunes avaient été arrêtés au mois de novembre 2015 alors qu’ils participaient au deuil des victimes des massacres perpétrés à Beni. Des activistes haussent le ton pour attester que ces jeunes ont purgé cette peine injustement.

SYC

Le Front Citoyen 2016 exige : « Libérez la Jeunesse !!! »

Le Front Citoyen 2016 se dit  très préoccupé par la violation des droits fondamentaux dont ses membres sont régulièrement victimes de la part des services de sécurité et des instances judiciaires en République Démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel rendu public le 1er mars 2016 intitulé : « Libérez la jeunesse !!! », cette plate forme exige la libération immédiate et sans condition des jeunes militants pro-démocratie. Ci –dessous, l’intégralité :

Le Front Citoyen 2016 est très préoccupé par la violation des droits fondamentaux dont ses membres sont régulièrement victimes de la part des services de sécurité et des instances judiciaires en République Démocratique du Congo. Pour preuve, en date du 24 février 2016, le Tribunal de Grande Instance de Goma a prononcé un jugement inique en condamnant à 2 ans de prison ferme six défenseurs de la démocratie du mouvement citoyen LUCHA pour «  incitation à la révolte ».  Il s’agit de Rebecca KAVUGHOSerge SIVYAGhislain MUHIWAJustin KAMBALEJohn ASSYENDA et Mike KAMUNDU.

Alors que le recoupement des faits démontrent très clairement que ces vaillants Citoyens subissent cette réaction vindicative à cause de leur attachement à la Constitution et leur désir d’une Alternance démocratique en RDC, les autorités judiciaires les ont condamnés sur base des faits montés de toute pièce, et ce, dans l’unique but de décourager l’engagement des jeunes pour la démocratie. Avec cette parodie de justice, la Majorité au pouvoir franchit une autre étape dans la violation des Droits et des Libertés garantis aux Citoyens congolais par la Constitution. Elle confirme son intention d’user de tous les moyens contre ceux qui tentent de faire échec à son plan de conservation par l’actuel Chef de l’Etat du fauteuil présidentiel au-delà des limites constitutionnelles.

En outre, le choix de faire intervenir le prononcé de ce jugement pendant la visite du Secrétaire Générale des Nations Unis dans le pays est un message clair de défis et du refus par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo de respecter les normes édictées par les Nations Unies relatives à la promotion et à la protection des Droits de l’Homme.

Le Front Citoyen 2016 condamne avec la dernière énergie le comportement anti démocratique de la justice congolaise et réaffirme sa solidarité et son soutien total à ces vaillants Citoyens qui, par leur courage héroïque, gardent allumée la flamme de la démocratie. Il condamne également l’enlèvement et la détention arbitraire à Kinshasa depuis le 16 février dernier de trois autres jeunes militants pro-démocratie, Bienvenu MATUMO et Héritier Kapitene de la LUCHA, Victor Tesongo, membre de la ligue des Jeunes de l’UNC, et Gecko BEYA, membre de la ligue des Jeunes de l’UDPS, et exige leur libération immédiate et sans condition.

Le Front Citoyen 2016 salue la réaction des Nations Unies, des Etats-Unis, de la France, l’Allemagne, la Suède, le Canada ainsi que de la Belgique en rapport avec cette situation scandaleuse. Le Front Citoyen 2016 ne se laissera aucunement intimider par ces bavures d’un pouvoir en fin de règne. Ainsi, le Front Citoyen 2016 va lancer une série d’actions de sensibilisation sur la situation des prisonniers politiques.

L’Alternance doit avoir lieu en 2016 !

CONGOLAIS TELEMA!!!

#YEBELA #LibérezLes

 

Pour la Plénière du Front Citoyen 2016,

Jean Claude KATENDE

Porte – parole   

Floribert ANZULUNI

Coordonnateur

RDC : Procès en appel des six militants LUCHA, la procédure requise non respectée

La cour d’appel de Goma a siégé ce jeudi en matière répressive au second degré dans cette affaire des six militants de Lucha condamnés le 24 février dernier. Cette audience n’a duré que quelques minutes, apprend – t – on. Les prévenus ont signifié à la cour qu’ils n’avaient reçu la notification de comparution que la veille à 17 heures locales à la prison de Munzenze alors que leurs avocats conseils eux-mêmes, affirment n’avoir pas été saisis quant à ce.

Ce que le procureur n’a pas voulu entendre déclarant que les avocats de la Lucha devront nécessairement assister les prévenus à l’audience de ce vendredi à partir de 9 heures. A défaut, il leur sera commis d’office d’autres avocats.

Dès lors,  il est clair que la procédure requise n’a pas été respectée. Et surtout que le ministère public propose dans le cadre de la requalification des charges une peine plus lourde pour les prévenus. Les activistes des droits de l’homme dénoncent le non respect du délai requis de (8 jours) pour permettre à la défense de préparer leurs moyens.

Les 6 militants ont même demandé la remise à un délai de 3 semaines mais la cour a refusé évoquant la  procédure de flagrance.

L’on a noté une forte présence du public qui était venu nombreux pour soutenir les six militants de la Lucha. Les effectifs de la  police ont été aussi renforcés pour encadrer les prévenus ainsi que le déroulement du procès.

Les six jeunes membres de ce mouvement citoyen avaient été condamnés mercredi 24 février par le tribunal de grande instance de Goma à deux ans de servitude pénale pour « tentative d’incitation de la population  à la révolte contre ‎ l’autorité établie ».

Ils avaient été interpelés mardi 16 février à l’aube, jour décrété ville-morte par l’opposition congolaise et des organisations de la société civile, pour appeler le président Kabila à respecter la constitution dans ses dispositions portant sur les mandats présidentiels.

SYC