La LENI réputée pour des graves violations des droits humains à Rutshuru

Rubare, le 1ier septembre 2015.

Les cas de tortures, exécution extra-judiciaire et extorsion par les éléments de la police nationale congolaise, unité de la légion nationale d’intervention, inquiètent les activistes des droits humains à Rutshuru.

Le Centre d’Observation des Droits de l’Homme et d’Assistance Sociale, (CODHAS)  demande au Ministre Provincial de la justice et droits humains, de saisir l’auditorat militaire supérieur près de la cour militaire du Nord-Kivu, pour les violations graves des droits humains dont est responsable la légion nationale d’intervention « LENI » basée à Rutshuru.

En effet, dans la nuit du 3 au 4 mai 2015, à Rutshuru centre, non loin du bureau de la LENI, une maison en planche a été incendiée par les éléments de la LENI suite à la mort d’un policier de cette unité. Tous les biens de la maison étaient consumés par feu.

En date du 15 mai 2015 à 20 heures, un boucher, reconnu à Rutshuru, avec une adresse bien connue alors qu’il a été blessé par balle perdue étant chez lui à la maison, s’était rendu au centre de santé pour les soins, les éléments de la LENI l’ont retiré sur le lit de l’hôpital avec beaucoup de violences contre les personnels de santé, il avait été fusillé et son corps abandonné non loin de chez lui.

Le Centre d’Observations des Droits de l’Homme et d’Assistance Sociale  a recueillis également des témoignages des cas des tortures sur les détenus par  cette unité de la Police :

« J’étais menotter par derrière, coucher sur le sol, ils avaient mis une grosse pierre sur ma poitrine de 09Heures jusqu’à 18heures passé de 3ominutes, chaque matin, j’étais retirer de la prison, pour être garder à un lieu secret où j’étais battue, j’étais paralyser et quand ils ont vu que je commence à vomir du sang, ils ont commencé à me demander de l’argent pour que je sois libérer, dépourvu de l’argent, ils m’ont transférer ailleurs, je ne peux plus revenir dans mon village par crainte de se faire rattraper par cette police… » Nous a déclarer un ex-détenu par la LENI.

Un autre ex-détenu par la LENI nous a témoigné en ces termes «  après m’avoir interrogé, ils ont commencé à me battre pour que j’accepte que je détiens une arme à feu, ensuite, ils ont mis un couteau au feu pour le passer sur mes cotes, ils me retirais parmi les autres prisonnier pour me cacher dans une bâche, où j’étais battue pour me contraindre d’accepter que j’ai une arme où en cotre partie payé une somme de 500 000 Fc pour être libérer, actuellement je ne sais plus me rendre au champs à cause de cette plaie et des douleurs…. »

En date du 6 Aout 2015, nous nous sommes rendu au bureau de la LENI pour savoir le point de vue du commandant de cette unité de la police sur ces accusations;

Pour le commandant, « la maison brulée ne peut pas remplacer le policier qui était tué dans la parcelle. » Ensuite il avait dit que si on lui demande de construire la maison, il peut le faire.

Pour ce qui est des cas de tortures, il nous avait répondu que les populations de Rutshuru ont des « têtes dures », peut être  selon lui, à la suite des rebellions qui se sont succédées ici à Rutshuru.

« Il ne pas acceptable, qu’en dépit des efforts déjà fournis par le gouvernement congolais et ses partenaires, dans le cadre des reformes des services de sécurité, que la population continue à subir des traitements inhumains réprimés par nos lois, …. » a déclaré, Hervé NSABIMANA, coordonnateur du CODHAS

La LENI est arrivée à Rutshuru  en décembre 2013, après la défaite du M23, avec les missions spécifiques : la mission ordinaire comme la police territoriale, la Mission extraordinaire, pour être réquisitionner par les services et la mission spéciale, dans le cadre de renforcer la sécurité dans la zone poste conflit.

Pour le CODHAS,

Hervé NSABIMANA,

Coordonnateur

Emmanuel Biriko et ses acolytes de FDIPC devant le tribunal à Rutshuru

Manoti

Dix-huit prévenus dont onze combattants du groupe armé FDIPC ont été présentés dans une audience publique à Rutshuru ce Mercredi 15 avril 2015.
Continue reading Emmanuel Biriko et ses acolytes de FDIPC devant le tribunal à Rutshuru